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Dødheimsgard › A Umbra Omega

cd • 6 titres • 67:07 min

  • 1The Love Divine01:03
  • 2Aphelion Void15:14
  • 3God Protocol Axiom13:12
  • 4The Unlocking11:21
  • 5Architect of Darkness11:59
  • 6Blue Moon Duel14:20

enregistrement

Mixed By, Producer, Music By, Arranged By – Yusaf Parvez ; Mastered By – Tom Kvålsvoll ; Mastered At – Strype Audio

line up

Aldrahn (AKA Bjorn Dencker) (chant), Vicotnik (AKA Yusaf Parvez) (guitare, basse, synths), Sekaran AKA John Vooren (batterie)

Musiciens additionnels : Lars Emil Måløy (basse sur "The Unlocking" et "Blue Moon Duel")

remarques

chronique

Bonjour ! Je ne sais plus si cet album est ou n'est pas de la trempe de "666 International". J'avoue avoir été sceptique à la première écoute du premier extrait de deux minutes. À force de l'écouter en boucle comme le Dodheimsgroupie assumé que je suis, j'ai fini par m'y faire. La prod bizarrement cheap, les légers couacs de voix, l'aspect "cahier des charges de riffs interminables-typiques "Traces of reality"-style et de breaks trop-oufs-t'as-vu", ont fini par s'éclipser définitivement quand les quinze minutes de "Aphelion Void" ont été dévoilées. C'est simple, même les passages un peu cheesy-Opeth se sont mis à bien passer, car précédant toujours invariablement un riff qui tue, un blast supersonique au dessus d'un riff Ved Buens Ende, une contorsion vocale à la John Balance. Puis est venu l'album entier. Gros blocage. Je m'en sors pas. Les sensations sont physiques. Comment un groupe avec une discographie aussi parfaite (excepté "Supervillain Outcast") arrive à atteindre un tel sommet après seize ans (seize ans !!) d'absence, je ne me l'explique pas. Ça me sidère. Tout y est. Oui, cet album est de la trempe de "666 International" et sonne comme un "Regno Potiri" de soixante minutes, en plus triste. Tragique. Comique. Gothique. Aux larmes. Et tellement céleste. Les défauts deviennent des ponts, les meilleurs moments des compagnons pour les seize années à venir. Le "cahier des charges" n'est qu'un lointain souvenir : oui, cet album sonne comme du Vicotnik TM, mais pourquoi leur reprocher? On y est chez soi, comme chez "Kronet til Konge", comme chez "Written in Waters", vingt ans plus tard, pour le meilleur ou pour le pire. On y a peur parfois, quand les trompettes résonnent et que tout repère de justesse s'est fait la malle. Souvent on s'y sent bien. Ballotté. Cet album est une singularité, un hymne-monument à l'imprévu dans ce monde de certitude au goût de cendre, à l'image de cette pochette-Incal. Incroyablement et surprenamment EXCELLENT. Saccage.

note       Publiée le lundi 23 mars 2015

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notes

Note moyenne        19 votes

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Raven › jeudi 2 septembre 2021 - 03:12 Envoyez un message privé àRaven
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Purée mais quel album, QUEL ALBUM !!! Vieillit comme un grand vin (capiteux, empyreumatique, j'en passe et des plus candélabresques).

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Raven › vendredi 6 novembre 2020 - 02:14 Envoyez un message privé àRaven
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Grandiose, plus que jamais... Décadent, lounge, La Grande Bouffe, enflammé, Gözer le Gözerien, Nouvelle Vague, Jérôme Bosch, aristocrate. Batcave. Y a même du Dire Straits, suffit de tendre l'oreille, ça se donne. Pareil que pour la réécoute du Second cercle d'Unholy en encore plus... indescriptible... Rococo ? Quel album, mes aïeux ! Quel chanteur ! Une telle aisance dans la laideur, c'est beau.

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vargounet › mardi 4 août 2020 - 14:24 Envoyez un message privé àvargounet

Plus trop mon genre de musique mais la chronique et les avis m'ont fait envie et effectivement il y'a de très belles ambiances à première vue !

born to gulo › mardi 4 août 2020 - 09:08 Envoyez un message privé àborn to gulo

Avec l'humilité de Pavarotti, à ce qu'on dit.

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Cinabre › mardi 4 août 2020 - 02:24 Envoyez un message privé àCinabre

Fort juste. Chanteur d’opéra le Gulo.

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