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Egberto Gismonti › Orfeo novo

  • 1971 • Mps CRM 752 • 1 LP 33 tours

9 titres - 37:53 min

  • 1/ Indi (4:27)
  • 2/ O Sonho (7:08)
  • 3/ Parque Lage (8:01)
  • 4/ Salvador (5:16)
  • 5/ Portraits for guitar and flute, part I (2:02)
  • 6/ Portraits for guitar and flute, part II (2:27)
  • 7/ Portraits for guitar and flute, part III (1:56)
  • 8/ Consolação (3:11)
  • 9/ Lendas (3:25)

enregistrement

Villingen, Allemagne, 28-30 octobre 1970

line up

Jean François Jenny-clark (basse), Egberto Gismonti (guitare, piano, chant), Dulce Nunes (choeurs), Bernard Wystraete (flûte)

remarques

chronique

"Orfeo Novo" inaugure symboliquement la longue fidélité - pour ne pas dire l'histoire d'amour - qui liera le brésilien à la terre allemande (à partir du milieu des années soixante-dix, il entamera une collaboration prolifique avec ECM). Pour l'heure, le label MPS à qui l'on doit quelques redoutables pièces de jazz psychédéliques, comme le fameux "Knirsch" du Wolfgang Dauner's Et Cetera, offre donc à Gismonti la possibilité d'enregistrer son premier album européen (aussi curieux que cela puisse paraître, il avait déjà publié deux 45tours en France). Fort logiquement, on y retrouve quelques uns de ses titres les plus marquants issus de ses deux premiers disques et réarrangés pour l'occasion. Excepté sa suite en trois actes de "Portraits for Guitar & Flute", tous les autres titres figuraient sur son premier album éponyme ou sur "Sonho'70". Si on retrouve avec toujours autant de plaisir sa choriste, le grand absent de la session, c'est le grand orchestre. En soi, c'est une bonne chose car cela évite la redite. En forçant ainsi Gismonti à repenser l'arrangement de certaines de ses oeuvres, on découvre que la force et le charme qu'elles détiennent résident en réalité au coeur même de leur écriture. "Indi" troque son entrée solennelle au profit d'un dialogue pour quatuor à cordes, c'est pas plus mal, "O Sonho", pour flûte, voix, piano et contrebasse, reste toujours aussi enchanteur, quant à "Parque Laje", il s'étire sur de longues minutes tout en préparant le terrain pour le "Salvador" à suivre où tout le talent, la maîtrise et l'intuition du guitariste ont désormais tout un boulevard devant eux pour s'exprimer. L'ambiance est fatalement plus introspective, tout à l'acoustique et donc dominée par sa douze cordes. Une première ébauche intimiste qui, de fait, inaugure une démarche qu'il sera appelé à répéter. "Orfeo Novo" fonctionne donc d'ores et déjà comme une sorte de best of, juste un peu plus austère, un peu plus allemand en somme.

note       Publiée le jeudi 27 juillet 2006

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pidel › vendredi 16 avril 2010 - 02:47  message privé !

Bonjour, pourquoi Orfeo Novo est-il le seul disque de Gismonti indisponible autant sur le net qu'en CD? J'aimerais payer pour avoir un enregistrement pur sans les craquements de mon vynil de 1971 que j'ai numérisé.. Ce disque est GENIAL, entre la musique brésilienne et la musique dite française du début du XXe siècle, et il a disparu des bacs depuis plus de vingt ans.. pourquoi? Si je ne trouve pas une version numérique, je la fabriquerai avec les filtres adequats et un bon ingénieur du son... et j'inonderai le marché!! ...avis aux éditeurs qui laissent croupir un chef-d'oeuvre. Cordialement, Pierre