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David Sylvian › Brilliant trees

  • 2003 • Virgin 7243 5 91315 2 8 • 1 CD digipack

7 titres - 39:45 min

  • 1/ Pulling Punches (5:02)
  • 2/ The Ink in the Well (4:29)
  • 3/ Nostalgia (5:42)
  • 4/ Red Guitar (5:11)
  • 5/ Weathered Wall (5:44)
  • 6/ Backwaters (4:53)
  • 7/ Brilliant Trees (8:42)

enregistrement

Londres, Angleterre et Berlin, Allemagne, 1983-1984

line up

Richard Barbieri (synthétiseur), Holger Czukay (dictaphone, guitare, trompette, voix), Jon Hassell (trompette), Steve Jansen (batterie, percussions, synthétiseur), Ryuichi Sakamoto (piano, synthétiseur), David Sylvian (chant, guitare, piano préparé, synthétiseur, percussions), Danny Thompson (uk) (contrebasse), Kenny Wheeler (trompette), Steve Nye (piano, synthétiseur), Mark Isham (trompette), Phil Palmer (guitare), Ronny Drayton (guitare), Wayne Braithwaite (basse),

remarques

Version digipack remasterisée de 2003... avec système anti copie

chronique

Ceux qui considèrent que David Sylvian n'a pas sa place ici ne se sont vraisemblablement jamais donnés la peine d'écouter le moindre de ses disques. L'épisode Japan refermé, Sylvian n'a pas pour autant posé sa plume et en a profité pour passer par la grande porte pour entrer, d'emblée, parmi les plus grands. On sentait déjà sur "Tin Drum", puis "Oil on Canvas", l'affirmation d'un homme qui semblait trouver sa voie en se détachant peu à peu d'un contexte pop/cold wave trop formel que pour lui permettre de s'exprimer pleinement et explorer d'autres territoires, s'essayer à d'autres atmosphères. Ce sera chose faite sur son premier album solo, "Brilliant Trees", qui renferme en son sein déjà tout ce que fût, tout ce qu'est et tout ce que sera la carrière musicale de David Sylvian. Produit par l'impeccable Steve Nye (claviériste du cultissime Penguin Café Orchestra) et qui va l'accompagner dans quasi toutes ses aventures discographiques au cours des années quatre-vingt, Sylvian allie sa classe folle de mélodiste hors pair à des prétentions à la fois jazzistiques, ambient et mondialistes. Mis à part un "Pulling Punches" en ouverture, comme un dernier adieu à cette pop sophistiquée d'où il provient, l'album se déroule en toute quiétude et nous ballade d'ambiances très soignées en exercices de funambule où la musique de Sylvian se suspend dans les airs par le biais de nappes toujours riches et profondes, comme le vent chaud d'un corridor qui nous attire inexorablement, baigné par la lumière aveuglante de son issue débouchant sur l'inconnu. Appuyé par des musiciens de talents (Kenny Wheeler, Mark Isham et John Hassell, grands esthètes des instruments à vents, l'expérimentateur Holger Czukay et le fidèle Ryuichi Sakamoto à qui il doit son envol médiatique grâce à "Forbidden Colours", sans compter Japan presqu'au complet si le guitariste Mick Karn s'était joint à eux), "Brilliant Trees" n'usurpe pas son titre puisqu'il est assurément brillant, même si David Sylvian n'est ici qu'au prémisse de son art sensible et introverti.

note       Publiée le mercredi 17 mars 2004

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mangetout › lundi 8 janvier 2007 - 22:38  message privé !
David avait sorti en 1982 un excellent single, "Bamboo houses" (avec en face B "Bamboo music") avec Ryuichi Sakamoto et Steve Jansen (ex-batteur de Japan et frère de David). Après on connait la suite, le morceau "Forbidden colours" co-réalisé avec Sakamoto pour la B.O.F. de "Furyo" ("Merry Christmas Mr Lawrence" en anglais) le film de Nagisa Oshima. On retrouvait d'ailleurs une version réarrangée dans la première reédition CD de "Secrets of the beehive". Puis ce premier album qui marque d'une pierre blanche l'entrée solitaire d'une carrière qui s'affirmera d'album en album comme une singulière voie, exigente et résolument défricheuse de terres vierges.
mangetout › jeudi 16 mars 2006 - 16:18  message privé !
Mick Karn est bassiste (un émérite de la basse fretless d'ailleurs) et il ne s'est pas joint aux autres ex-Japan pour ce disque de Sylvian pour une bonne raison : ils étaient fachés, c'est ce qui a causé la séparation de Japan d'ailleurs. A signaler le superbe premier album de Mick Karn "Titles" en 1982 pour se prouver la qualité du jeu du bonhomme à la basse.