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Egberto Gismonti › Duas vozes

  • 1984 • Ecm ECM 1279 • 1 CD

8 titres - 45:16 min

  • 1/ Aquarela do Brasil (3:03)
  • 2/ Rio de Janeiro (6:28)
  • 3/ Tomarapeba (3:44)
  • 4/ Dançando (7:55)
  • 5/ Fogueira (5:52)
  • 6/ Bianca (6:41)
  • 7/ Don Quixote (7:42)
  • 8/ O Dia, À Note (3:51)

enregistrement

Rainbow Studio, Oslo, Norvège, juin 1984

line up

Naná Vasconcelos (percussions, berimbau, chant), Egberto Gismonti (guitare, piano, dilruba, flûte, chant)

remarques

chronique

Styles
folk
jazz
world music
Styles personnels
roots

Sept ans plus tard, Egberto Gismonti retrouve son compère Naná Vasconcelos pour ce qui, fatalement, tend à être perçu comme une suite à "Danca das Cabeças". Le parcours des deux hommes a connu depuis des fortunes diverses et c'est riche d'expérience nouvelles qu'ils se retrouvent donc à nouveau pour un tête à tête toujours aussi porteur d'images fortes, et peut-être aussi plus facile à assimiler pour le quidam. Découpés en huit titres distincts qui n'ont de raison d'être qu'à travers la volonté qu'ils affichent à vouloir se frotter à toutes les cultures (le presque africain "Tomarapeba"), ce sont là autant de petits plaisirs simples mis bout à bout plutôt que, on s'en souvient encore, une imposante suite en six actes. Les deux ont leur charme, mais je dirais que si l'exercice sur "Duas Vozes" est moins jusqu'au boutiste dans son agencement, l'objectif visé et l'émotion qui en découle sont sensiblement les mêmes. Pas de volonté apparente de nous plonger ici dans une ambiance prédéterminée, juste le désir de célébrer la culture des hommes à travers un de ses modes d'expression les plus authentiques. Il y a de plus une vraie dynamique derrière le choix des titres et leur succession, la majorité d'entre eux étant développés à la guitare acoustique (ce compris "Rio de Janeiro", antépénultième déclinaison issue de la cuisse du "Maracatu" enregistré trois ans plus tôt en compagnie de Academia de Danças). Seuls les brumeux "Don Quixote", au piano puis "O Dia, À Note", au dilruba, logés en fin d'album, viendront calmer le jeu. Puisque l'occasion nous en est donnée, saluons aussi le travail percussif de Vasconcelos, ainsi que ses interventions vocales inimitables, qui, toutes, contribuent grandement à donner à l'album ce petit parfum de paradis perdu. Qui n'a jamais rêvé d'en trouver un et de s'y perdre à tout jamais ?

note       Publiée le jeudi 27 juillet 2006

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Note moyenne        2 votes

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disch › samedi 7 octobre 2006 - 22:09  message privé !
Bon, il faut élever un peu cette note.. Nana est génial sur ce disque, il noie le piano de Gismonti dans une jungle amazonienne hospitalière et étrange "Don Quixote" est un bijou !
Note donnée au disque :