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Egberto Gismonti › S/t

  • 1969 • Elenco ME-54 • 1 LP 33 tours

12 titres - 36:53 min

  • 1/ Salvador (3:44)
  • 2/ Tributo a Wes Montgomery (3:24)
  • 3/ Pr'um Samba (3:09)
  • 4/ Computador (3:14)
  • 5/ Atento, Alerta (3:20)
  • 6/ Lírica II [Pra mulher amada] (1:39)
  • 7/ O Gato (3:45)
  • 8/ Um Dia (3:20)
  • 9/ Clama Claro (2:05)
  • 10/ Pr'um Espaço (2:41)
  • 11/ O Sonho (4:30)
  • 12/ Estudo nº5 (2:02)

enregistrement

Rio de Janeiro, Brésil, 1969

line up

Egberto Gismonti (guitare, piano, chant, orchestration), Dulce Nunes (choeur), Copinha (flûte), Durval Ferreira (guitare), Sergio Barrozo (basse), Wilson Das Neves (batterie)

remarques

chronique

Styles
folk
jazz
musiques du monde
Styles personnels
orchestral

À défaut de pouvoir parler de l'oeuvre du brésilien Hermeto Pascoal, par faute d'albums (très) difficiles à se procurer, j'aimerais aborder le travail d'un autre de ses compatriotes, peut-être plus modeste, tout aussi peu connu finalement, et avec qui il partage cette formidable ouverture d'esprit qui les ont amené tous deux à s'épanouir dans une grande diversité de langages différents sans jamais oublier de faire valoir leurs racines. Guitariste de formation, Egberto Gismonti apprend le piano classique en bénéficiant d'une même partie des enseignements dont se sont nourris avant lui des gens comme Philip Glass, Leonard Bernstein ou Astor Piazzolla ; ça vous situe déjà un peu le niveau. Mais Egberto a la bougeotte et ne veut pas s'enliser à Rio où la Bossa Nova occupe presque tout l'espace musical. Son premier album n'y échappe pourtant pas, ressassant cette même amertume indolente qu'il entonne, comme bon nombre de ses congénères, à la guitare et au chant. Mais tout en se reposant sur ces bases auxquelles il ne pourra de toute façon jamais échapper, son album éponyme de 1969 montre d'ores et déjà de manière éloquente le désir profond de l'artiste à vouloir se mêler de ce qui ne le regarde pas, en piochant des éléments que l'on trouverait d'habitude en musique du monde bien sûr ("Salvador"), mais aussi en musique symphonique (forte présence d'un large orchestre sur plus de la moitié de l'album, à l'image de "Lirica II") ou encore en jazz ("Tributo a Wes Montgomery" - tout est dans le titre - ou encore les délires swinguant de "O Gato", vraisemblablement dédié au trublion argentin). Et quand on mélange tout ça, comme il arrive à Egberto de le faire, on se retrouve face à une forme hybride d'un progressif qui s'ignore, dans ses choix d'arrangements ("Computador", pour piano et flûte) ou dans la superposition de ses thèmes ("Clama Claro" ou le plus pastoral "O Sonho"). Voilà donc une excellente entrée en matière qui nous prédit des perspectives immenses.

note       Publiée le jeudi 27 juillet 2006

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dariev stands › lundi 31 mars 2014 - 02:25 Envoyez un message privé àdariev stands
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Bon, Egberto Gismonti, en fait, ça rigole pas du tout. Hats off to proggy, d'abord, pour avoir épluché la quasi-discographie dans un silence retentissant. Mais il a commis selon moi l'erreur perpétuée depuis le début par la critique qui n'a jamais su quoi faire de cet ovni de Gismonti : le classer en "jazz" !! C'en est pas un brin, Gismonti est un génial inclassable du genre Wyatt ou Stevie Wonder, il se balade sur les genres musicaux comme pouvait le faire un Morriconne, c'est un cliché mais c'est vrai. Et en prime, il en annonce certains: L'album suivant est censé avoir été commencé en "janvier 69", ce disque là aurait donc pu être enregistré fin 68 (pas trouvé d'info précise)... Or, sur des titres comme "Computadore"... C'est du prog. Et du aussi élégant et ouvragé que les tentatives de Procol Harum &co étaient boursouflées, la même année... ouch.