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Genesis › Nursery cryme

7 titres - 39:07 min

  • 1/ The musical box 10:27
  • 2/ For absent friends 1:48
  • 3/ The return of the giant hogweed 8:12
  • 4/ Seven stones 5:09
  • 5/ Harrold the barrel 3:01
  • 6/ Harleqsuin 2:55
  • 7/ The foutain of salmacis 7:56

enregistrement

Enregistré aux Trident Studios, Londres, août 1971 Produit par John Anthony, enregistré par David Hentchel

line up

Tony Banks (Organ, Mellotron, Piano, Electric Piano, 12 cordes, voix), Phil Collins (batterie, voix, percussions), Peter Gabriel (Lead Voice, Flute, Bass Drum, Tambourin), Steve Hackett (Guitare électrique, 12 cordes), Mike Rutherford (Basse, Bass Pedals, 12 cordes, Voix)

chronique

Ca commence très fort… dans le groupe sont arrivés un certain Phil Collins, dont la voix de lutin va dès maintenant imprimer aux choeurs soyeux du groupe une touche de légèreté, dont la batterie incomparable, résolument rock dans ses choix primordiaux, et totalement jazz dans son détail d’arrangement, va donner au groupe la hauteur technique nécessaire à leurs ambitions, et le moins starisé Steve Hackett, guitariste torturé, amoureux des sons et visionnaire. Avec tout cela, la musique du groupe gagne d’un coup en profondeur, en variété de climat, et en agressivité. Ca commence très fort… avec «The musical Box», un film sonore de dix minutes tout en progression et puissance, tout en finesse surtout. Après 4 minutes de comptine acoustique et dentellière, la guitare noire de Hackett sonnera ses trois coups, l’orgue cradingue ET clérical de Banks s’installe à ses côtés… et c’est parti. Montée imparable, folie Hackettienne, avec le clavier en contrepoint soliste.. redescente, attente… Gabriel mumure un peu… et on repart… avec un Steve Hackett définitivement halluciné. Dès ce premier bijou, on ne doute donc plus de ce que le nouveau guitariste a d’ores et déjà amené au groupe. De la noirceur, de la puissance, une autre forme de lyrisme, un toucher martien et inconnu avant, et rester unique après. Et il s’entend déjà comme un parfait frère ennemi avec le glacial Tony ; à eux deux, ils remplissent l’espace lors des grandes envolées avec une cohésion et une complémentarité jouissives, dans les notes, multiples, comme dans les sons. Rutherford, poussé par son nouveau partenaire rythmique, explose à la basse. Tout au long de la carrière purement «progressive» du groupe, le sous écouté et donc sous estimé Mike Rutherford va soutenir et porter toute la musique du groupe d’une basse réellement excellente, très mélodique, mais aussi extrêmement rythmique, percussive et claquante, et largement agressive à l’occasion. Toute la musique du groupe a augmenté en dynamique et contraste, et Peter Gabriel est désormais tout à fait libre d’exprimer toute la théâtralité spontanée de son chant. Comme toujours chaque morceau raconte son histoire ; «Harrold the barrel», ou comment en trois minutes présenter une sorte d’opéra de quat’sous rock-pop, avec personnages, villages et vox populi, le tout sur une rythmique au piano puissante et drolatique. De petits interludes champêtro-acoustiques (For absent friends, Harlequin), et l’extraordinaire «Foutain of salmacis», ou le génie absolu de l’atmosphère et du céleste, allié à la sensualité du rock progressif. Qu’ils sont forts ces lascars pour choisir leurs couleurs… pour choisir leurs merveilleuses (et/ou parfois mielleuses ?) harmonies, l’instant ou ça démarre, avec Hackett qui part et conduit de sa voix nocturne et hypnotique… (écoutez le semi-tapping du break de «Fountain… » !), et Collins qui en une seule prise semble assurer par ses arrangements à la fois la batterie et les percussions. Cette première réunion des cinq membres essentiels de Genesis est un patchwork d’histoires et de vieux sons seventies, l’orgue est rauque, la guitare saturée inquiétante et hurlante, les claires et acoustiques composent entre elles des arrières plans denses et légers à la fois. On n’atteint pas encore la convergence terriblement efficace et la richesse rythmique du «Foxtrot» à venir. Mais ce «Nursery crime», qui jouit, disons, d’un 5 passable (et un peu sentimental...), se montre plus bigarré que son successeur, plus mélodique encore, et donc, parfois, sucré, mais toujours inventif et diablement riche. La simplicité de «Harlequin», le monumentalisme parodié et métalisant de «Giant Hogweed», la malice d’ «Harold… » ou les merveilles en tout genre de «The musical box», «Seven stones» et «Fountain» constituent un recueil particulièrement attachant, à l’ambiance de comptine ironique très anglaise.

note       Publiée le mardi 11 juin 2002

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Raven › mardi 19 juin 2018 - 01:05  message privé !
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"The Fountain of Salmacis" est une splendeur... J'en ai des frissons rien que d'y repenser.

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Nicko › dimanche 17 juin 2018 - 23:15  message privé !
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Cet album est plus riche que "Trespass", plus recherché, plus travaillé. Il faut un bon paquet d'écoutes pour vraiment rentrer dedans, mais passé cette étape, il est entêtant. Je préfère la précédent par son côté plus frais mais "Nursery cryme" est excellent, le premier véritable album complètement prog de Genesis. On comprend la plus-value de l'arrivée de Phil Collins et Steve Hackett ici !

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PechMayneau › jeudi 25 juin 2015 - 21:45  message privé !

Le Meilleur Album de Genesis, le groupe est au sommet sur tout l'album ! Disque abordable, qui possède la finesse, la dextérité de musiciens en pleine possessions de leurs moyens. Mélodie, énergie il y a tout ! La grande classe ! Merci Genesis.

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Ramon › lundi 8 juillet 2013 - 12:00  message privé !

L'arrivée de la paire Collins/Hackett fait du bien, enfin un batteur et un guitariste capables de défendre comme il se doit la ligne ambitieuse que le groupe a dévoilé sur le précédent opus. Cependant, la machine ne tourne pas encore à plein régime, la suite sera encore meilleure.

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SEN › samedi 15 juin 2013 - 01:14  message privé !

Mon préféré également ! 6 Boules indiscutables !

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