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Egberto Gismonti › Sol do meio dia

  • 1978 • Ecm ECM 1116 • 1 CD

8 titres - 48:58 min

  • 1/ Palácio de Pinturas [Construção da aldeia] (5:39)
  • 2/ Raga [Festa da construção] (8:51)
  • 3/ Kalimba [Lua cheia] (5:28)
  • 4/ Coração [Saudade] (4:02)
  • 5/ Café [Procissão do Espírito] (11:42)
  • 6/ Sapain [Sol do meio dia] (4:14)
  • 7/ Dança Solitária nº 2 [Voz do Espírito] (3:31)
  • 8/ Baião Malandro [Fogo na mata
  • mudança] (5:31)

enregistrement

Talent Studio, Oslo, Norvège, novembre 1977

line up

Jan Garbarek (saxophone soprano), Ralph Towner (guitare douze cordes), Naná Vasconcelos (percussions, berimbau, chant), Collin Walcott (tabla, verres), Egberto Gismonti (guitare, piano, percussions, flûte, chant, kalimba)

remarques

chronique

Styles
folk
jazz
musiques du monde
Styles personnels
roots

Ce que j'appele la partie de ping pong a donc bel et bien commencé. Depuis "Danca das Cabeças" en 1977, Egberto Gismonti va alterner avec une précision d'horloger suisse albums européens (sur ECM) et albums sudaméricains (sur EMI). "Sol Do Meio Dia" renoue le contact avec le Gismonti acoustique de sa première session norvégienne, "Carmo" apparaissant plus que jamais comme une parenthèse, voire comme une pure fantaisie puisque non destiné à la base au marché international. Pour ce nouvel enregistrement, Gismonti élargit le cercle de ses collaborateurs. À y regarder de plus près, il ne manque finalement que Don Cherry - dont le rôle est repris ici par le saxophoniste Jan Garbarek - sinon on aurait eu là un album inédit de Codona, avant même qu'ils ne se forment, autour de Collin Walcott et Naná Vasconcelos, mais orienté Brésil pour le coup. Comme si cela ne suffisait pas, un autre virtuose de la douze cordes, et fidèle du label allemand, vient rajouter son grain de sel ; Ralph Towner. Tout ce beau monde sait jouer, bien sûr, mais le font rarement au delà d'un petit commité en trio. Et puis, surtout, l'objet ici n'est pas d'épater la galerie avec ses prouesses personnelles. Considérablement marqué par le succès réservé à "Danca das Cabeças", Gismonti joint l'utile à l'agréable ; il ne lui faut pas longtemps pour comprendre que c'est là une piste à explorer, qui plaît et qui répond sans doute à une demande. Mais qui plus est, en tentant de faire revivre l'esprit des musiques dites "primitives", il est en accord parfait avec la démarche personnelle qu'il a entreprise voilà bientôt dix ans. "Sol Do Meio Dia" est un album d'un calme olympien et d'une beauté nue, dédié aux indiens Xingu avec lesquels il vécu pendant un petit temps. Le résultat est moins tribal qu'on pourrait se l'imaginer, le guitariste en profitant une nouvelle fois pour revoir la copie de certaines de ses dernières oeuvres ("Palácio de Pinturas", "Café" et "Baião Malandro" pour piano solo). Intimiste, troublant et hautement inspiré.

note       Publiée le jeudi 27 juillet 2006

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