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Lou Reed › New York

14 titres - 56:56 min

  • 1/ Romeo had Juliette
  • 2/ Halloween parade
  • 3/ Dirty blvd.
  • 4/ Endless cycle
  • 5/ There is no time
  • 6/ Last great American whale
  • 7/ Beginning of a great adventure
  • 8/ Busload of faith
  • 9/ Sick of you
  • 10/ Hold on
  • 11/ Good evening Mr. Waldheim
  • 12/ Xmas in February
  • 13/ Strawman
  • 14/ Dime store mystery

enregistrement

Media Sound, Studio B, New-York, Etats-Unis, 1989.

line up

Fred Maher (batterie, basse sur "Romeo had Juliette" et "Busload of faith"), Lou Reed (voix, guitare), Maureen "moe" Tucker (percussion sur 6 et 14), Rob Wasserman (basse), Mike Rathke (guitare)

chronique

Styles
rock

"New York"... on s'étonnerait presque de ce qu'il n'ait pas eu avant l'idée de revêtir sa poésie urbaine, mythifiée par le rock 'n' roll, de ce titre simple mais éloquent au possible. Car au fond, tous ses disques ne parlent que de ça. Passé par pertes et profits au cours de cette éprouvante décennnie des eighties, Lou Reed se pose, l'âme enfin en paix. Le regard qu'il porte sur sa ville-monde est plus distancié, plus acéré, moins théâtral. C'est l'heure des bilans. Lou livre également avec "New York" (son meilleur disque depuis belle lurette) une vision sociologique (voire politique) de son pays, à laquelle il ne nous avait pas tout à fait habitués - une grosse envie de chier sur le double mandat de Ronald Reagan, sans doute. Musicalement (et c'est assez symptômatique de cette tranquillité retrouvée), l'album est d'un très grand classicisme rock, produit de manière presque lisse : deux guitares, une basse, une batterie. Point barre. Structures toujours simples et sempiternelles colorations blues. Cela donne l'impression que tous les morceaux se ressemblent plus ou moins - et c'est justement (et paradoxalement) ce qui fait la force et la grandeur de cet album : il s'agit d'un livre dont on ne peut que tourner les pages en continu ; d'une saga dont tous les épisodes ont la même tonalité, mais qui parviendrait cependant, au fil des péripéties qu'elle narre, à maintenir l'auditeur en haleine tout au long de son heure de musique. Autre mystère... On ne s'ennuie jamais - même pas besoin de comprendre toutes les subtilités de cette "Last great American whale" ou de ce "Dime store mystery"... Simplement se laisser porter, se laisser enchanter par ces contes d'une autre Amérique (éloignée dans une dimension légendaire mais aussi terriblement réelle) un peu de la même manière que par un roman de Paul Auster, talentueux recyclage post-moderne de mythes éternels, avec en toile de fond ce personnage omniprésent : New-York.

note       Publiée le lundi 23 janvier 2006

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Rastignac › mercredi 6 juin 2018 - 18:28  message privé !
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Là je fais carrément l'impasse de toutes les années 80, comme guts, et je ne sais pas si un jour je me pencherai sur tout ce qui sépare ce disque de Street Hassle. Mais là, il coule bien, il roule bien, c'est pas, effectivement un machin transcendant ni explosif c'est juste... ça passe bien, je vois pas comment dire autrement... je me pencherai aussi sur les paroles un jour, car il y en a du texte...

Solvant › samedi 24 novembre 2007 - 14:34  message privé !
En 1989 Rudolph Giuliani est le candidat républicain à la mairie de New York . Il est battu, (il attendra 1994 -Avec sa politique de tolérance zéro-) et Big Apple à un bref temps de répit, pourtant elle sait à peine en profiter, la Californie pourrait faire sécession et laisser NY dans sa bulle-monde se fossiliser peu à peu, qui en aurait cure ?. Lou reforme le Velvet, bof bof, Lou sort un album solo ? Ah ?... Qui en a cure ? L'époque est aux Pixies, au Grunge, à la reconnaissance de Neil Young. Du coup Lou va nous sortir un album âpre, tres brut, -raw ? Il ne faudrait pas exagérer, ce disque est bon, mais pas transcendant. Il est clair que "NY" n'est pas à la hauteur de ""The Blue Mask" (1982), mais est supérieur à tous les autres sortis entre-temps. Les 5 premiers titres sont tellement bons que le reste en est tres decevant, longues petites vignettes, longues, longues. Par la suite il faudra attendre 1996 pour que "Set the Twilight Reeling" réouvre le bal des maudits.
Note donnée au disque :       
edenbeast › mardi 24 janvier 2006 - 15:03  message privé !
Enorme!! Un Lou reed plus acerbe et cynique qu'à l'accoutumé, et qui cloture parfaitement une décennie où la prod musicale du père Lou est finalement à oublier. Le père Lou qui devient aussi le porte parole des laisser pour compte, peut-être même son album le plus engagé. A noter toutefois, que Lou a sorti également un autre grand album dans les années 80 "The Blue Mask" où la pochette reprend d'ailleurs celle de Transformer. Et puis c'est à partir de cet album aussi que musicalement, il restera sur la base deux guitares, basse et batterie, fini les errements du passé. Et surtout Robert Quine à la guitare, mais ça c'est une autre histoire...
Note donnée au disque :