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Death In June › Nada !

  • 2002 - Nero, BAD VCCD13 (1 cd digipack)

cd | 16 titres

  • 1 The honour of silence
  • 2 The calling (MkII)
  • 3 Leper lord
  • 4 Rain of despair
  • 5 Foretold
  • 6 Behind the rose (fields of rape)
  • 7 She said destroy
  • 8 Carousel
  • 9 C'est un rêve
  • 10 Crush my love
  • 11 The torture garden
  • 12 The calling
  • 13 Doubt to nothing
  • 14 Carousel (bolt mix)
  • 15 Last farewell
  • 16 Born again

enregistrement

Alaska Studios, Londres, Angleterre, entre 1984 et 1985

chronique

Voilà une réédition fort bienvenue de l’introuvable ‘Nada’ de Death in June. Cet album, à mon avis indispensable, pourra en surprendre plus d’un de par ses atmosphères diverses. Le groupe est en pleine transition entre sa première période cold wave et l’émergence toujours plus prononcée de structures que l’on qualifiera de ‘dark folk’ par la suite, sans négliger un certain goût pour les expérimentations. ‘Nada !’ est tout cela à la fois. Des morceaux comme le très beau ‘Honour of silence’ avec ses sonorités hispaniques, ‘Leper lord’, ’Behind the rose’, l’excellent ‘She said destroy’ ou le mélancolique ‘Doubt to nothing’ suivent des structures typiquement dark folk pas si éloignées des travaux plus récents du groupe. ‘Torture garden’ avec ses chants grégoriens et ses percussions martiales, ‘C’est un rêve’ avec son côté rituel industriel mettent plutôt en avant l’aspect ésotérique et martial de Death in June. ‘The calling’ est un très bon titre…électro ! Rien de moins. On retrouve cet aspect sur ‘Rain of despair’ et ‘Carousel’ ou ‘Born again’ qui, eux, sonnent carrément new wave. Pour les uns, ce disque ne peut représenter qu’un fourre-tout où le groupe a jeté pêle-mêle toutes ses expérimentations sans trouver une voie cohérente. Personnellement, il me semble témoigner d’un formidable élan de créativité et de recherche où l’émotion prime sur la technique (les arrangements sont souvent très simples). L’aspect hétérogène vient probablement du fait qu’ à ce moment là Death in June n’est plus (si on excepte la participation de David Tibet de Current 93) qu’un duo (Tony Wakeford ayant créé son propre projet Sol Invictus). On retrouve donc cet aspect dark new wave que Patrick Leagas utilisera sur les premiers travaux de son propre groupe Sixth com et les aspirations plus martiales typiques du Death in June que l’on connaît aujourd’hui. Sombre, mélancolique, dansant, dérangeant, passionnant, ennuyeux, 'Nada!' est tout cela et c'est ce qui en fait un disque incontournable. Signalons encore que cette nouvelle édition est emballée dans un digipack luxueux avec livret de papier glacé.

note       Publiée le lundi 14 avril 2003

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Note moyenne :        34 votes

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ricccco › mardi 12 mars 2019 - 23:27  message privé !

album parfait rien a ajouter , meme si j'aime bien les suivants

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Demonaz Vikernes › jeudi 12 avril 2018 - 14:24  message privé !

Très/trop hétérogène celui là, mon premier DiJ et j'ai eu beaucoup de mal à ne pas décrocher. Aujourd'hui j'ai finalement réussi à globalement l'assimiler, tout n'est pas génial mais il y a des pistes superbes (The Calling, Leper Lord, ...). A déconseiller aux néophytes donc.

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cyberghost › vendredi 17 octobre 2014 - 08:30  message privé !

Sans oublier la version tubesque de The Calling :)

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Horn Abboth › vendredi 17 octobre 2014 - 01:45  message privé !

putain behind the Rose et she said Destroy, quelle beauté !

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zugal21 › jeudi 14 novembre 2013 - 21:16  message privé !

Il était temps. Sinon, il y a trois quatre ans, des mannequins ont défilé avec "the only good neighbour", la chanson de la malédiction de Pearce contre son voisin (qui mourut, d'ailleurs) et LA chanson dont on ne trouve pas les lyrics écrits sauf contre le désir de Douglas (qu'on les trouverait, ils sont crypto-runiques). Par ailleurs je remercie N°6 d'avoir brisé le silence sur la rubrique "commentaires" en ce qui concerne Death in June.

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