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Egberto Gismonti › Agua & vinho

10 titres - 30:45 min

  • 1/ Ano Zero (3:18)
  • 2/ Federico (3:29)
  • 3/ Janela de Ouro [A traição das esmeraldas] (3:42)
  • 4/ Vila Rica 1720 (1:53)
  • 5/ Pr'um Samba (3:05)
  • 6/ Água & Vinho (2:18)
  • 7/ Volante (4:08)
  • 8/ Eterna (3:51)
  • 9/ Tango (3:05)
  • 10/ Mulher Rendeira (1:56)

enregistrement

Rio de Janeiro, Brésil, janvier-novembre 1972

line up

Paulo Moura (saxophone, clarinette), Egberto Gismonti (guitare, piano, piano électrique, percussions, batterie, chant), Novelli (contrebasse, basse), João Palma (batterie), Piry Reis (guitare), Peter Dauelsberg (violoncelle), Roberto Silva (batterie), Mario Tavares (orchestration), Paulo Moura (saxophone, clarinette), Dulce Bressane (choeurs)

remarques

chronique

Avec son quatrième album, notre multi-instrumentiste brésilien entame un partenariat de circonstance avec la version locale du label EMI. Ce ne sera pas la première fois ; Gismonti aime à reprendre du Gismonti, l'artiste allant piocher régulièrement dans son propre répertoire, soit pour l'aborder sous un jour nouveau, soit pour affiner davantage son écriture. À l'instar d'autres célèbres musiciens de culture anglo-saxonne, Egberto ne voit pas la musique comme un art fini et considère son propre matériel comme une matière remodelable à l'envi. Ainsi, la mélodie de "Federico" est trop familière que pour ne pas l'avoir déjà entendue sous un autre titre sur un de ses albums précédents, alors que "Janela de Ouro", tout en gardant ses bases, se transforme peu à peu en jam endiablée. Car, oui, la grande nouveauté de cet album, c'est que le musicien constitue autour de lui un véritable groupe, avec une batterie surtout mise en avant, puisqu'il est tout à fait capable de s'occuper du reste... Ce n'est pas tout de suite évident sur l'éclaireur "Ano Zero" mais on finit vite par tendre l'oreille quand ce subtil changement intervient pour de bon. Pour autant, on ne verse évidemment pas dans le rock, mais de toute évidence sa musique gagne en densité ; rien de mal en soi mais un mal nécessaire pour ceux qui ne parviennent toujours pas à s'immerger dans une musique étrangère si elle ne partage pas avec eux un minimum de repères communs. Quand ça s'agite un peu, c'est bien sûr à Hermeto Pascoal que l'on songe, et au-delà, toute la scène fusion jazz qui officie alors aux États-Unis (le surprenant "Tango"). Ceci étant, Gismonti continue à rester curieux de tout, aussi est-ce toujours plaisant de se voir ballader dans des atmosphères très différentes tout au long d'un album qui reste toujours homogène (l'ambiance étrange de "Volante" à rapprocher peut-être d'un Robert Wyatt, et le superbe instrumental pour clarinette et quatuor à cordes "Eterna"). "Agua & Vinho" poursuit donc la lente évolution d'un artiste qui par essence refuse toute catégorisation.

note       Publiée le jeudi 27 juillet 2006

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