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Christian Fennesz › Venice

  • 2004 - Touch, TO:53 (1 cd digipack)

12 titres - 49:13 min

  • 1/ Rivers of sand
  • 2/ Château rouge
  • 3/ City of light
  • 4/ onsra
  • 5/ Circassian
  • 6/ onsay
  • 7/ The other face
  • 8/ Transit
  • 9/ The point of it all
  • 10/ Laguna
  • 11/ asusu
  • 12/ The stone of impermanence

enregistrement

Venise, Italie, juillet 2003. Amann Studios, Vienne, Autriche, janvier-février 2004.

line up

Christian Fennesz (réalisation sonore, guitare), David Sylvian (chant [8]), Burkhard Stangl (guitare [5, 10]

chronique

Un bonheur que de se plonger dans ce disque. Bien sûr, il est plus mélodique, plus "facile" ; David Sylvian, un complice de longue date, vient même y pousser la chansonnette le temps d'un mémorable "Transit". Mais ce tournant plus pop, plus accessible, déjà amorcé avec "Endless summer", n'enlève rien à la beauté des textures sonores produites par l'Autrichien avec son laptop et sa guitare, bien au contraire. La musique vous entoure, vous submerge. Les sons se font palpables. Fennesz parvient également à éviter le piège de la musique "relaxante" type new-age avec plages de synthétiseurs interminables : d'une part, l'inspiration mélodique est bien là, toujours présente ; d'autre part, il laisse partout sa signature reconnaissable entre mille, les sonorités subaquatiques et les longues nappes planantes sont perpétuellement rééquilibrées par des grésillements en forme de fêlures, des parasites venus d'ailleurs... fragilité d'un espace sonore nouveau et bouleversant, dont le statisme n'est qu'apparent (il suffit d'écouter les extraordinaires circonvolutions du final "The stone of impermanence"). Le lyrisme se fait parfois énorme sur "Circassian" où Burkhard Stangl, collègue et compatriote de Fennesz, vient en renfort à la guitare. Echos d'outre-tombe, lambeaux de guitare acoustique, font parfois leur apparition, et laissent une empreinte supplémentaire dans cet impressionnant organisme sonore. Les tissus y deviennent des matières vivantes ; le sang y circule, des pulsations sourdes s'y font entendre. La musique respire. Pourtant, jamais les harmonies de cet ensemble n'en deviennent prévisibles. Fennesz s'inspire peut-être des paysages qu'il traverse, mais il n'en fait pas des natures mortes.

note       Publiée le mardi 1 novembre 2005

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varg › lundi 24 mars 2008 - 00:12  message privé !
un disque plus accessible, c'est certain, mais néanmoins intéressant et loin d'être de la soupe !
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math.use › mercredi 5 septembre 2007 - 16:51  message privé !
magique... j'aime bien "transit" pour ma part...
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M-Atom › mercredi 30 mai 2007 - 15:29  message privé !
avec le temps fennesz adoucit son propos. d'une electro radicalement expérimentale des débuts, il est passé à une soft electronica expérimentale avec "endless summer", il y ajoute cette fois une dose de pop pour ce "venice". personnellement je trouve que ces touches pop rendent son travail un peu plus terre a terre. en perdant de leur abstraction ses soundscapes invitent un peu moins l'esprit a la rèverie. néanmoins ce "venice" reste de l'electronica de haute volée dont fennesz a le secret et dont le son est immédiatement reconnaissable...
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CeluiDuDehors › jeudi 24 août 2006 - 17:49  message privé !
Pas mal mais attention à ne pas tomber dans la soupe...
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mangetout › dimanche 30 avril 2006 - 16:05  message privé !
Superbe album à la beauté trouble, insaisissable, un univers fuyant à base de sons rapeux, et crépitants. Et puis il y a "Transit" avec David Sylvian toujours aussi langoureux à souhait, un morceau qui d'ailleurs n'est pas si éloigné de l'atmosphère de son album "Blemish". Une bien belle découverte ! Thanks Trimalcion !