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Terminal Gods › Meridian

cd | 8 titres

  • 1 Bird catcher
  • 2 Crater
  • 3 Sleep machine
  • 4 I want to believe
  • 5 Headlong & heartless
  • 6 Moral crusade
  • 7 Interplay
  • 8 Meridian

extraits vidéo

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line up

Robert Cowlin (chant, synthé, programmation), Josh Cooper (guitares, synthé, piano, basse), Robert Maisey (basse, programmation)

remarques

https://terminalgods.bandcamp.com/. Existe en version LP ainsi que dans une édition vinyle limitée avec t-shirt et artwork 'Classified documents'

chronique

Heureusement que sur G.O.D. nous ne sommes pas tenus de suivre l’actualité, voilà pas mal de temps que je songe à écrire sur Terminal Gods, une formation résolument à part dans le paysage goth britannique et au moment où je décide de m’y mettre sérieusement, c’est pour apprendre qu’ils vont se séparer. Triste mais autant le faire quand le plaisir est intact et que la musique sonne au top plutôt que de se nécroser inutilement. Nos Anglais pourront se targuer de laisser derrière eux une discographie fraîche et passionnante de A à Z, beau bilan, mais qui rend d’autant plus ardu le choix du disque à chroniquer. Allons-y avec le dernier en date. Un disque assez spécial, étonnamment dépouillé, qui témoigne justement de la subtilité des musiciens. Pour faire simple, on pourrait parler de Rosetta Stone audacieux. C’est d’ailleurs de ce côté qu’il faut chercher la base des ambiances, sauf que Robert Cowlin chante mieux et qu’il n’a jamais eu besoin de revendiquer d’étiquette ‘goth as fuck’ pour l’incarner (attention, ceci n’est pas un réquisitoire contre Rosetta Stone, les époques sont différentes) et que sur ‘Meridian’, le combo dépouille le son jusqu’à l’os (renouant presque par moment avec The Mumbles comme sur ‘I want to believe’), colle des boîtes moins sèches, volontairement plus 80’s, ose moins d’électricité et plus d’électronique, se profilant dans une veine darkwave plus que gothic rock. Un pari osé. Gagné même si troublant, comme si Depeche Mode jouait du gothic rock. Le timbre charismatique du chanteur demeure clairement un atout majeur de cette réussite car ‘Meridian’, ne mentons pas, manque quelque peu de force. On y sent bien que nos musiciens s’aventurent dans une zone qu’ils ne connaissement pas totalement, attirés sans doute par un besoin de renouvellement; toujours est-il que ces atmosphères hivernales, plus atmosphériques que d’habitude fonctionnent. L’expérience. Les mecs ont évité d’y aller avec de gros sabots, ont préféré jouer de la retenue rendue possible par leur recul par rapport à leur propre scène, ce qui n’empêche pas une belle recherche sur les sonorités (‘Meridian’ beau et mélancolique) et quelques moments d’intensité (‘Sleep machine’, ‘Crater’). Cet ultime opus est tout sauf représentatif de Terminal Gods musicalement, il l’est par rapport à leur attitude; il sent la fin de boucle mais la termine avec classe, comme de forme de b.o. pour paysages vides et désolés derrière lequel il faut chercher une âme…

note       Publiée le mercredi 14 août 2019

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Twilight › mercredi 14 août 2019 - 12:19  message privé !
avatar

C'est exactement ça qui fait de TG un groupe un peu à part (outre le fait qu'après avoir nocé à fond, ils se prennent une tasse de thé avant d'aller sur scène, so british), plein de mini détails...Les mecs ont assez de recul pour éviter le gros rentre-dedans.

Note donnée au disque :       
born to gulo › mercredi 14 août 2019 - 07:46  message privé !

J'ai justement toujours trouvé qu'il manquait un rien, quelque chose d'intangible, aux disques de Rosetta Stone, et ton article regorge d'indices d'une foultitude de petits riens...