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Andrew Hill › Point of departure

5 titres - 40:11 min

  • 1/ Refuge (12:16)
  • 2/ New Monastery (7:05)
  • 3/ Spectrum (9:47)
  • 4/ Flight 19 (4:18)
  • 5/ Dedication (6:45)

enregistrement

Van Gelder Studio, Englewood Cliffs, New Jersey, USA, 21 mars 1964

line up

Richard Davis (contrebasse), Eric Dolphy (saxophone alto, flûte, clarinette), Kenny Dorham (trompette), Joe Henderson (saxophone ténor), Andrew Hill (piano), Tony Williams (batterie)

remarques

Cette réédition remastérisée en 24 bit inclus trois prises alternatives des titres "New Monastery" (6:13), "Flight 19" (3:49) et "Dedication" (7:01), portant la durée du disque à 57 minutes et 14 secondes.

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
free jazz

"Point of Departure" est le parfait reflet de l'exigeance d'écriture d'Andrew Hill, pianiste de son état. Considéré comme un classique du genre qu'aucun autre disque de l'artiste ne viendra déloger de sa place haut perchée, il s'agit là d'un album très abstrait, aux structures et à l'écriture complexe, qui joue à la fois sur les tonalités et la juxtaposition de thèmes, jouées de concert par la trompette (Kenny Dorham), le saxophone ténor (Joe Henderson, à la souplesse d'adaptation inaltérable) et le saxophone alto de l'inévitable Éric Dolphy, qui a ramené avec lui Richard Davis et Anthony Williams, la section rythmique de son mythique "Out to Lunch !". C'est d'ailleurs à ce disque que ce "Point of Departure" fait inmanquablement penser, et publié quasiment dans la foulée. Bien que paru en 1964, année charnière s'il en est dans ce contexte, cet album d'Andrew Hill reste encore aujourd'hui d'une extraordinaire modernité. Comme titre, "Spectrum" est absolument renversant avec ses multiples tiroirs aux atmosphères distinctes. Il résume à lui seul l'esprit de la session : aventureuse, risquée, mais toujours très sensible. "Flight 19" enfonce le clou avec sa construction rythmique toute en petites touches assénées de manière saccadée par les instruments à vents. Revigorant. Et on se quitte sur un intimiste "Dedication" qui n'en oublie pas pour autant de jouer avec les contrastes et les abstractions où brillent Hill et Dolphy dans un chassé croisé troublant. Quant aux prises alternatives en bonus, si elles donnent un éclairage différent, il est préférable, pour ceux pas encore habitué à se pencher sur de tels cas, de ne pas les écouter dans le prolongement de l'album sous peine de lui conférer un aspect rébarbatif qu'il n'a pourtant pas.

note       Publiée le vendredi 7 juin 2002

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Thrwdrtz › lundi 1 novembre 2010 - 20:21  message privé !

Comme déjà évoqué, l'un des points forts de "Point of Departure" c'est les musiciens qui participent à la session : des pointures qui viennent d'univers musicaux assez différents les uns des autres. Et puis l'écriture de Hill est est assez bouleversante, moi ça m'évoque vraiment les combats de l'époque, les émeutes de Watts et tout ça. Il y a une gravité, une pesanteur dans cette musique, moi ça me tue. Sinon, je recommande aussi "Change".

heirophant › mercredi 5 décembre 2007 - 19:45  message privé !
j'aime pas particulièrement andrew hill, trop gai pour moi, mais son disque "compulsion" est très bon. Ultra difficile d'accès, il n'en reste pas moins un disque de free/avant garde unique en son genre, groovy et bien sombre en meme temps!
Nicko › lundi 2 juillet 2007 - 20:50  message privé !
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Proggy> t'inquiètes pas, t'es pas seul... (cf. Led Zep III)
Progmonster › lundi 2 juillet 2007 - 19:46  message privé !
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Mais je t'emmerde Coltranophile ! Pourquoi c'est toujours moi qui doit toujours me taper les comms d'une bande de frustrés ? Et si tu trouves ma remarque agressive, cesse d'abord de préjuger de mon absence ou non de connaissance. Et si ce que j'écris ne te plaît pas, personne ne t'a demandé de rester. Et puis y en a encore pour dire que j'ai les chevilles qui enflent... Non mais relisez-vous bande de brêles.
Note donnée au disque :       
Coltranophile › lundi 2 juillet 2007 - 16:22  message privé !
Dire qu' aucun autre disque du pianiste ne viendra déloger celui-ci ne peut que tenir d'une méconnaissance de la discographie de ce grand pianiste (récemment décédé) . Tristement c'est sans doute dû au casting de cette session que ce disque a été longtemps son plus facile à trouver. Alliant des structure inhabituelles comme un Herbie Nichols savait le faire à un langage harmoniques que n'aurait pas renié Wayne Shorter et d'occasionnelles touches exotiques, Hill etait revenu récemment sur le devant de la scène, grâce à une campagne de réedition exhaustive et bordélique entre coffrets Mosaic et éditions Connoiseur et Rudy Van Gelder. Cela dit, ce disque est hautement recommendable, toutes les compositions sont devenus des classiques à leurs façons et la présence de sidemen aussi différents qu'un Dorham et un Dolphy, avec un Joe Henderson impérial ( compagnon habituel de Dorham, il avait déjà enregistré avec Hill), offrent une palette sonore toute particulière. Richard Davis, bassiste préféré d'Andrew Hill ainsi que d'Eric Dolpy, forme avec Anthony Williams une section aussi inventive qu'efficace. Ce disque est bien un point de départ: allez jetez une oreille à "Black Fire", "Judgement!" (mon préféré, avec Bobby Hutcherson), "Andrew!!!" qui vous donnera l'occasion d'entendre John Gilmore en dehors de l'Arkestra de Sun Ra et de comprendre pourquoi Coltrane l'adorait, et "Compulsion" où il chasse sur les terres de Cecil Taylor.
Note donnée au disque :