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Egberto Gismonti › Feixe de luz

3 titres - 39:40 min

  • 1/ 7 anéis (11:30)
  • 2/ A Bela Palomera (7:50)
  • 3/ Feixe de luz (20:20)

enregistrement

Rio de Janeiro, 1988

line up

Paulo Moura (saxophone contralto), Egberto Gismonti (guitare, piano, piano électrique, synthétiseur, chant), André Geraissati (guitare électrique), Luiz Alves (basse), Zeca Assumpção (basse), Jaques Morelenbaum (violoncelle), Roberto Silva (batterie, percussions), Mingo (zabumba, percussions), Nivaldo Ornelas (saxophone soprano), Paulo Sergio (clarinette)

remarques

chronique

Styles
jazz
progressif
world music
Styles personnels
fusion

Va bien falloir se faire une raison ; l'ère du tout à l'informatique est en marche, et même un musicien de la trempe d'Egberto Gismonti, qui doit une grande partie si ce n'est l'essentiel de son succès à son choix immuable pour l'acoustique, ne peut y échapper, multipliant les concessions plus que de raison. "Feixe de Luz" perpetue donc le travail entrepris depuis "Cidade Coraçao" en 1983, les synthétiseurs prenant semble-t-il définitivement le relais d'une orchestration véritable autrefois capable aussi de discretion. Ne commettant pas d'impairs comparables aux titres les plus discutables de "Bandeira do Brasil" et veillant cette fois à maintenir l'équilibre qui faisant tant défaut sur "Trem Caipira", cette nouvelle réalisation s'en sort tout compte fait plutôt bien. Les sons modernes utilisés via les claviers numériques se gardent de ne jamais noyer la participation des intervenants extérieurs (saxophone, clarinette, guitare électrique, violoncelle), faisant donc de cet album une suite digne de l'esprit véhiculé sur "Cidade Coraçao". Comme ce dernier, toutes les plages sont enchaînées et regroupées en trois petites suites de durées diverses. Le Gismonti romantique ("Illuminada") côtoie le Gismonti plus cérébral ("Inhambù de Fogo"), et on peut passer ainsi de moments plutôt cacophoniques à d'autres plutôt lumineux. De par la force de certains thèmes, le souvenir de l'incroyable vitalité qui parcourait le sillon de "Circense" refait surface ; un travail antérieur remarquable auquel il applique ici les derniers traîtements de la technique studio. À l'instar d'artistes comme Hermeto Pascoal ou Frank Zappa pour ne citer qu'eux, Egberto Gismonti a su trouver dans la technologie numérique un allié de poids, apte à matérialiser ses désirs à moindre frais. "Feixe de Luz" est un album hybride de plus, pas forcément celui que l'on recommendera aux néophytes, mais qui possède à son actif assez d'atouts susceptibles d'intéresser les amateurs de musique progressive, passablement rodés à la culture du mauvais goût.

note       Publiée le jeudi 27 juillet 2006

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