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Mike Oldfield › Hergest ridge

  • 1983 • Virgin CDV 2013 • 1 CD

cd • 2 titres • 40:10 min

  • 1Part I21.40
  • 2Part II18.51

enregistrement

Enregistré à The Manor - printemps 1974. Produit et enregistré par Mike Oldfield. Assisté par Tom Newman.

line up

David Bedford (chœurs, cordes), Lindsay Cooper (hautbois), Mike Oldfield (guitares, Glockenspiel, Sleigh Bells, Mandoline, Nutcracker, Timpani, Gong, Farfisa, orgues), Sally Oldfield (voix), Clodagh Simonds (voix), June Whiting (hautbois), Ted Hobart (trompette), Chili Charles (caisse claire)

remarques

chronique

Cachée entre le légendaire «Tubular bells» et l’imposant «Ommadawn», cette deuxième œuvre de Mike Oldfield est souvent mal estimée. Délicat, sobre et planant, «Hergest Ridge» ne paye pas seulement cette proximité immédiate des deux plus illustres travaux du britannique, mais aussi sa discrétion volontaire, son calme et sa simplicité. Loin des apothéoses, des mélodies en boucles, des percussions puissantes, Oldfield travaille ici le doux et l’aérien, le délié, avant d’oser enfin lors des dernières minutes la puissance et le son. Sur un décor de nappes planantes aux évolutions lentes, Oldfield gratouille simplement, étire des lignes de sons flûtés plus ou moins synthétiques dans une danse des trois voiles, céleste et nuageuse. Les percussions légères au déroulement binaire ne sont que cliquetis, tchic-tchic-tchic et triangle, simples témoins du tempo. Jusque dans ses saillies de guitares électriques, Oldfield fait du planant, refuse la surenchère, préférant les longues plages minimales à l’orgue suffisant aux excès d’arrangements. Hautbois, guitares acoustiques, mandoline, chœurs et cordes, Oldfield flirte sur ce disque avec le néo-classique sans complexe ni lourdeur, ne nous laissant à peine, au bout d’une demi-heure, que quelques minutes denses de guitares superposées au thème répétitif, soutenues par des claviers à la texture puissante dans une sorte de grosse marche épico-métallique privée de percussions… nous sommes en 1975 et Mike Oldfield, talentueux bricoleur, met à plat ses trouvailles. Quelques sept huit minutes obsédantes et dantesques, tout aussi radicales dans leur traitement massif que le reste de l’œuvre, largement dépouillée. «Hergest ridge» est sans doute la pièce de Mike Oldfield qui nécessite le plus l’attention investie de celui qui l’écoute. Retenue et sans bravoure, elle ne vient pas à nous avec la même brillance que ses sœurs plus chargées, il faut donc tendre l’oreille, s’y consacrer pleinement. Peut-être pas essentiel, mais subtilement prenant.

note       Publiée le vendredi 7 novembre 2003

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notes

Note moyenne        18 votes

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Dead26 › lundi 13 avril 2020 - 09:55  message privé !

Cet album est fascinant. La partie 2 à partir des 9 minutes et 30 secondes elle me hante à chaque écoute, et quand la gratte elle arrive mes aïeux. La douce apocalypse selon Oldfield. À n'en plus finir... Superposition génial.

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SEN › mercredi 22 mai 2013 - 09:59  message privé !

Je préfère également celui ci à Tubular Bells, j'ai la trilogie "Hergest ridge", "Ommadawn" et "Incantations" en Vinyle alors que j'ai même pas le TB en MP3 !

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Amarok › mercredi 22 mai 2013 - 00:03  message privé !

Je dois être un des rares à préférer ce Hergest RIdge à son grand frère Tubular Bells (que j'aime beaucoup néanmoins)... La pluie électrique m'a toujours fait vibrer entre autres !

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torquemada › dimanche 8 janvier 2012 - 22:06  message privé !

Heureusement que ça se réveille un peu dans la deuxième partie !

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tampix › jeudi 28 janvier 2010 - 23:03  message privé !

Un album qui n'a pas le succès qu'il mérite :< La faute sans doute à son positionnement dans la discographie d'Oldfield :/

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