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Egberto Gismonti › Sonho'70

9 titres - 32:59 min

  • 1/ Janela de Ouro (4:39)
  • 2/ Parque Laje (2:20)
  • 3/ Ciclone (2:34)
  • 4/ Indi (4:26)
  • 5/ Sonho (2:25)
  • 6/ O Mercador de Serpentes (3:48)
  • 7/ Lendas (3:01)
  • 8/ Pêndulo (4:21)
  • 9/ Lírica nº1 (5:25)

enregistrement

CBD Studio Río, Rio de Janeiro, Brésil, janvier-novembre 1969

line up

Egberto Gismonti (guitare, piano, chant), Dulce Nunes (choeur), orchestre non identifié

remarques

chronique

Styles
folk
jazz
world music
Styles personnels
orchestral

S'il fallait voir les choses sous un angle providentiel, il paraît clair que les incessantes allées et venues qui s'intensifient alors à l'aube d'une nouvelle décennie entre le Vieux et le Nouveau Continent représentent une énorme chance pour Egberto Gismonti. Et ce dernier aura l'intelligence de la cultiver comme un atout ; les expériences qu'il tire en Europe, que ce soit en France en tant que chef arrangeur, en Allemagne lors de tournées, et en Italie où il dégote quelques contrats, vont lui servir à peaufiner son art, à donner à sa musique une dimension universelle en dépit des couleurs locales toujours très marquées qui en tracent les grandes lignes. Oui, à l'écoute d'un disque d'Egberto Gismonti, il est impossible de se tromper sur la provenance de l'auteur. Mais dans le même temps, force est de reconnaître que vous n'aviez jamais rien écouté de tel dans le genre. Sur "Sonho'70", deuxième disque sur ses terres et premier signé pour le compte d'un gros label, notre compositeur continue de ratisser large en nous proposant une nouvelle synthèse des musiques brésiliennes - je dis bien "des" musiques, pluriel - sous l'éclairage d'arrangements où sophistication et élégance vont de paire. Xylophones, cuivres et autres percussions viennent renforcer davantage cette impression. L'orchestre symphonique est ici le maillon central autour duquel tout s'articule. On pourrait presque songer aux travaux qu'entreprendra William Sheller... 15 ans plus tard ! Les mélodies vocales qu'il distille sur tout le disque, résonnant comme un fatalisme heureux en compagnie d'une charmante jeune fille qui donne à tout ceci un côté encore plus aérien, vous surprendront à s'incruster assez rapidement dans votre mémoire ("Janela De Ouro", "Indi" ou "Pendulo" pour n'en citer que quelques uns). Dans l'ensemble, la légerté qui transparaît au détour des chansons de ce "Sonho'70" possèdent malgré tout cette aura de mystère indéfinissable, superbement représentée ici par le quasi intimiste "Lendas".

note       Publiée le jeudi 27 juillet 2006

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dariev stands › lundi 31 mars 2014 - 02:32  message privé !
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Album diaphane et presque sépulcral, on dirait un genre de Vlad Tepes esthète reclus dans son donjon pendant que ses prisonnières vocalisent dans les pièces à côté... Un genre d'espace clos où circulent pourtant des courant d'airs bien étranges, impossible de savoir quelle pièce du dédale fait appel d'air. Et le break triste comme tout de Parque Laje aura eu une belle vie à travers le sampling : https://www.youtube.com/watch?v=kwmuCv4r3Lk& / www.youtube.com/watch?v=NDiaEYnEuHg / www.youtube.com/watch?v=iw4I_2p19V4

Note donnée au disque :