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Mike Oldfield › Islands

  • 1987 • Virgin CDV2466 • 1 CD

cd • 7 titres • 48:11 min

  • 1The Wind Chimes Part One2:33
  • 2The Wind Chimes Part Two19:14
  • 3Magic Touch4:14
  • 4The Time Has Come3:51
  • 5North Point3:31
  • 6Flying Start3:36
  • 7Islands4:19

line up

Kevin Ayers (voix sur 6), Max Bacon (voix), Rick Fenn (guitares électriques et acoustiques), Anita Hegerland (voix sur 2, 4 et 5), Andy Mackay (saxophone et hautbois), Benoît Moerlen (vibraphone et percussions), Pierre Moerlen (batteries et vibraphone), Mike Oldfield (guitares, basses, claviers, synthétiseurs, batteries, percussions et voix), Simon Phillips (batterie sur Wind Chimes Part II), Raf Ravenscroft (saxophone), Phil Spalding (basse et voix), Micky Simmonds (claviers) Mervyn Spence (claviers), Bjorn J (son), Lindh (synthétiseurs et flûtes), Micky Moody (guitare électrique), Tony Beard (batterie), Bonnie Tyler (voix sur 7), Jim Price (voix sur 3)

remarques

chronique

Ah que j’ai rêvé et soupiré en écoutant The Wind Chimes! Je m’en souviens comme si c’était hier. Je me baladais avec le vinyle, essayant une multitude de chaines hi-fi afin de saisir l’absolu de ce long titre aux déviances spontanées. Aux rythmes aléatoires qui embrassaient une foule d’inspirations aux multiples effluves d’une musique d’une nuée d’iles terrées dans la Pacifique et l’Océanie. Car au-delà des superbes arrangements orchestraux, Mike Oldfield a su capter à merveille les sonorités tribales des musiques traditionnelles d’Asie, des âpretés de la Nouvelle-Zélande et des douceurs oniriques de la Papouasie sur des rythmes parfois débridés, parfois rêveurs, mais sur une structure en parfaite harmonie avec l’essence qu’elle délivre. Pour donner plus de dynamisme et de crédibilité à ce long titre, Oldfield oubli l’utilisation massive de ses six-cordes pour donner toute la liberté artistique aux flûtes et percussions claniques qui font tout le charme de The Wind Chimes, la dernière longue mélodie dans la lignée des Ommadown et Hergestridge du multi instrumentaliste Anglais. Après The Wind Chimes? Bah, il n’y a pas grands choses. À tout le moins pour mes oreilles. C’est beau, charmant, charmeur et bien fait. En fait, si l’on écoute en boucles, on finit par aimer! Même un truc aussi simplet et banal que Flying Start.
Un peu comme sur Crises, Oldfield divise l’album en deux, avec un long instrumental et des chansons pop. Mais là, c’est vraiment du pop. Un mélange de Crisis et Discovery, mais avec une plus grande expérience d’Oldfield au niveau des courtes compositions à saveur commerciale. Car, tout est beau et bien fait. Les voix sont très belles et se moulent aux décors musicaux qu’Oldfield tisse avec un très grand souci des harmonies. Sur la version Américaine, qui diffère de la 2ième réédition en CD, la face B ouvre avec Magic Touch et sa guitare incisive qui mord une intro qui dévie sur un tempo lourd où les percussions claquent comme à la mode des années 80. Un gentil titre où refrains et couplets marinent autour de belles vocales et de sulfureux solos de guitares. The Time has Come est un petit joyau d’harmonies avec la voix feutrée d’Anita Hegerland qui ajoute une dimension plus onirique à une structure musicale plus mielleuse que commerciale. North Point est une belle et lourde ballade qui a des parfums sonores de Moonlight Shadow. Simplet et accrocheur, surtout avec la guitare gémissante d’Oldfield qui paresse langoureusement sur la belle voix d’Hegerland. Parlant de belle voix, celle de Bonnie Tyler est tout simplement saisissante sur la pièce titre. Un titre assez ordinaire qui prend sa valeur sur la voix railleuse de Bonnie Tyler.
Somme toute, Islands est une terre entourée de surprises qui explique l’engouement d’Oldfield pour la pop, car il devient de plus en plus en contrôle de ses compositions et ce même si aucune des courtes excursions dans le monde de la pop d’Islands n’a connu un succès commercial. Mais l’album demeure un ‘’must’’ pour les fans d’Oldfield à cause du sublime The Wind Chimes. Quand aux autres titres, faut avouer que c’est bien fait et que c’est écoutable….mais ce n’est pas du vrai Oldfield. Mais à ce stade de sa carrière; qu’est-ce que du vrai Oldfield?
Je lui mfous un 5 boules, à cause de The Wind Chimes...

note       Publiée le mercredi 3 février 2010

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Wotzenknecht › jeudi 21 mai 2020 - 20:03  message privé !
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Où j'apprends que Michael Cretu (Enigma) a co-produit 'The Time Has Come'...

Rastignac › lundi 8 octobre 2018 - 20:57  message privé !
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Que j'aime cette chronique ! Sinon, oui, face A c'est cool, face B BONNIE qui déboule, putain. Là, ça stratosphère de la permanente et du ventilo dans les cheveux.

SEN › mardi 22 avril 2014 - 18:49  message privé !

Bouh ! Cette sonorité des 80's fout un peu la gerbe, je le trouve vraiment moche cet album, ces putains de claviers m’irisent le poil, je crois qu'il faut vraiment être fan pour supporter ça !

Note donnée au disque :       
Rudi › jeudi 4 février 2010 - 18:26  message privé !

Je ne connaissais pas la version américaine avec cette pochette. Dommage, il manque le bonus "when the night on fire" qui est plutôt sympa.

J'aime bien cet album, même si on peut l'appréhender de deux manières. On peut entendre The wind chimes comme un mix douteux et chaotique avec peu de guitare, et les chansons pop comme étant naïves voire "gnangnan". Ou alors, on peut entendre l'instrumental comme un habile arrangement de belles séquences suivi de chansons de plutôt bonne qualité.

Comme je me range du second côté, je met 4 boule (un bon album, sans plus).

ForceMajeure › jeudi 4 février 2010 - 09:20  message privé !

Bon album avec un peu trop de Fairlight à mon gout, mais c'est l'époque qui veut ça...

Note donnée au disque :