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Japan › Quiet life

cd • 12 titres

  • 1Quite life
  • 2Fall in love with me
  • 3Despair
  • 4In vogue
  • 5Halloween
  • 6All tomorrow's parties
  • 7Alien
  • 8The other side of life
  • 9All tomorrow's parties (12"version, 1983 remix)
  • 10All tomorrow's parties (7" version)
  • 11A foreign place
  • 12Quiet life (7" version)

extraits vidéo

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line up

David Sylvian (chant, synthé), Mick Karn (basse, saxophone), Rob Dean (guitare), Richard Barbieri (synthé, clavier), Steve Jansen (batterie, percussions)

remarques

Les quatre derniers titres sont des bonus; est également proposé le clip de 'Quiet life'.

chronique

Assez rigolé, fini d’hésiter entre trop de styles, de se sentir tiraillé entre passé et présent. Avec ‘Quit life’, Japan effectue une mue assez spectaculaire en se débarrassant des restes glam collant à ses arrangements pour axer la composition sur la new wave dont on flairait déjà quelques effluves sur ‘Obscure alternatives’. On se refait le brushing, on endosse chemises strictes et costumes, on accentue le rimmel sous les yeux et on se lance plus franchement. Première constatation, le chant de David Sylvian a perdu sa touche décadente juvénile pour adopter le baryton sensuel qui deviendra sa marque de fabrique (l’influence sur des artistes tels que Simon LeBon explose aux oreilles); deuxio, la place des claviers s’est accrue et précisée, permettant à Barbieri de travailler davantage ses sonorités même s’il est encore loin du niveau exceptionnel qu’il atteindra sur l’opus suivant. ‘Quit life’ contrairement à ce que suggérerait son titre, demeure un disque rythmé, moins rond et nocturne, plus tranché dans ses sons. Impossible de ne pas mentionner la basse de Mick Karn notable mais n’occupant qu’une fonction rythmique, la guitare demeurant présente, conférant une impression mi-abrasive mi-sombre (‘Fall in love with me’, ‘Halloween’, ‘Alien’). Bien sûr, il y a ‘Despair’ mélancolique à souhait avec son piano pluvieux, sa boîte lente et étouffée dans l’arrière-plan, mais elle marque davantage une pause qu’un élément de style. Bien qu’elle soit dansante, la new wave de Japan se révèle, ce n’est guère surprenant, très exigeante et soignée tant dans ses mélodies que ses climats. Si ‘Gentlemen take polaroids’ incarne une version nocturne, ‘Quit life’ en est le versant pluvieux, plus frais, les interventions du saxophone ne dissipant pas la bruine. L’unique maladresse réside à mon sens dans la reprise du Velvet, pas entièrement mauvaise mais puant l’exercice de style tant la voix de Sylvian ne dégage pas l’émotion triste et passionnée qu’elle évoque dans les autres compositions - même la fretless paraît avoir un peu de mal à y trouver son chemin. Un changement réussi qui, s’il n’atteint pas encore la perfection, marque déjà les esprits par sa rapidité et sa maturité devenant ainsi une influence (Duran Duran s’en sont forcément servi pour peaufiner leur style). Un groupe vraiment impressionnant, trop sans doute pour avoir la une des journaux, c’est comme ça…

note       Publiée le vendredi 8 mai 2020

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