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Egberto Gismonti › Cidade coraçao

16 titres - 44:24 min

  • 1/ Abertura (1:34) - 2/ Ciranda de Estrelas (2:00) - 3/ Realejo (3:21) - 4/ Foguetório (1:43) - 5/ Lira dos Conspiradores (1:57) - 6/ Ladainha (1:29) - 7/ Feliz o Coração (4:01) - 8/ Pra Frente Brasil (3:04) - 9/ Conto de Fadas (3:18) - 10/ Fazendo Arte (3:10) - 11/ A fala da Paixão (4:56) - 12/ Dancin' Piazzolla (3:09) - 13/ Ruth (3:40) - 14/ Contemplação (1:21) - 15/ Carta de Amor (3:57) - 16/ Noite Sem Fim (1:44)

enregistrement

Porão Studio, Rio de Janeiro, Brésil, 1983

line up

Egberto Gismonti (guitare, piano, synthétiseur, violoncelle, flûte, chant), Nivaldo Ornelas (saxophone soprano), Nando Carneiro (piano, synthétiseur), André Geraissati (guitare), Roberto Silva (batterie, percussions), Jose Gomes (percussions), Geraldo Gomes (percussions), Jose Leal (percussions), Marya (choeurs), Dulce Bressane (choeurs), Ruth Gismonti Amim (choeurs), Geraldo Jose de Paula (choeurs)

remarques

chronique

Le brésilien nous avait habitué au changement en douceur, à la transition dans la continuité. Et depuis "Carmo" en 1977, dernier album en date où Egberto s'était risqué à changer d'outil, on n'avait plus entendu le musicien se frotter à d'autres grammaires que celles dans lesquelles il semblait avoir enfin trouvé l'épanouissement. L'entrée en matière de "Cidade Coraçao" s'apparente à une claque. Mais contrairement à d'autres albums, comme "No Caipira" ou "Circense", dont les titres en ouverture avaient tout du malheureux faux pas, ici l'orientation radicale prise dès les premières secondes va se poursuivre pendant près de trois quart d'heure. On croirait entendre du Vangelis ; c'est dire... Les trois pelés et deux tondus que ça intéresse auront tout de suite compris que le synthétiseur occupe une place prépondérante sur ce disque fatalement étonnant. On se désespère à chercher les vibrations organiques que nous procure depuis toujours sa douze cordes. L'album dresse la liste d'un nombre conséquent de musicien participant au projet, mais on a bien du mal à y croire. À la place on trouve des sonorités datées, certes, mais pas nécessairement toujours jetables, où Gismonti parvient malgré tout à donner du relief à ses mélodies au parfum lunaire. Mais ceci ne se fait pas sans risques, le brésilien ne pouvant pas toujours se montrer capable d'éviter les pièges sournois tendus par les avancées technologiques. La boîte à rythme peut simuler les percussions, les nappes de clavier peuvent travestir les mélopées de violon mais parfois ce n'est pas suffisant pour défendre une idée. Malgré tout cela, une des grandes forces de l'album est de s'écouter comme une longue suite en seize petits actes, rappelant dans le meilleur des cas, les prétentions symphoniques d'un groupe comme The Enid, voire le "1984" d'Anthony Phillips pour ceux qui connaissent, ou encore le Weather Report de "River People". Curieusement, le passage à l'électronique semble moins porter préjudice à la musique de Gismonti, peut-être à cause de sa nature étrangère. "Cidade Coraçao" n'est sans doute pas le disque clef qui permettra de découvrir l'oeuvre du bonhomme mais c'est là encore une expérience tout à fait singulière que j'invite les plus curieux à explorer.

note       Publiée le jeudi 27 juillet 2006

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toxine › vendredi 23 mai 2008 - 09:12 Envoyez un message privé àtoxine
On peut avoir un éclairage de vessie sur la présence de Cathedral dans cet enregistrement de 83?