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Voivod › Phobos

cd • 13 titres • 66:30 min

  • 1Catalepsy I01:15
  • 2Rise04:55
  • 3Mercury05:40
  • 4Phobos06:57
  • 5Bacteria08:08
  • 6Temps Mort01:49
  • 7The Tower06:10
  • 8Quantum06:34
  • 9Neutrino07:43
  • 10Forlorn06:01
  • 11Catalepsy II01:07
  • 12M-Body03:37
  • 1321st Century Schizoid Man06:34 [Reprise de King Crimson]

enregistrement

Produit par Voivod et Rob Sanzo. Mixé par Rob Sanzo et James Cavalluzzo au Reaction. Enregistré à Signal to Noise (Toronto), de mars à avril 1997. Masterisé par Brett Zilahi à Metalworks.

line up

Michel Langevin (batterie, électronique, accordéon), Denis D'Amour (guitare, claviers), Eric Forrest (chant, basse)

Musiciens additionnels : James Cavalluzzo (électronique), Ivan Doroschuk (électronique)

remarques

Sorti en cd et en cassette. Réédition cd en 2005 (Blackend, Candlelight). Réédition vinyle en 2010 (Hypnotic Records).

chronique

Le peuple gronde. La société est au bord de la guerre civile. Le grand voïvod n’arrive plus à fédérer ses cybertroupes. En même temps, que de changements ! Que de virageotrons ! Un coup je te punkise les yeux, après je te proguise le ventre, ensuite hop je te popise l’hypothalamus, puis je te sublime les bras et enfin je te fear factorise le nez - qu’est-ce qu’on va faire avec un monstre pareil ? Personne ne peut s’identifier à un machin de la sorte. Ainsi, tel un troupeau de canards décapités, les fans ne savent plus où en donner de la tête, et ils enfilèrent j’imagine avec une certaine appréhension ce Phobos dans le discophage. Alors, déjà, les traditionnalistes durent saluer ce retour à l’esthétique analogico-glauque de Michel Langevin, finies les fourmis special FX qu’à côté un jeu 3D sur Game Gear c’est Futurama. Ensuite, l’introduction nous fera re-saluer bien haut « l’accord Piggyesque », cette sorte de « blweing » reconnaissable entre tous, maintes fois copié, pas égalé, puis on retrouvera cet étirement des morceaux, ces petites surprises qui me faisait me régaler mes petits Voivod au petit déjeuner avec les oeufs déshydratés et le bacon acide, me laissant enfin regoûter aux plaisirs de la schizophrénie, celle d’Away comme le disait Snake dans une interview, Away le Away, le regard transperçant les tripes du monde pour en balayer de faisceaux laser toute leur finitude... et ceci tout en gardant ce son bien rond et bourrin du Negatron, en extirpant tout le côté binaire, trop simpliste et répétitif qui me chagrine quand j’écoute la grosse fourmi beugler... ici, elle est même plus discrète, plus sobre le E-Force, laissant comme jamais dans la discographie de Voïvod un malaise puissant et assez nauséeux, très à l’image de l’illustration... Phobos, la peur, la source du mal, est pour moi le meilleur album de la courte période Forrest, parce qu’il réussit une sorte de synthèse entre le paquet de muscles assez rigide ayant déboulé dans ce groupe de cybermetalpunks, et la musique qu’ils ont construite tel une illustration de fractales, faite de volutes, d'évanescence, d'angoisse et de vertiges. La suite sera d’un goût bien plus amer... Eric Forrest, semblant déjà de plus en plus s’effacer sur cet album disparaitra du groupe après seulement deux albums et un Live, et le Snake qui avait fini sa cure de verdure reviendra dans le band accompagné du non moins revenant Jason Newsted, enregistrant un éponyme qui sera le dernier album de Piggy. Car, c’est bien le cataclysme principal qu’ait vécu le groupe qui est à venir : le décès d’un des plus grands guitaristes du métal dit extrême... un deuil qui sera long à digérer, même si le groupe continuera à tourner, mais qui mettra deux albums, (Katorz et Infini), à encaisser tout cela pour enfin redémarrer la création sous les auspices lointains d'un Denis d’Amour ayant cyberprojeté depuis les interstices de la Réalité un jeune padawan reprenant le flambeau pour, tant bien que mal faire vivre la vieille carcasse de ce bon vieux cyborg chancelant - mais ceci, c’est une autre histoire !

note       Publiée le mercredi 8 mars 2017

chronique

Styles
indus
metal extrême
thrash metal
psychédélique
Styles personnels
il est lourd, ton pote

Il existe dans le cybermonde du Voivod un club fermé de fans qui vouent un culte à cette période étrange et un peu honteuse du groupe, au point de trouver un intérêt à ressortir les albums régulièrement. En ce qui me concerne le constat est sans appel : autant Negatron des fois j'y crois, autant Phobos je n'en ai strictement rien à carrer.

note       Publiée le mercredi 8 mars 2017

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notes

Note moyenne        18 votes

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bubble › dimanche 31 mars 2019 - 14:25  message privé !

Leur meilleur depuis "The Outer Limits" ?

bubble › jeudi 9 mars 2017 - 15:50  message privé !

Je ne demande qu'à voir ! J’aime bien le dernier album de neurosis n’empêche ! le dernier live que j'ai vu à la villette sonic était bien poussif il faut le dire. J’ai bien vu neurosis une petite dizaine de fois depuis word as law/soul at zero à l'ornano (!) et le concert à Dunois pour la tournée times of grace était bien une sacré apothéose ! Le son certainement aussi fort que voivod juste avant mais un réglage de fréquence parfait (j’avais certainement les deux tympans qui devaient se toucher pile au milieu de mon crane mais le son était super bon). Les deux projo super8 etc. Bref de l'art total. Ils n'ont jamais retrouvé ce niveau de prestation scénique.

Consultant en informatique › jeudi 9 mars 2017 - 14:39  message privé !
avatar

Ahahah. Lâche ce lance-roquette, le coup est parti tout seul !

Note donnée au disque :       
born to gulo › jeudi 9 mars 2017 - 14:35  message privé !

Tu les appelles Voivoid, toi ? Moi je préfère Vovoid - entre copains... Sinon, ces décibels en trop subis ce jour-là expliquent sans doute comment tu es devenu blasé de Neurosis à partir de ce jour-là, en effet : tu n'entends strictement plus rien !

Note donnée au disque :       
bubble › jeudi 9 mars 2017 - 13:25  message privé !

idem. excellent cet album, gros retour au "son" de dimension hatross . vu aussi au club dunois avec neurosis (un des derniers très grands concerts de neurosis d'ailleurs ! ) en revanche la presta de voivod n’était pas aussi mémorable due à un son 50db au dessus de la norme mais bon trop cool de les voir ... (ah ben du coup si c’était memorable ! )