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Genesis › Calling all stations

  • 1999 • Virgin VJCP-68112 • 1 CD

11 titres - 68:56 min

  • 1/ Calling All Stations (5:46)
  • 2/ Congo (4:51)
  • 3/ Shipwrecked (4:24)
  • 4/ Alien Afternoon (7:52)
  • 5/ Not About Us (4:39)
  • 6/ If That's What You Need (5:13)
  • 7/ The Dividing Line (8:59)
  • 8/ Uncertain Weather (5:29)
  • 9/ Small Talk (5:02)
  • 10/ There Must Be Some Other Way (7:54)
  • 11/ One Man's Fool (8:47)

enregistrement

The Farm, Surrey, Angleterre, 1996-1997

line up

Tony Banks (claviers), Mike Rutherford (guitares, basse), Ray Wilson (chant), Nir Zidkyahu (batterie), Nick D'Virgilio (batterie)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
pop

L'histoire se répète sans cesse. Genesis a pourtant toujours survécu à ses départs les plus critiques ; Anthony Phillips, puis Peter Gabriel, puis Steve Hackett, et finalement Phil Collins. Mais en têtu de premier ordre, il a toujours été clair dans l'esprit de Tony Banks que seul lui déciderait de débrancher ou non les câbles qui gardent encore en vie son groupe, son gagne pain, aussi. Avec le fidèle Mike Rutherford, ils recrutent le chanteur du groupe Stiltskin, Ray Wilson, qui eut droit, lui aussi, à son quart d'heure de gloire avec le tube "Inside", en 1994. Qu'il soit sous licence Virgin, le même label que Genesis, allait bien sûr simplifier les choses. Et voilà donc que paraît en septembre 1997, leur quinzième album studio ; "Calling All Stations". A l'image de "...And Then There Were Three...", ce disque va susciter beaucoup de réactions, souvent extrêmes dans les deux sens. Il faut tout de même tempérer ces ardeurs et trouver le juste milieu. C'est à dire exactement cette balance que le groupe cherche à atteindre. L'album possède indéniablement un côté plus introverti, plus sombre et plus mâture qui font prétendre à un renouveau. La voix de Wilson, plus rauque et plus profonde renoue avec le charme d'antant et se prête mieux à des musiques aux arrangement épurés, loin des tubes criards de "Invisible Touch" (la preuve en est ; le ratage complet de "Small Talk"). Les parties de batterie prises en charge par la jeune recrue Nir Zidkyahu et Nick D'Virgilio (Spock's Beard) passent, elles, comme une lettre à la poste, aucun soucis de ce côté là. Mais il ne faut pas parler de concession ! En dépit de ces atmposhères plus pesantes (la plage titre, malgré une intro pompier, "There Must Be Some Other Way" ou "Uncertain Weather", du Banks pur jus), on peut considérer que Genesis écrit désormais des chansons qui auraient pu figurer sur n'importe quel album de "Mike & The Mechanics" alors que Banks continue à jouer avec ses synthétiseurs, souvent, hélas, à ses dépends (le petit pont pathétique sur "Congo"). En bout de course, n'ayant jamais été réellement intégré au groupe, son travail se limitant à interpréter leurs titres, Ray Wilson voit les deux Genesis résister au progrès qu'une collaboration aurait pu apporter, continuant à toujours viser vraissemblablement ce succès de masse qui leur est si cher. C'est là que réside la grosse faiblesse de "Calling All Stations" qui sonne aujourd'hui, plus que jamais, comme une promesse volée.

note       Publiée le jeudi 4 juillet 2002

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notes

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Tango Mago › mercredi 8 novembre 2006 - 11:52  message privé !
Reformation de Genesis officialisée, dont découlera une méga-giga-caca-tournée en été 2007, avec à la clé, une remasterisation complète du catalogue du groupe en 5.1. (ouah !). Quand je vois des groupes qui sont à ce point aux petits soins avec leurs fans, j'ai envie de crier... heu, de crier quoi déjà ? :-)
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Aiwass › jeudi 31 août 2006 - 06:14  message privé !
Il n'y a plus de Collins... il n'y a plus de magie. Le groupe avance désormais à l'allure d'une grosse limace... les titres se déroulent sans saveur, ni froideur, ni originalité, ni beauté, ni provocation (à part peut être sur le playskoolesque "Congo")... On peut néanmoins se rassurer car Genesis a réussi à conserver son humilité... m'enfin. Bref un album moins chiant que la première période à mon goût, mais surtout moins inspiré que la seconde... ce Genesis-là peut retourner se cacher dans sa coquille... quoique difficile de se cacher dans sa coquille quand on est une limace... mphfff...
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LANARPHABETE › mercredi 10 mai 2006 - 20:58  message privé !
inconditionnel de Gabriel à l'époque j'ai souvent jugé très mal les premiers opus du nouveau Genesis. Il est vrai que progressivement (à partir de And Then et exception faite de "Duke") le groupe s'est englué dans une pop molassonne frisant trop souvent avec la variétoche. Heureusement "Calling all stations" est arrivé avec ENFIN un chanteur et non le cabot Phil Collins (remarquable batteur par ailleurs). Dommage que calling n'ait pas été suivi d'un voire plusieurs autres disques
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Progmonster › dimanche 18 décembre 2005 - 22:43  message privé !
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"Congo" est infâme, c'est clair, et d'autres titres ne valent guère mieux. Toutefois, la plage titre (qui a ces moments), "Uncertain Weather" et les deux pièces en bout de course rendent à mes oreilles ce disque moins putassier que "Invisible Touch" et "We Can't Dance" réunis.
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Tango Mago › dimanche 18 décembre 2005 - 21:01  message privé !

Je te trouve un peu injuste avec Abacab. Il a de l'énergie et ça me contente presque. Calling all stations est mou. Et puis Congo quoi ^^

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