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Joe Henderson › Page One

cd | 6 titres | 42:18 min

  • 1 Blue bossa [8:03]
  • 2 La mesha [9:10]
  • 3 Homestretch [4:15]
  • 4 Recorda me [6:03]
  • 5 Jinrikisha [7:24]
  • 6 Out of the night [7:23]

enregistrement

Van Gelder Studio, Englewood Cliffs, New Jersey, États-Unis, 3 juin 1963

line up

Kenny Dorham (trompette), Joe Henderson (saxophone ténor), Pete Laroca (batterie), Mccoy Tyner (piano), Butch Warren (contrebasse)

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
hard bop > latin jazz

Figure emblématique du label Blue Note en raison de ses innombrables participations à des sessions devenues depuis historiques, on sait finalement peu de chose sur Joe Henderson, le petit géant du ténor. Émergeant au moment du grand retour de Rollins et l'explosion de Coltrane sur Impulse !, difficile dans ces conditions de se faire une place et de faire entendre sa voix ... Cela étant, Henderson va malgré tout peaufiner sa technique, affiner son style et transcender son écriture durant son court passage de seulement quatre années chez Blue Note. C'est en toute logique que "Page One" ouvre le premier chapitre de cette histoire en donnant d'emblée la parole à quelqu'un qui compta beaucoup pour lui, le trompettiste Kenny Dorham. L'album s'ouvre sur deux de ses compositions, le latin jazz "Blue Bossa", très en vogue à l'époque, et le plus crépusculaire "La Mesha". L'influence de ce dernier ne tarde pas à se faire sentir puisque Henderson veut s'inscrire lui aussi dans cette veine en proposant "Recorda Me", peut-être moins évident. "Homestretch", exercice en roue libre pour jazzmen expérimentés introduit tout le groupe dans un hard bop au panache incontestable : aux côtés de Dorham et Henderson, on retrouve le pianiste de Coltrane, McCoy Tyner, le contrebassiste Butch Warren et enfin le batteur Pete LaRoca, dont la discretion n'a d'égal que sa grande faculté à servir l'ensemble. Le timbre chaleureux du ténor, sa souplesse d'attaque, son phrasé déjà précis et son écriture d'un raffinnement insoupçonnable de prime abord ("Jinrikisha") vont vite en faire un des poulains les plus appréciés de l'écurie d'Alfred Lion. Créant sa voie au milieu d'un champ de bataille où hard bop, latin jazz et aspirations free se volent dans les plumes, Joe Henderson impose une première synthèse qui ne manque pas de caractère et dont le seul équivalent en terme de créativité à l'époque n'est autre que Wayne Shorter avec qui il finira par collaborer par ailleurs.

note       Publiée le dimanche 14 mars 2010

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Coltranophile › lundi 15 mars 2010 - 11:21  message privé !

Bonne nouvelle, voir les Joe Henderson de cette période chroniqués. Une très belle session, typique de l'époque, l'écriture y est raffinée, la musique largemment hard-bop avec des touches de la New Thing naissante dans l'approche instrumentale. Point trop de risque mais l'expressivité des musiciens emplit ce disque d'un charme énorme.

Note donnée au disque :