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Melvins › Eggnog

  • 1991 • Boner BR28-2 • 1 CD

cd • 4 titres • 20:18 min

  • 1Wispy (I don't know but I don't feel so good)
  • 2Antitoxidote (Pigs don't let it)
  • 3Hog Leg (like stee, moaning ludlow)
  • 4Charmicarmicat (Bastards)

line up

Lori "lorax" Black (basse), Dale Crover (batterie, chœurs), Buzz " King Buzzo " Osborne (guitare, voix)

remarques

chronique

Dans leurs années sauvages au temps du grunge montant, les Melvins avaient ce côté psychopathe jovial, c'est indéniable. Groupe ayant maintes fois prouvé qu'il peut être sympathicomique, mais aussi (surtout?) incontrôlable. Et encombrant, même sur court format. "Lait de Poule" est bien l'un des Melvins les plus tarés. Jusqu'au-boutiste au point d'offrir trois tubes rock imparables (oui oui même la minute quarante-cinq de bronx en intro !) qui font un beau gâteau, et achever tout ça en posant sur le gâteau une cerise deux fois plus grosse que le gâteau ! "Plaisir d'offrir". Amalgame de méchanceté punk et de mauvais goût heavy sur le premier tiers, et grosse beigne préhistorique sur les deux derniers. Vocalement on a du haut niveau sur la partie rockeuse : King Buzzo se déchaîne sur "Wispy" comme un David Yow bovin, débourre crustillant sur "Antitoxidote" ("PIGS DON'T LET IN!"), avant de s'essayer sur la furibarde "Hog Leg" à une stridulation NWOBHM à la Rob Halford (ou une parodie de Brian Johnson ?) mais sans le métal gode dans la sacoche à Harley, car Buzz le file plutôt à Dale Crover, qui l'utilise comme une grosse matraque. Melvins ont toujours eu cet amour sans fard pour ce qu'on appelle le "rock de zonard", et le glamouze péroxydé, 'fin le mauvais goût chevelu, qui vaseline leur bizarrerie, en quelque sorte. Avec eux comme avec les Butthole (et en fait comme avec la majorité des groupes grunge), beauferie et alternatif ne font qu'un : ils font pas la différence entre le blouson en cuir noir et le pull rayé, enfin ils veulent pas. Et si ça fait grincer quelques chicots c'est toujours bon à prendre. Mais Eggnog n'est pas ça. C'est surtout ce final-deux tiers du disque "Charmicarmicat", qui vient replacer les choses à un niveau plus bad trip et doom. Dilatation du temps façon Melvins, affaissement permanent... Après avoir été émoustillés, les sens sont ankylosés. Occulte saloperie poussive, avec sa façon élastique de se malaxer et s'étirer et s'aplatir sans fin, façon kouign-amann électrique. "Charmicarmicat" nous traîne tranquille jusqu'à la cave des Melvins, Lori et Buzz à chaque pied, et Dale ponctuant chaque choc de notre crâne sur les marches de l'escalier. Bullhead c'était la fête, tout compte fait... Le groove devient le sol, et on cherche à s'en extraire. En vain. Alors, elle est toujours aussi rigolote, la coiffure du monsieur ?

note       Publiée le lundi 9 mars 2020

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Note moyenne        4 votes

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born to gulo › lundi 9 mars 2020 - 07:43 Envoyez un message privé àborn to gulo

Leur meilleur disque, avec Honky.

Note donnée au disque :