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Melvins › King Buzzo

cd • 4 titres • 13:51 min

  • 1Isabella3:15
  • 2Porg4:02
  • 3Annum4:29
  • 4Skeeter2:03

enregistrement

Enregistré par Barrett Jones au Laundry Room Recording Studio. Produit par Barrett Jones, King Buzzo et Dale Nixon.

line up

Buzz " King Buzzo " Osborne (voix lead, guitare, basse), Dale Nixon (voix lead, guitare, basse, batterie)

remarques

Peinture, graphisme, design… : Harvey Bennett Staford.
Co-édition Boner/Tupelo Recording Company.

chronique

Bon, expédions – comme eux ? Alors, disons... : les Melvins, fans avoués de Kiss, qui s’amusent à sortir simultanément trois EP copiant les pochettes des albums solo desdits peinturlurés, signés chacun du nom d’un membre du groupe, on pouvait s’attendre à de la grosse blague. Et il y a de ça. Ou du moins : du « concept », mais pas sûr que l’intérêt aille plus loin, sur celui-là. Rien d’abominable mais du Melvins au mètre, un peu. Ça sent un peu sa chute de studio laissée de côté au cas où. Il semble (d’après discogs en tout cas) que « Dale Nixon » soit cette fois Dave Grohl. Ça tombe vaguement dans l’intervalle entre Lysol et Houdini (même sens du bordel et des morceaux dont on n’est pas certain que c’en soient des « vrais » ou seulement des espèces d’interludes ; avec un bon son, là, bien plein). Isabella roule joliment (les toms) et le petit drone derrière a son charme mais ça n’emmène à peu près nulle-part. Porg sonnerait pas mal dans un CD de samples « fabrique ton expé stoner-indus en trois clics/relativise le génie de Reznor » (et sonne pas mal tout court, au vrai, mais bon… PLOF, dans le contexte). Annum y arrive presque dans leur veine bluesy-grungy rampant à tsh-tsh sur la charley ; et j’aime bien la voix là-dessus. Skeeter… Bah : pas un mauvais gag ni un mauvais morceau couillon – sorte de parodie crédible mais qui ne se foulerait pas trop d’Alice Donut, avec un final crétin/cracra dans l’évoqué qui donne envie de se farcir un marathon de bédés/comics indé d’époque tordus/scato/cramés avec les pages qui sentent l’encre et la beuh et vous en laisse sur les doigts, couleurs et fragrances. Bon, mais c’est fini, ’92. Pas pire, le disque. Pas mieux. Bof, étagère. Voilà. (Les pochettes sont « jolies » si vous aimez l’objet – mais prenez quand-même gare à ne pas vous les faire refiler pour une grosse blinde, le lot).

note       Publiée le vendredi 13 mars 2020

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Dioneo › dimanche 15 mars 2020 - 16:09  message privé !
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Eh... Pourtant quand je les ai chopés, j'avais envie de les aimer - le concept avait ma sympathie (con et marrant et les Melvins cons et marrants c'est souvent cool), j'aime en vrai bien ces pochettes... Et au cours des années depuis, j'aurais bien voulu y prendre goût mais... Bah non, ça n'a jamais dépassé ce que je dis dans les trois chros : le Buzz et le Dale me font chier, c'est du Melvins de croisière, ça me laisse encéphalo plat, quoi - d'où la note parce que bon, le Melvins que j'aime c'est celui qui me dérange le tracé. Et le Preston est bien cool pour sa dernière piste drone - qui ne ressemble pas tellement à du Melvins de l'époque je trouve, et que j'apprécie indépendamment de tout ça. Du coup je maintiens le BOF général avec du miux sur le plus hors-sujet des trois.

Note donnée au disque :       
taliesin › dimanche 15 mars 2020 - 08:31  message privé !

Rude Dioneo... ;-) Juste un p'tit mot pour dire au monde que chez moi ce sont ces 3 EP qui tournent le plus souvent (bon, je fais jamais rien comme tout le monde mdr).

Note donnée au disque :