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Joe Henderson › In Pursuit of Blackness

cd | 5 titres | 41:51 min

  • 1 No me esqueca [7:09]
  • 2 Invitation [7:35]
  • 3 A shade of jade [7:46]
  • 4 Gazelle [7:33]
  • 5 Mind over matter [11:48]

enregistrement

The Lighthouse Cafe, Hermosa Beach, Californie, États-Unis, 25 et 26 septembre 1970

line up

George Cables (piano électrique), Stanley Clarke (basse), Curtis Fuller (trombone), Joe Henderson (saxophone ténor), Woody Shaw (trompette), Lenny White (batterie), Pete Yellen (saxophone alto, flûte, clarinette basse), Ron McClure (contrebasse), Tony Waters (congas)

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
fusion

La session du Plaza Sound Studio en compagnie de Hancock, Carter, DeJohnette et Lawrence a débloqué un verrou dans l'esprit de notre saxophoniste ténor. Il croit avoir compris que la marche à suivre, l'évolution naturelle de la musique dont il se nourrit passe désormais par l'électrification de son ensemble. Ce sera chose faite sur ce "In Pursuit of Blackness". Et cela sera chose acquise au moins jusqu'à la rupture de son contrat avec Milestone. Le résultat, cela n'étonnera personne, simule scrupuleusement les ambiances créées par ses contemporains, mais la structure des morceaux composés par Henderson ne se prête pas spécialement à un tel traitement ou plutôt, celui-ci n'apporte pas d'éclairage particulier qui vaille la peine d'être notifié, pas de ceux, en tout cas, qui marquent des points. Les trois premiers titres en particulier souffrent de la possible surenchère d'une telle option, sonnant trop touffu là où les arrangements devraient en toute logique appeler à plus d'espace. Cet enregistrement en concert capture deux formations différentes. L'une en quintette, l'autre augmentée de quatre autres musiciens, voyant Henderson évoluer au milieu d'un groupe qui compte parmi les souffleurs, un clarinettiste, Pete Yellen, un tromboniste, Curtis Fuller, et un trompettiste, Woody Shaw, alors que la section rythmique s'enrichit d'un percussioniste, Tony Waters, et d'un bassiste électrique, en la personne de Stanley Clarke. Il apporte son appui pour la première fois à son futur compagnon de l'aventure Return to Forever, Lenny White. Bien que déséquilibré, "In Pursuit of Blackness" possède quelques forts beaux moments, et en particulier la seconde face avec l'obsédant "Gazelle" qui n'est pas sans rappeler Soft Machine, ou encore "Mind Over Matter", plus proche dans les faits de la saine abstraction générée par les formes fusion émergentes. Il n'en reste pas moins que "In Pursuit of Blackness" possède le profil du disque qui se laisse picorer plutôt que dévorer tout entier.

note       Publiée le samedi 20 mars 2010

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Coltranophile › lundi 22 mars 2010 - 10:58  message privé !

J'ai un faible pour ce disque un peu inégal mais qui trouve encore le père Henderson dans de bonnes dispositions. La seconde partie est plus prenante. La suite sera moins glorieuse: "Black is The Color" et "Multiple" qui allaient suivre sont encore sympathiques sans être trascendants, "Canyon Lady" ou "Black Narcissus" seront décevants. Un des derniers bons moments du sax avant sa résurrection du milieu des années 80.

Note donnée au disque :