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Egberto Gismonti › S/t

8 titres - 32:08 min

  • 1/ Luzes da Ribalta (2:56)
  • 2/ Memória e Fado (3:58)
  • 3/ Academia de Dança (4:23)
  • 4/ Tango (4:27)
  • 5/ Encontro No Bar (2:53)
  • 6/ Adágio (4:51)
  • 7/ Variações Sobre um Tema De Leo Brouwer (4:18)
  • 8/ Salvador (4:22)

enregistrement

Rio de Janeiro, Brésil, 1973

line up

Paulo Moura (saxophone), Egberto Gismonti (guitare, percussions, piano, chant, flûte), Dulce (choeur), Henrique & Hernane (choeurs), Vera (choeurs), Pedro Paulo (choeurs), Regis (choeurs), Ion Muniz (flûte), Tenorio Jr. (piano électrique), Paul Kern (contrebasse), Edson Lobo (basse), Novelli (basse), João Daltro de Almeida (violon), Geza Kiszely (violon), José Alves Da Silva (violon), Arlindo Penteado (violon), Alvaro Vetere (violon), Alfredo Vidal (violon), Ricardo Wagner (violon), Virgilio Arraes Filho (violon), Giancarlos Spala Pareschi (violon), André Charles Guetta (violon), Aizik Geller (violon), Giorgio Bariola (violoncelle), Watson Clis (violoncelle)

remarques

chronique

Connu aussi sous les titres "Luzes Da Ribalta" ou "Arvore" pour ne pas le confondre avec son premier album éponyme, ce qui représente en réalité son second disque pour le compte de EMI se contente dans un premier temps de reprendre la recette de "Agua & Vinho", à savoir la relecture de certaines de ses anciennes compositions ("Tango" et "Salvador" notamment) dans un cadre différent, voire très différent. Le "Tango" précité qui en quatre minutes à peine passait autrefois d'une gentille bossa à un délire jazz électrique subit ici un traitement radical, rendant le titre presque méconnaissable, l'acoustique prédominant au profit d'un ensemble de cordes ! Lentement d'ailleurs, après un début sous des airs de faux flamenco post moderne où le format chanson - mais relativement complexe dans son agencement - se mélange à des tas d'autres éléments qui finalement portent la griffe pluri-disciplinaire toute personnelle de l'auteur, l'album glisse vers un classicisme de toute beauté, délaissant peu à peu le chant (axe central de "Encontro No Bar" ou de la ballade douce amère de "Memoria E Fado") et dressant en lieu et place autant de dialogues différents entre orchestre et saxophone soprano (l'obscur "Academia de Danca" que ne renierait pas Jan Garbarek), orchestre et piano ("Adagio"). Les deux derniers titres de l'album synthétisent à ce titre parfaitement la démarche entreprise, la troisième relecture (déjà) de "Salvador" la voyant s'enrichir de percussions qui soulignent par six fois son appartenance à la culture carioca. Malgré le nombre conséquent de musicien, le disque garde une ambiance feutrée qui en définitive contraste avec les aspirations percussives de "Agua & Vinho". Un ton au-dessus pour la profondeur qui s'en dégage, le cinquième Egberto Gismonti assume les choix du compositeur et fait preuve d'une rare ambition qui lui permettent ici de se hisser au rang de Heitor Villa-Lobos, autre compositeur brésilien à qui Gismonti, de toute évidence, doit beaucoup...

note       Publiée le jeudi 27 juillet 2006

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Klarinetthor › dimanche 5 novembre 2017 - 15:49  message privé !

Juste wow. Le destin me fait commencer par celui-ci. Impressionnant de synthèse, demandeur de nombreuses écoutes certainement aussi goutues que les premières.

Note donnée au disque :