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Egberto Gismonti › Carmo

11 titres - 44:24 min

  • 1/ Baião Malandro (3:53)
  • 2/ Café (4:43)
  • 3/ Educação Sentimental (3:02)
  • 4/ Apesar de Tudo (3:46)
  • 5/ Bodas de Prata (6:33)
  • 6/ Raga (4:26)
  • 7/ Feliz Ano Novo (4:03)
  • 8/ Calypso (2:52)
  • 9/ As Primaveras (2:54)
  • 10/ Cristiana (3:42)
  • 11/ Carmo/Hino de Carmo/Ruth ( 4:30)

enregistrement

Rio de Janeiro, Brésil, décembre 1977

line up

Joyce (choeurs), Egberto Gismonti (guitare, piano, piano électrique, kalimba, viola, chant), Mauro Senise (saxophone soprano, flûte), Valdecir (basse), Luiz Alves (basse), Roberto Silva (batterie, percussions), Ubiratan (percussions), Neném (cuica), Christiane Legrand (choeurs), Marlui Miranda (choeurs), Wanderlea (choeurs)

remarques

chronique

Styles
jazz
pop
Styles personnels
fusion

Un rythme funky et une basse qui slappe sans compter ; le choc est rude à l'entame de "Carmo", nouvelle réalisation en terres brésiliennes. De la production aux choix même des compositions, il paraît évident que Gismonti a au moins essayé ici de viser un succès public beaucoup plus grand. Plus que jamais "Baião Malandro" nous fait prendre la mesure de toute l'influence d'un groupe comme Weather Report. Ou serait-ce plutôt l'inverse ? Car ne l'oublions pas ; l'originalité première du groupe de Zawinul et Shorter était de marier leurs aspirations jazz aux mélodies étrangères, et donc latines aussi. C'est encore une musique guidée par les soubresauts d'une basse énorme qui se fait entendre sur "Educação Sentimental" ou "Raga", avec une pointe Mahavishnu Orchestra peut-être pour l'intervention des cordes et la dextérité ineffable de notre guitariste classique. Le chant n'est pas tout le temps présent, mais quand il l'est, l'orientation pop est clairement de mise, renforcée par les voix féminines d'un choeur étendu, ravivant le souvenir d'une Dulce qu'on entendait pourtant de moins en moins ("Apesar de Tudo", "Feliz Ano Novo" ou "As Primaveras"). À titre d'exemple, "Café", affublé pour la première fois d'un texte, n'efface pas le souvenir de sa version antérieure mais subjugue néanmoins par sa capacité à sonner totalement inédit. La découverte de "Carmo" au fur et à mesure nous fait considérer ce nouveau travail comme le plus hybride réalisé jusque là par Egberto Gismonti. Son esthétique est fortement rattachée au jazz électrique, le duo clavier-saxophone soprano de "Bodas de Prata" nous ramenant encore et toujours au Weather Report de "Blackthorn Rose", mais la nette propension à vouloir cadrer tout ça dans un format chanson plus conventionnel nous force à dresser un bilan plutôt mitigé. Il y a encore de fort belles choses à écouter sur ce disque, et c'est peut-être aussi parce qu'il est l'instigateur d'une rencontre tout à fait inédite que "Carmo" garde intact, en vers et contre tout, son pouvoir d'attraction.

note       Publiée le jeudi 27 juillet 2006

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Copacab › jeudi 9 septembre 2021 - 13:01 Envoyez un message privé àCopacab

Tiens je n'étais pas au courant de la présence de Joyce, voilà qu'il m'intrigue désormais