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Paradise Lost › Tragic Idol

cd • 10 titres • 46:06 min

  • 1Solitary One
  • 2Crucify
  • 3Fear Of Impending Hell
  • 4Honesty In Death
  • 5Theories From Another World
  • 6In This We Dwell
  • 7To The Darkness
  • 8Tragic Idol
  • 9Worth Fighting For
  • 10The Glorious End

enregistrement

The Chapel Studios (Lincolnshire) ; Fascination Street Studios (Örebro)

line up

Nick Holmes (chant), Greg Mackintosh (guitare), Aaron Aeady (guitare), Steve Edmonson (basse), Adrian Erlandsson (batterie)

remarques

La version limitée collector est un peu du foutage de gueule - un CD avec deux titres seulement en bonus, "Ending Through Changes" (dispensable), mais le coffret en carton non-recyclable est d'excellente fabrication et la reprise de Spear of Destiny (très fidèle à l'originale) est jolie.

chronique

Pfff... Paradise Lost, je vous le dis mes enfants, est un groupe avec lequel il ne faut jamais être trop certain : vous m'auriez demandé la chronique de Tragic Idol au moment de la sortie : un 3/6 que je lui aurais collé, et sans regret, en insistant bien sur le fait que je conchie l'intégralité de la presse métalleuse dans son fanatisme puceau face à cet album qui donne un visage des plus boursouflés à l'expression "pilote automatique". Sauf qu'ils avaient eu le groin fin les sacripants : j'ai également été séduit par ce Tragic Idol tout empâté (en un mot comme en deux), en le réessayant mieux. Tragic Idol, en fait, c'est l'album-type de Paradise Lost calibré pour les amateurs FM du groupe... avec la charge mélassecolique de leur période Icon, et même, sans trop pousser, le tristasse-brutasse primitif de Shades of God. Je l'ai un peu jeté comme une daube informe, en coin... et puis merde, il fallait que je le retente, quelque chose m'appelait, comme l'odeur de moisi enivrante d'un vieux caveau... et j'ai humé avec plus d'appétit, en fouissant comme un brave goret plus profond dans le terreau lostien (écoute au casque, sans casque, depuis la baignoire, en petit-déjeunant, au taf, en emmanchant une bonne soeur...), et j'y ai débusqué les truffes "Worth Fighting For", "Fear Of Impending Hell" et "Crucify", déjà, assurément trois de leurs titres les plus gothiques jamais troussés. Tragic Idol chie à pleins tubes ses presque-tubes superbement abattus sur eux-mêmes, avec l'entrelacs des gros riffs-tête-d'œuf du bon Aaron et des solos mélancolico-baveux de l'indispensable Greg, comme un In Requiem en bien plus fondu et fondant, et à la clé ce gros heavy-metal christique typique, qui vient pontifier davantage ("In This We Dwell", "To the Darkness"). Tous les clichés qui font la magnificience pompeuse mâtinée d'impuissance grisâtre de Paradise Lost sont bien présents, du piano de manoir aux riffs désolés comme Marie-Madeleine, au chant façon 'Hetfield en soutane' du bon Holmes, donnant un genre de Faith Divides Us romantique. Bien sûr on compte quelques trucs très gauches dans le lot, comme "Honesty in Death", mais ils sont toujours rattrapés par notre ami Mackintosh, qui leur envoie une bonne grosse charge mélodique au cul au moment fatidique. Les guitares dégoulinent de partout, il faut bien le dire, c'est la messe, alliage du bourru et de cette dramaturgie typiquement PL, toujours plus proche du son d'un Type O Negative qui a fait vœu de chasteté. Un groupe qui plutôt que de chercher la collection de 'hits carrés à durée de vie limitée' d'un Symbol of Life, se fond royalement dans ce gros paquet de slows obèses et solennels. La crème anglaise du métal gothique nous a sorti son liégeois, et ma petite cuillère n'en a pas encore fini... alors veuillez m'excuser...

note       Publiée le lundi 7 juillet 2014

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Note moyenne        5 votes

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Raven › samedi 26 septembre 2020 - 15:38  message privé !
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Il y a une dimension ésotérique dans Icon, qui peut être considéré comme la clef de voûte de leur discographie, mais oui, Tiamat sont beaucoup plus dans ces choses-là que PL.

zugal21 › samedi 26 septembre 2020 - 11:31  message privé !

On m'a souvent dit qu'il faut pas mal d'imprégnation pour décliquer sur du Paradise Lost, je constate que c'est exact, ici. Je me suis dirigé sur ce groupe parce qu'on me disait aussi que ça rejoint certains travaux de Tiamat. Je dirai juste que je perçois de la " magie " chez Tiamat, pas chez Paradise Lost

Note donnée au disque :       
gardenniah › samedi 7 mai 2016 - 23:12  message privé !

Comment le batteur réussit à descendre la note d'un cran...c'est con mais avec un jeu plus subtil à la Morris ou Jeff Singer j'aurais mis un beau 5/6

torquemada › lundi 7 juillet 2014 - 13:48  message privé !

Du "Icon" bis comme les deux précédents mais c'est beaucoup plus homogène et inspiré. Pe contre, un peu de renouvellement sur le prochain serait le bienvenu.

Note donnée au disque :