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Egberto Gismonti › Bandeira do Brasil

6 titres - 42:24 min

  • 1/ Coração da Cidade (5:37)
  • 2/ Sol no Asfalto/ Mambembe (7:32)
  • 3/ Carta Marítima (6:45)
  • 4/ Força Lascada (5:58)
  • 5/ Passe de Mágica/Caravela (11:26)
  • 6/ Festa Brasileira (5:06)

enregistrement

Porão Studio, Rio de Janeiro, Brésil, mai 1984

line up

Egberto Gismonti (guitare, piano, synthétiseur, sitar, flûte, dilruba, violoncelle, chant), Nivaldo Ornelas (saxophone soprano et ténor), Marya (choeurs)

remarques

chronique

"Bandeira do Brasil" (ou plus simplement "Egberto Gismonti" comme on le trouve répertorié aussi parfois) se complait dans le plus détestable en matière de musique électronique, chose que Gismonti était pourtant parvenu à éviter sur la quasi intégralité de son essai précédent dans le domaine, "Cidade Coraçao", auquel le premier titre ici fait ouvertement référence. Débauche de boîte à rythme, sons indignes, le tout au service d'une musique de carnaval qui ainsi retranscrite ne marche pas ; on croirait entendre du mauvais Telex ! Il n'y a plus que le saxophoniste Nivaldo Ornelas pour donner du répondant à un Gismonti qui vraisemblablement s'amuse avec ses nouveaux jouets ("Sol no Asfalto/ Mambembe"). Heureusement, l'amorce d'une réorientation s'opère à partir de "Carta Maritima" où les premières notes du sitar affiché en bonne place sur la pochette du disque se font enfin entendre. Développant son improvisation sur de simples accords de piano, on retrouve immédiatement les qualités méditatives de l'oeuvre du brésilien. Et c'est avec un presque égal bonheur qu'on le retrouve sur "Força Lascada", si ce n'est que les programmations reviennent à la charge, mais pas de désastre cette fois (en tout cas, pas pour l'instant). Egberto Gismonti nous a depuis longtemps habitué aux voyages, ses disques ressemblant souvent à des espèces de carnet de route bien agréables à parcourir, des passeports ouverts sur le rêve. Celui qu'il transporte avec lui cette fois s'est perdu, à ne pas en douter, quelque part sur la route des Indes. Son long séjour ("Passe de Mágica/Caravela") empreint de mysticisme ne le dissuade pourtant pas de refermer la boucle en se sentant obligé de partager avec nous sa vision d'un Brésil moderne sur un "Festa Brasileira" en écho au titre détestable qui avait la lourde tâche d'ouvrir ce nouveau recueil. Si les intentions de l'artiste sont louables, les quelques belles choses qui se trouve sur cet album en côtoient de trop laides que pour ne pas en subir directement les préjudices.

note       Publiée le jeudi 27 juillet 2006

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