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Paradise Lost › Medusa

cd | 8 titres | 42:41 min

  • 1 Fearless Sky [08:30]
  • 2 Gods of Ancient [05:50]
  • 3 From the Gallows [03:42]
  • 4 The Longest Winter [04:31]
  • 5 Medusa [06:20]
  • 6 No Passage for the Dead [04:16]
  • 7 Blood & Chaos [03:51]
  • 8 Until the Grave [05:41]

enregistrement

Produit, enregistré, mixé et masterisé par Jaime Gomez Arellano.

line up

Stephen Edmondson (basse) Gregor Mackintosh (guitare, claviers), Aaron Aedy (guitare), Nick Holmes (voix), Waltteri Väyrynen (batterie)

remarques

Sorti en cd et vinyle.
Illustration par Pol Abran.

chronique

Styles
metal
metal extrême
Styles personnels
death doom gothic

Il y a des albums qui foutent la MOUE direct. On fait la moue, on serre les poings, et lentement on balance la tête de haut en bas, dès la première écoute. Ça, c'est le métal. Ça c'est l'efficacité ; et ce n'est pas peu dire que ce dernier album m'a direct fait faire la moue, fait serrer les poings, froncer les sourcils jusqu'à ce que tous les plis au milieu là s'entremêlent pour former un paquet de nouilles chinoises de DOOM METAL. Après un album très mélancolique, un peu death, très automnal, onirique, tubesque, voici venu l'hivernal, le septentrional Paradis qui fait de la gorge et du bpm à deux de tensions l'axis mundi. Et s'il n'y avait que ça ; mais il y a plus ; la puissance des harmonies entre guitares et voix ; cette batterie qui a un son de samouraï qui grince des dents (je me comprends ? Désolé) ; cette basse méga-grasse. Et ça embaume la mort. Le doom métal, c'est la vie ! Parce que sans mort pas de vie m'voyez. Pas d'air sans eau. Pas de béton sans boue. Mais quand des personnes arrivent à exprimer avec l'équilibre qu'il faut cette histoire, ça tape dans le mille, ça peut s'annoncer comme de futurs chefs d’œuvre, à voir avec le temps... c'est bien cette différence que je traque dans n'importe quel putain de disque : comment faire un break aussi vieux que Black Sabbath sans que ça tourne au mauvais Mastodon qui schlingue ? Comment insérer des voix claires sans que tout le propos se transforme en un vagissement de gamin de huit ans, comme c'est malheureusement bien souvent le cas dans le heavy metal trop porté sur le kitsch et les ritournelles de bal de foire aux bestiaux en Bavière ?! En lisant un peu de ci de là, on parle de cet album comme celui d'une synthèse, car oui, on retrouvera un peu de tout là-dedans : du death lent à la très ancienne, du goth metal qui pleure, des soupçons de vagues synthétiques argentées et noires... mais quand même, c'est métal métal doom métal la couleur dominante. L'album est violet, je lui aurais plutôt mis du gris, un bon vieux logo black metal qui dégouline, avec des photos promo de mecs tout lessivés par le body building... bon notre cher Gregor Mackintosh a coupé ses cheveux ; peroxydé comme en seconde B ; Holmes growrâle comme on a l'habitude de l'écouter... les gars semblent en pleine possession de moyens mis en œuvre pour faire seulement ce qu'ils ont envie de faire, laissant des petits clins d’œil de ci de là comme les inévitables arpèges à la Mackintosh. Et le mal ou le désespoir doivent être considérés comme crus, plus besoin de cuisson, de bain-marie ; on balance tout ça sur un patch tout pentagramé, tenu par quatre cannettes de Maximator, ça pue la cire, ça pue la cave, on a tellement faim on bouffe la poussière par terre les ongles accrochés à la tombe, nez à nez avec le cadavre pas frais de l'aïeul torturé pendant des années dans ces catacombes. Et sinon ? Cet album est bien, mangez-en !

note       Publiée le jeudi 7 décembre 2017

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torquemada › jeudi 7 décembre 2017 - 23:02  message privé !

Un peu déçu par rapport au précédent : la première moitié est bien mais ensuite ça tourne en rond.

Note donnée au disque :