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Egberto Gismonti › Circense

8 titres - 48:52 min

  • 1/ Karatê (4:59)
  • 2/ Cego Aderaldo (6:25)
  • 3/ Mágico (7:14)
  • 4/ Palhaço (5:51)
  • 5/ Tá Boa, Santa ? (5:54)
  • 6/ Equilibrista (8:14)
  • 7/ Ciranda (5:33)
  • 8/ Mais que a Paixão (4:42)

enregistrement

Rio de Janeiro, Brésil, mai 1980

line up

Lakshminarayana Shankar (violon), Egberto Gismonti (guitare, piano, claviers, chant), Luiz Alves (basse), Robertinho Silva (percussions), Mauro Senise (flûte, saxophones), Silvio Mehry (piano), Pery Reis (guitare), Aleuda Malu (percussion, voix), Dulce Bressane (choeurs), Pepê Castro-Neves (choeurs), Benito Juarez (chef d'orchestre)

remarques

chronique

Styles
jazz
pop
world music
Styles personnels
fusion

Pour son nouvel opus, Gismonti va s'inspirer de l'art du cirque. La pochette ne fait aucun mystère à ce sujet. Et si on pouvait craindre le pire pour toutes ces raisons, alimenté qui plus est par la rythmique bop grossière, limite grotesque, de "Karatê" en ouverture, on se rassure tout de suite avec - une fois n'est pas coutume - une série de thèmes tous inédits et dont la mélodicité est d'une absolue splendeur. Je vous parlais il y a peu de Shakti, et nous sommes en plein dedans à l'écoute d'un morceau comme "Cego Aderaldo" illuminé par l'intervention du violoniste indien Lakshminarayana Shankar. "Magico", pour guitare acoustique, choeur féminin et orchestre, n'usurpe pas son nom, comme vous pouvez vous l'imaginez. Puis c'est un dialogue saxophone soprano - piano auquel nous avons droit sur "Palhaço". Je me réjouis de l'élégance et de la désarmante vérité qui se dégage de ces titres, mais qui n'ont en fait rien à voir avec l'univers du cirque. Ou alors est-ce là un aspect qui m'a toujours échappé. Le rapport devient plus évident par la suite, mais heureusement sans reproduire l'échec du premier titre dont on aimerait croire qu'il était juste là pour donner le ton de l'album. Comme on peut l'entendre sur "Tá Boa, Santa ?", la rythmique plus relevée et le thème principal, coloré et foisonnant, sont plus en accord avec l'idée fantasque suscitée par un tel projet. C'est encore plus parlant sur le bien nommé "Equilibrista" dont les vertus hallucinatoires du piano aurait déjà fait tombé n'importe qui depuis bien longtemps. Mais sur ce fil tendu soumis aux caprices du vent, le sopraniste Mauro Senise se ballade fièrement. Une touche enfantine qui semblait inévitable ("Ciranda") puis romantique mais dispensable ("Mais que a Paixão") viennent mettre un terme à l'album. En résumé, mis à part quelques fautes de goût d'ordre tout à fait personnel, "Circense" affiche le profil d'un album parfaitement recommandable aux admirateurs du compositeur.

note       Publiée le jeudi 27 juillet 2006

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