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Jean-Louis Murat › L'au-delà

  • 2002 - Labels, 5466302 (1 cd)

cd | 4 titres | 21:59 min

  • 1 L'au-delà [04:17]
  • 2 La surnage dans les tourbillons d'un steamer [07:12]
  • 3 Je ne saurais dire ce qui me plait [02:48]
  • 4 Royal Cadet [07:23]

extraits vidéo

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enregistrement

Produit par JL Murat

line up

Jean-louis Murat (chant, guitares, harmonica, claviers)Jean-marc Butty (batterie 1), Fred Jimenez (basse 1)

chronique

Styles
chanson
rock
folk
Styles personnels
versant pop humide / versant folk aride

"L'au-delà" est une chanson parfaite. Tout y est. La mélodie assez répétitive pour être entêtante, ces notes d'harmonica qui viennent dramatiser gentiment une ritournelle par ailleurs plutôt enjouée, qui monte et qui monte à chaque refrain, lui-même un modèle d'artisanat pour faire chanter les filles, surtout les filles, en concert. Et puis ces allusions montagnardes, animales, alcooliques, dans une gouaille poétique faussement légère, Murat à vélo, se préparant pour le Tour à l'eau claire, a réussit à pondre un truc imparable à siffloter sur les sentiers en débusquant des fruits de bois. Il a ramassé son travail sur les bases batterie/basse/guitare, ayant débarqué l'excellent Fred Jimenez des AS Dragon (ceux de Houellebecq et de Burgalat en live) qui restera dès lors son fidèle lieutenant, il n'hésite plus à aller taquiner cette évidence pop toute anglo-saxonne. La suite, en revanche, n'a plus rien à voir. Trois morceaux comme des démos, enregistrées à la maison, Murat seul avec lui-même, qu'on croirait presque en train d'improviser tellement l'écriture tient de la dérive, du flot de conscience. C'est rêche, sur quelques accords solitaires. D'abord "La surnage dans les tourbillons d'un steamer". Mais quel titre ! A peine besoin d'en faire une chanson. La surnage, que vient ponctuer quelques notes perdues de clavier, pendant plus de sept minutes sur une guitare acoustique, des paroles au ton grave et douloureux, dont le sens échappe au sens commun, Murat laissant au passage échapper un "Je suis Colin Muset en pelisse de vair", se liant d'évidence aux trouvères d'autant. Toujours en doute, tout aussi minimaliste, mais expédié en quelques mots, "Je ne saurais dire ce qui me plait" ne remonte pas le moral, mais ce n'est qu'un avant goût de ce qui suit, et véritable raison de l'intérêt de ce maxi-single, "Royal Cadet". Royal Cadet, bordel ! Un nom de bistrot, presque. Un de ces morceaux cultes auprès des muratiens, que l'animal jouait au piano lors de la tournée du Moujik, ici en claviers/guitare crépusculaire. J'en connais les premiers mots par coeur. "Où allez-vous, désirs ? Où montez-vous le soir ? Dans quelle limousine allez-vous nous asseoir ? De quel triple galot allez m'enivrer ? Dans quel marigot allez-vous nous jeter ?". La suite est à l'avenant. Avec une façon de leitmotiv qui revient, des "touristes" rebutés à l'entrée du septième ciel. Et, triste, de retourner à ces jours indignes de leurs nuits. En concert, Jean-Louis prévenait "elle n'est pas drôle celle-là". Il l'a peu, ou pas, rejouée depuis. Du coup, planquée en sorte de face B, sa langueur tragi-comique et aride se mérite d'autant plus.

note       Publiée le jeudi 4 juin 2015

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SEN › samedi 22 décembre 2018 - 19:34  message privé !

Ah ben merde, j'étais passé à côté ça ! Elles sont en bonus sur la réédition vinyle du "Moujik et sa Femme" ! Trois merveilles minimalistes à tomber ! Elles passent en boucle depuis cet après midi !

Note donnée au disque :       
Klarinetthor › jeudi 4 juin 2015 - 23:41  message privé !

dur de juger un single dont la reecoute semble comme rallumer la radio; 13 ans en arriere donc. Le reste de l'EP a l'air plus alléchant.