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Dødheimsgard, Paris, Petit Bain, 09 déc. 2019

par Nicko › samedi 4 janvier 2020


Style(s) : metal extrême / black metal / dark metal

Ce lundi était prévue une soirée placée sous le signe du metal extrême "différent", Dødheimsgard est présenté comme un OVNI dans la scène black metal norvégienne et que dire du duo suisse de Bölzer. Et puis, les événements de cette fin d'année 2019 à Paris ne les ont pas aidés hélas pour eux et pour nous ! Voici donc un petit compte-rendu de ce que j'ai pu voir ce soir-là.

affiche concert

Alors oui, je sais, il était prévu les performances de Matterhorn et de Blaze Of Perdition en première partie, groupes que je ne connaissais pas. Les horaires de passage et surtout la grève des transports ne m'ont pas permis de les découvrir ce soir. Tant pis, peut-être une prochaine fois. Pour venir, il a fallu être ingénieux et passer par des détours et surtout beaucoup de marche. J'arrive alors que Bölzer, groupe qui m'intéressait le plus sur l'affiche, vient à peine de monter sur scène, devant un public particulièrement clairsemé ce soir. Je pense que pas mal de monde ont déclaré forfait du fait des problèmes de transport. Le duo navigue sur une scène particulièrement sombre où le chanteur-guitariste, KzR, n'est pratiquement pas éclairé. On voit surtout en backdrop des image de l'artwork de leur dernier effort discographique qu'ils viennent défendre ce soir et qui est sorti quelques jours auparavant, l'EP "Lese majesty", et où on peut voir des images alternants des motifs presque psychédéliques et d'autres plus inquiétants anguleux directement liés à la pochette de cet EP. Le groupe joue énormément sur les ambiances aériennes apocalyptiques, KzR exploitant au maximum les 10 cordes de sa guitare, permettant d'augmenter le spectre musical d'une 6-cordes classique avec des sonorités pouvant rappeler une basse très aérienne. Le côté énergique n'est pas en reste avec un HzR derrière les fûts en mode bûcheron à marteler comme un dingue son kit donnant la caractéristique principale du groupe à savoir un black metal ahurissant, mystique, planant mais gardant cette base agressive et percutante. Je n'avais pas encore pu écouter leur p'tit dernier que j'ai acquis à cette occasion, mais cela augurait du meilleur ! Très grosse performance des Helvètes !

Set-list Bölzer :
  • Born Led God Death
  • A Shepherd in Wolven Skin
  • Æstivation
  • C.M.E.
  • Phosphor
  • The Archer
  • Into the Temple of Spears
  • Ave Fluvius! Danú Be Praised!

Il y a à peine plus de monde pour la tête d'affiche, Dødheimsgard. C'est dommage parce qu'ils ne sont pas les plus actifs scéniquement parlant (de même que discographiquement d'ailleurs...) et ils ne passent pas par la capitale tous les quatre matins. Certes, je ne suis pas spécialement fan, mais j'avais quand même bien envie de les revoir sur scène après leur précédent passage au Hellfest il y a quelques années. Ils arborent des looks totalement décalés dans le monde du metal extrême avec des maquillages noirs et rouges et même un des musiciens en noir complet des pieds à la tête. Ils ne passent en tout cas pas inaperçus ! Je ne connais d'eux que le premier album "Kronet til konge", dans la pure tradition du black metal norvégien des années 90, mais je savais que le style avait plutôt évolué avec le temps. Le concert commence avec un morceau de "666 international" très froid, limite dark wave typé années 80 assez difficile à suivre, alambiqué, avec beaucoup de changements de parties, on est très loin du black metal. On a droit en fond à des vidéos en noir et blanc tout au long du show ajoutant à l'aspect décalé de la musique des Norvégiens. Vicotnik au chant nous annonce que le deuxième morceau est issu du même album, et là, pour le coup, gros changement de décors avec du black metal ultra haineux et moderne, brutal à souhait, avec du blast en veux-tu en voilà, avant d'enchainer sur un "En krig å seire" de Kronet til konge" en version moderne. Voilà, en 3 titres, on a 3 ambiance totalement différentes avec une démarche rappelant celle d'Arcturus, avec toujours cette volonté de dépasser les limites. Les parties de pur black metal vont se rapprocher de la sophistication d'un Emperor, mais avec moins d'unité. Là, franchement, quand on ne connaît pas ou peu l'univers du groupe, c'est assez compliqué pour accrocher. Je reste, j'essaye de me raccrocher aux branches, les musiciens font preuve d'une bonne aisance sur scène et il y a une bonne osmose avec le maigre public. On a droit à deux morceaux récents, des deux derniers albums, mais pareil cela reste bien opaque pour moi. Ça passe un peu trop du coq à l'âne pour quelqu'un comme moi qui ne connaît que trop peu leur musique. Au bout de 45 minutes de set environ, le groupe subit des problèmes techniques devant interrompre quelques minutes leur représentation avant que cela ne reprenne de plus belle. La fin du concert se passe avec la présence à la guitare d'Heimoth de Seth pour "Ion storm", troisième et dernier extrait de "666 international". J'ai eu beaucoup plus de mal à accrocher sur ce set par rapport à celui des Suisses, mais il faut bien reconnaître que Dødheimsgard possède sa propre identité avec des morceaux particulièrement recherchés et diversifiés. Il faut aussi remercier le public qui a pu se déplacer dans ces conditions quelque peu difficiles.

Set-list Dødheimsgard :
  • Shiva-Interfere
  • Sonar Bliss
  • En krig å seire
  • Aphelion Void
  • Ghostforce Soul Constrictor
  • The Ultimate Reflection
  • Traces Of Reality
  • The Crystal Specter
  • Ion Storm

Un grand merci à Garmonbozia d'avoir organisé un tel plateau plutôt rare en concert !

Mots clés : concert, metal, black, Suisse, Norvège et Nicko

Dernière mise à jour du document : samedi 4 janvier 2020

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