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The Velvet Underground › The velvet underground

cd | 10 titres

  • 1 Candy says
  • 2 What goes on
  • 3 Some kinda love
  • 4 Pale blue eyes
  • 5 Jesus
  • 6 Beginning to see the light
  • 7 I'm set free
  • 8 That's the story of my life
  • 9 The murder mystery
  • 10 After hours

enregistrement

1968

line up

Sterling Morrison (guitare rythmique, voix), Lou Reed (guitares, voix), Maureen "moe" Tucker (percussions, voix), Doug Yule (orgue, basse, voix)

chronique

Styles
folk
rock

Ca y est, John Cale est parti (viré par Lou Reed en fait), parti pour une carrière solo laissant quelques albums majeurs dans l'histoire du rock ("Paris 1919") mais surtout pour une carrière de productions et de collaborations des plus variées (Stooges, Nico, Brian Eno, Terry Riley...) Du coup, Lou Reed a les mains libres. Cet album est, plus que tout autre du Velvet, le sien. Laissant de côté la fureur avant-gardiste du mémorable opus précédent (ainsi, on serait tenté de penser que Cale en était le seul artisan, ce qui n'est pas tout à fait vrai, comme le montrera la suite de la carrière de Lou), ce disque (qui a dû surprendre les fans de la première heure) présente un rock folk apaisé sur lequel le poète américain chante son univers, ses déambulations dans les sous-sols new-yorkais, ses histoires tantôt malsaines tantôt pittoresques, faites de chutes et parfois de rédemptions, sa sociologie de la fange lumineuse de l'Amérique, cette fois sur des guitares au son clair. Accessoirement, et cela m'étonne moi-même, il s'agit peut-être de mon album préféré du Velvet. Lou Reed fait déjà preuve d'une rage autant que d'une douceur poignantes, d'une sensibilité à fleur de peau. Les compositions valent celles du plus fameux "Loaded" aussi bien que celles de "Transformer", "Berlin", "Coney Island Baby" ou "New-York", en fait... ce type n'a jamais failli. Elles valent peut-être même encore mieux ; difficile de décrire le charme qui opère dès l'écoute de "Candy says", ballade contant l'histoire d'un travelo, qui ouvre l'album. Ce charme ne retombera pas jusqu'à la dernière note de "After Hours", où Maureen Tucker prend le micro pour une délicieuse ritournelle folk qui conclut le disque en pied de nez, un peu à la manière d'un autre disque sorti en 1969, "Abbey Road" des Beatles et son "Her majesty" final. Entre les deux, c'est le blues rock parfait de "What goes on", les ballades rédemptrices et transcendantes que sont "Jesus", "Pale blue eyes". La colère, toujours rentrée, se mue en grâce dans des morceaux au titre évocateur, qui en disent tant sur l'état d'esprit de Lou Reed au moment où il a écrit ces chansons : "Beginning to see the light", "I'm set free"... Puis il y a les parties plus légères de "Some kinda love" et "That's the story of my life", et surtout le mémorable "The murder mystery" : sur des accords montants assénés à la guitare, quatre monologues sont dits simultanément par les membres du groupe, tantôt en en choeur tantôt de manière fuguée avec des mélodies croisées à l'orgue et à la guitare. Je ne peux pas mettre la note maximale car ce disque eut une influence moins déterminante que ses deux prédécesseurs sur la suite de l'Histoire... Mais c'est quand même un gros coup de coeur, un must. Facile, me direz-vous, de faire l'apologie de Lou Reed : il EST le rock.

note       Publiée le mercredi 5 octobre 2005

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Coltranophile › mercredi 19 juin 2019 - 10:01  message privé !

Lou Reed le détonateur, sans l'artificier Cale, laisse la place à Lou Reed le songwriter. En fait, il a toujours oscillé entre les deux et ceci est une sorte de coming-out. Il aime la mélodie. Et le bruit. Parfois, l'un sans l'autre. "Murder Mystery" est l'écho du précédent disque et, bien qu'excellent, il est un peu triste que celui-ci soit devenu le titre-phare de ce disque. Finalement, son influence sera aussi importante à mon avis. Si l'influence de "White Light....." s'entendra clairement sur la scène CBGB (qui a dit Suicide?), celui-ci pas moins (qui a dit Tom Verlaine?).

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nowyouknow › mardi 9 décembre 2014 - 18:48  message privé !

C'est tout calme, tout tranquille, je ne m'attendais pas à ça. Le départ de John Cale peut être.. En tout cas c'est bon, ça ressemble à ces wagons de groupes chiants sur lesquels la presse "rock indé" se tape des quiches depuis 25 ans.. Mais là c'est bien. Et "The Murder Mystery" me fait penser à la piste cachée sur le deuxième Placebo. RReste la question: Valentin Mix ou Closet Mix?

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Kronh › lundi 30 juillet 2012 - 18:31  message privé !

Pas tellement sur que ce soit un grand disque, mais c'est réussi. Musique pleine de germes de pleins de truc, de psychédélisme notamment. La recette peut sembler simple, mais c'est certainement que ce disque a été pillé par la suite. A voir pour un 5.

Seijitsu › jeudi 17 mai 2012 - 15:33  message privé !

Quand on adore le radicalisme de White light/White heat, c'est difficile de ne pas être déçu par cet album, clairement pas à la hauteur de ce monolithe. Mais avec le temps, on s’aperçoit cet album au canapé a du charme à revendre et qu'il ne se résume pas à The murder mystery.

Malgré cela, j'ai tendance à trouver ce disque un peu surestimé contrairement aux deux précédents, à cause de titres vraiment monotones (Pale Blue Eyes). Mais les meilleures chansons réussissent à rétablir la balance et font tout de même de ce deuxième album éponyme, un bon disque. C'est déjà pas mal.

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No background › vendredi 8 juillet 2011 - 16:23  message privé !

Un peu surpris au début, tant le côté extrémiste a disparu, je n'aimais que The murder mystery. Mais l'ambiance créée par les huit premiers morceaux est bien prenante. Un disque finalement très réussi.

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