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Dødheimsgard › Satanic art

5 titres - 15:55 min

  • 1/ Oneirospcope 1.30
  • 2/ Traces of reality 7.06
  • 3/ Symptom 2.30
  • 4/ The paramount empire 3.10
  • 5/ Wrapped in plastic 1.39

enregistrement

Enregistré, produit et mixé par Bjorn Boge et Dodheimsgard à BBM studios. Enregistré été 1997.

line up

Aldrahn (Mr Always Safe and Sound), Galder (Mr Anti Evolution Human Deviation), Vicotnik (Mister Fantastic Deceptionist), Apollyon (Mr fabulous secrets) ; Cerberus (Mr dead meat smelly feet) ; Hologram (Mr sweet talker women stalker)

chronique

Styles
metal extrême
black metal
Styles personnels
black metal

Après deux démonstrations de suprématie black metal sans équivalent, Dodheimsgard va désormais s’attacher à l’approfondissement de ce qui a toujours fait sa très grande et magnifique singularité : la démence, la folie furieuse. «Satanic art», toute petite chose de 16 minutes dont à peine 12 de metal, est une effroyable déclaration d’extrémisme travaillé. Ouverture et fermeture pour piano seul, et entre les deux, la fureur et la vitesse à leur paroxysme, la haine vocale, l’insanité mélodique, la noirceur harmonique, et la très grande classe d’arrangements ou simples renforts de claviers, lead de violons à la pertinence tout aussi stupéfiante que magistrale. «Traces of reality» est la pièce la plus sophistiquée du recueil, celle aux surprises structurelles les plus nettes, préfigurant les audaces à venir, celle à la vitesse de croisière la plus éprouvante. Le son retrouve une forme de confusion saturée qui plonge cette musique dans une épaisseur sombre et puissante, les textures ont retrouvé l’ampleur et le mystère des reverb’. Les riffs qui ne lâchent plus la triple croche dégagent une ambiance tout aussi haineuse que fantastique, nocturne à nouveau et plus malade que jamais. Tout cela est malheureusement si court… si court. Ça passe comme une lame de guillotine : c’est imparable, mais trop rapide pour qu’on la sente. «Satanic art», ses excellentes pièces pour piano seul, et avant tout ses trois roquettes nucléaires, est une nouvelle leçon signée Dodheimsgard, sortie en 1997, et qui recadre en un quart d’heure les objectifs et les potentiels du black metal. La seule chose qui m’empêche de parachever d’un 6, c’est que je ne me suis encore jamais résolu à le faire sur un E.P. Face à «Satanic art», et ses 16 minuscules minutes, je sais pourtant que l’argument ne tient pas…

note       Publiée le dimanche 9 février 2003

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torquemada › dimanche 20 janvier 2019 - 20:39  message privé !

J'ai souvent du mal à tenir la distance avec "666 International" mais sur un format EP, ça glisse tout seul.

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Mari. Cremated. Bones. › vendredi 17 avril 2015 - 16:13  message privé !

chapo pointu !

Dead26 › vendredi 17 avril 2015 - 15:53  message privé !

Avec cet EP Dodheimsgard ont poussé la symphonie très loin. En ce qui me concerne aucun palier de décompression avec les 2 albums précédents, le choc ultime, une traitrise pour moi qui aura valu le boycotte pur et simple du groupe jusqu'à qu'un beau jour je retente l'expérience Satanic art, et là la révélation ! Oui cet EP tue mais il m'en aura fallu du temps.... Qui l'eut crut (la patate crue!).

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Seijitsu › mardi 13 avril 2010 - 13:17  message privé !

Si cet ep n'était pas si court, ça serait 6/6 haut la main !

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Powaviolenza › mercredi 21 octobre 2009 - 20:08  message privé !
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Tu veux dire : manque une certaine propritude lisse qu'ont Emperor ou Dissection qui ruinerait totalement la sauvagerie de ce morceau, parmi les plus ultimes du black on est d'accord !

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