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Lou Reed › Rock n roll animal

cd • 7 titres

  • 1Intro / Sweet Jane7:46
  • 2Heroin13:13
  • 3How do you think it feels3:41
  • 4Caroline says I3:55
  • 5White light/White heat5:21
  • 6Lady day3:54
  • 7Rock 'n' roll9:33

enregistrement

The Academy of Music, New-York, Etats-Unis, le 21 décembre 1973.

line up

Pentti Glan (batterie), Steve Hunter (guitare), Prakash John (basse), Lou Reed (voix), Dick Wagner (guitare), Ray Colcord (claviers)

remarques

chronique

Styles
rock

"Berlin", ce grand disque théâtral et suicidaire, ne connut pas aux Etats-Unis la même destinée que "Transformer" : c'est dans les bacs à soldes qu'il fit un triomphe. Lou Reed voulait renouer avec un rock plus simple et plus direct. Il voulait aussi se réapproprier quelques-uns de ses plus célèbres hymnes rock, chantés par Doug Yule sur "Loaded", le testament du Velvet (Lou n'était semble-t-il pas en état de les chanter lui-même...) Alors il s'apprête : maquillage blafard, yeux entourés de noir, rouge à lèvres, bracelets à clous et collier de chien... Notre homme peut monter sur scène, et, en grande forme, enregistre un des plus célèbres lives de l'histoire du rock. Steve Hunter à la guitare est un solide tirailleur dont les solos ont dû faire pas mal de ravages dans le public (au moins autant que la vision de Lou Reed se plantant sur scène une seringue dans le bras au moment de chanter "Heroin"), pendant que John Prakash à la basse battait des records de vélocité. Et puis c'est enfin Lou lui-même qu'on entend sur "Sweet Jane" et "Rock 'n' roll". Balançant ses vers avec une sorte de mépris détaché, à l'arrache, c'est déjà en parrain de la culture punk-rock qu'il se place. Il reprend également (du moins sur la version intégrale de ce live), trois titres de l'album Berlin (ici en version tout électrique), mais aucun de Transformer, ce qui est somme toute assez symptômatique... Désireux d'oublier assez vite la période Bowie, il devait aussi penser que "Walk on the wild side" ou "Perfect day" n'auraient pas eu leur place sous ce déluge de métal. Ce disque fut officiellement le grand brûlot rock de l'année 1974. Toutefois, je dois avouer à titre personnel que ce live m'a toujours laissé sur ma faim, sans doute à cause d'un son que j'aurais aimé plus sale, et aussi parce que la présente formation ne convient tout simplement pas à faire revivre les classiques de la période John Cale que sont "Heroin" ou "White light/White heat", un peu trop bien présentés. Le plus beau bras d'honneur au public reste encore à venir...

note       Publiée le lundi 19 décembre 2005

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notes

Note moyenne        22 votes

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Twilight › mardi 26 juin 2018 - 07:06  message privé !
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Fabuleux, ce disque ! Il m'a fallu m'immerger pleinement au fil des années dans l'oeuvre de Lou Reed pour saisir pleinement ce qu'il apporte. Un côté moins arty, plus propre dans le son mais nettement moins détaché et froid, plus émotionnel, groove, sombre aussi. Ces versions de 'White light/white heat', 'How do you think it feels', 'Caroline says'...Waow !!! Dommage qu'il ne soit pas plus long...

Note donnée au disque :       
22goingon23 › mercredi 6 juin 2018 - 22:25  message privé !

pour moi la quintessence du VU c'est les Complete Matrix Tapes. Du grand art. Flamboyantes les 37' de Sister Ray.

(N°6) › mercredi 6 juin 2018 - 18:41  message privé !
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The Deuce, avec Maggie Gyllenhaal, James Franco & Margarita Levieva.

nicola › mercredi 6 juin 2018 - 17:41  message privé !

The Deuce, avec Rory Gallagher ?

(N°6) › mercredi 6 juin 2018 - 14:18  message privé !
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Un bon compromis finalement c'est peut-être le fameux Velvet Live de 69 (avec le gros cul sur la pochette et Doug Yule dans le groupe, non qu'il y ait une quelconque affinité thématique entre l'un et l'autre), c'est encore le Velvet mais ça file beaucoup plus droit que les versions avec Cale. C'est d'avoir (re-)vu The Deuce (vivement la S2) qui m'a donné envie de réécouter le Velvet dernièrement.