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Joe Henderson › The elements

4 titres - 41:34 min

  • 1/ Fire (11:07)
  • 2/ Air (9:53)
  • 3/ Water (7:27)
  • 4/ Earth (13:07)

enregistrement

Village Recorders, Los Angeles, Californie, USA, 15-17 octobre 1973

line up

Leon "ngudu" Chancler (batterie), Alice Coltrane (piano, harpe, harmonium), Charlie Haden (contrebasse), Joe Henderson (saxophone ténor, flûte), Kenneth Nash (flûte, percussions), Michael White (violon), Baba Daru Oshun (tabla, percussions)

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
jazz fusion

Joe Henderson est un grand bonhomme. Saxophoniste généreux, sa discretion et son souci de bien faire l'ont souvent écarté des projecteurs. Musicien capital dans la plupart des sessions Blue Note de la seconde moitié des années soixante, il entre dans les années soixante-dix, comme bon nombre de ses frères d'armes, avec une furieuse envie de se laisser aller à quelques explorations transcendentales. "The Elements", enregistré en compagnie d'un superbe collectif, comprenant Alice Coltrane à la harpe, Charlie Haden à la contrebasse, Ndugu Chnacler à la batterie et Michael White au violon, fait parti sans aucun doute de ses expériences les plus réussies. Articulé comme il se doit autour des quatre éléments fondamentaux (le feu, l'air, l'eau et la terre), ce concept album au lyrisme irrésistible ne met pas beaucoup de temps à s'insinuer dans votre esprit. Si le thème du feu jette les bases de ce que l'on pourra y entendre, c'est à tour de rôle que les musiciens viennent se relayer pour enchaîner leurs interventions, toutes aussi passionnées les unes que les autres - et mention spéciale au violoniste Michael White. "Air" se déroule sur des percussions volages et nous amènent progressivement vers "Water" où Henderson s'époumone tout seul sur des nappes de tabla. Une des trouvailles, c'est la profondeur, et le trouble qu'il suscite, par l'emploi d'une chambre d'écho sur son saxophone. La musique semble, toute entière, être transportée dans une autre dimension. Et on ne se fait pas prier pour l'y suivre. "Earth" referme le cycle sur un groove bien carré, comme il se doit. Un superbe disque, hélas méconnu, mais, espérons le, pour peu longtemps...

note       Publiée le samedi 6 juillet 2002

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Coltranophile › mercredi 24 octobre 2007 - 17:46  message privé !
Aur connaît les perles cachées, effectivement "Pneuma" est excellent. Je serais un tout petit peu moins enthousiaste pour "In The Land..." bien que j'apprécie aussi mais il lui manque un truc qu'il y a dans "Pneuma". Si tu aimes Michael White, ne pas louper ses collabortations avec John Handy surtout l'excellent "Live At The Monterey Jazz Festival"( bien que Handy se taille la part du lion).
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aur › mercredi 24 octobre 2007 - 17:40  message privé !
Ecouter aussi, dans un genre plus latin-jazz, avec arrangements flamboyants et congas-players au top de leur forme (+ Luis Gasca à la trompette !), le merveilleux Canyon Lady, brûlant d'émotion et de passion ! Un point d'orgue !
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aur › mercredi 24 octobre 2007 - 17:38  message privé !
Michael White est excellent au violon ! Et Kenneth Nash, sideman du violoniste, donne ici sa pleine mesure ! Voir aussi les albums, géniaux de Michael White, dans une veine très spiritual jazz, la sonorité de cet instrumentiste est sans égale (In the Land of Spirit and Light, Pneuma) !
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Coltranophile › mercredi 24 octobre 2007 - 13:56  message privé !
Les disques Blue Note de Joe Henderson ont avec le temps totalement eclipsé la période Milestone et d'une façon un peu injuste même si je pense que les "Inner Urge", "In and Out", "Mode For Joe" ne furent jamais égalés par le saxophoniste par la suite. Dans un esprit assez proche de celui de sa participation au "Ptah, The El-Daoud" d'Alice Coltrane (très bon disque), Henderson se lance dans le spiritual-jazz après avoir donné dans le funkisant afro-centrisme militant "("In Pursuit Of Blackness", "Power To The People"). Henderson manque en comparaison d'un Sanders, d'un Coltrane ou de quelques autres, d'une certaine forme d'élan spirituel, parfois un peu naif, mais qui donne place à l'expression même dans sa version brute. Chez Henderson, le grand instrumentiste prime toujours. Cela rend ce disque intéressant mais légérement anecdotique comparé à ces chefs d'oeuvre Blue Note et même à certains Milestone comme "Power To The People" ou "Tetragon" . "The Elements" est peut-être le plus "gutsien" de ses disques mais ce n'est pas celui avec lequel on peut découvrir le grand Joe Henderson.
Note donnée au disque :