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Egberto Gismonti › Danca dos escravos

  • 1989 • Ecm ECM 1387 • 1 CD

7 titres - 47:09 min

  • 1/ 2 Violões (6:02)
  • 2/ Lundu (6:34)
  • 3/ Trenzinho do Caipira (7:28)
  • 4/ Alegrinho (3:48)
  • 5/ Dança dos Escravos (15:04)
  • 6/ Salvador (4:50)
  • 7/ Memória e Fado (3:23)

enregistrement

Rainbow Studio, Oslo, Norvège, novembre 1988

line up

Egberto Gismonti (guitare), Jr. Adams (guitare douze cordes), Hopf (guitare contralto), Jose Tamirez (guitare), Misuru Tamura (guitare dix cordes)

remarques

chronique

Avec une succession quasi ininterrompue d'albums à l'esthétique souvent discutable ces cinq dernières années, on aurait pu croire que le cas Egberto Gismonti était désormais à ranger parmi les affaires définitivement classées. C'est oublier que son contrat qui le lie à ECM nous a souvent apporté des albums d'une infinie préciosité, et "Danca Dos Escravos" ne faillit pas à la règle. Avec le temps, le label allemand semble être devenu l'espace privilégié où le guitariste brésilien peut étaler toute la beauté de son art. Et si je parle précisément de guitare, ce n'est pas un hasard, puisque le musicien se dédie cette fois exclusivement à la pratique de cet instrument. Il n'est pas seul pour ce faire, invitant quatre autres musiciens de dimension internationale (deux américains, un japonais et un européen) à se joindre à lui pour cette réunion pleine de promesses. Bien sûr, les plus mordus d'entre vous penseront tout de suite au Guitar Trio constitué en son temps par Al Di Meola, Paco De Lucia et John McLaughlin. Mais, faut-il le rappeler, si Gismonti s'avère être un musicien extrêmement doué et sensible, il n'est définitivement pas de ceux qui considèrent que ce que la guitare peut livrer de meilleur doit obligatoirement passer par une torture appliquée des os du métacarpe. Sans verser dans l'ultra répétitif, le California Guitar Trio semble être encore le meilleur point de comparaison. C'est un travail subtil, un fil de soie qui se tisse avec grande délicatesse devant nos yeux ébahis, un travail d'orfèvre qui s'articule autant autour des harmoniques que des harmonies. "Danca Dos Escravos" est certes un album de guitare classique, mais il nous emmène bien plus loin, grâce notamment aux rythmes chaloupés qui guident depuis toujours les pas d'Egberto Gismonti. Cette dernière chronique met un terme au résumé non exhaustif que j'ai pris l'initiative d'entreprendre au sujet de certaines des parutions les plus emblématiques de ce musicien brésilien important durant ses vingt premières années de carrière.

note       Publiée le jeudi 27 juillet 2006

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