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Voivod › Killing technology

lp • 7 titres

  • Killing Side
  • 1Killing technology
  • 2Overreaction
  • 3Tornado
  • Ravenous Side
  • 4Forgotten in space
  • 5Ravenous medicine
  • 6Order of the blackguards
  • 7This is not an exercise

enregistrement

Musiclab, Berlin, 24/11/1986-14/12/1986

line up

Michel Langevin ([Away] batterie), Snake (chant), Piggy (guitare) , Blacky (basse)

remarques

chronique

Styles
metal extrême
thrash metal
progressif
Styles personnels
chants cyborgiens

L'ascension technique de Voivod aura été carrément fulgurante. De deux disques bloqués sur le décrassage de trottoir au kärcher-lance-flammes, les voilà qui de coqueluches de l'underground, se font greffer les exo-squelettes qui vont faire d'eux le band (sic) de techno-thrash le plus cool de cette planète et des autres (ils les ont découvertes depuis longtemps les autres, alors que nous trente ans après on commence tout juste). Alors normalement, devant techno-thrash, pour bien faire j'aurais aussi du rajouter cyber. Mais j'ai toujours trouvé cette appellation complètement gland (et puis on va la garder pour la période avec Forrest surtout). Du coup j'ai réfléchi à la question, et je voulais vous faire des propositions pour qualifier le Voivod d'à partir de ce Killing Technology : android-techno-thrash (trop cyborg-androgyne Placebo) ? Schizophrenic-futurist-techno-thrash (trop Emmerich à la retraite pigiste chez Holy Records ?) ? Postnuclear-techno-thrash (trop drama-queen hair metal ?) ? Technrrrööööaaarrr-thrash (celui là rendant pas mal dans ma tête, avant de le voir à l'écrit) ? En fait on va pas s'emmerder. On va simplement dire qu'à partir de Killing Technology, Voivod, plus que du techno-thrash, font surtout du Voivod, du metal qui restera, un peu à l'image de son Québec d'origine, dans le fond comme dans la forme unique en son genre. Ce qui change avant tout sur Killing Technology - et alors ça c'est formidable parce qu'encore une fois c'est des morceaux écrits alors que l'album d'avant venait juste de sortir - c'est que Voivod a pris le bagage technique qui permettra à Piggy, si ce n'est que lui, d'aller enfin tambouriner le pavé des entres autres Floyd, avec des morceaux qui enfin s'affranchissent timidement de la barre des six minutes. Véritablement composés, et avec des lyrics Sci-Fi aux petits oignons. Mais il est pas tout seul. Blacky et Away se découvrent aussi une finesse de jeu toute martienne, et une passion pour les chiffres et les breaks qui font plus appel à la formule de math qu'au riff de la mort pour être efficace. En fait, sur Killing Technology, y'a presque plus que Snake pour rappeler qu'avant le rock progressif et le metal qui demande des mains à six doigts, le hardcore punk, ça reste leur grande passion chez Voivod. Snake a toujours été l'ultime sel du groupe de toute façon, celui qui au milieu de l'orage électrique, vient nous mettre ce petit goût d'eau de mer au fond de gosier avant même qu'on ait conscience d'être resté sur le pont du tanker. Sur Killing Technology, il semble loin encore de soupçonner toute l'aura nasillarde et cloutée qui rendra fou toute une génération d'adeptes de la bronchite chronique. Il est encore un peu attaché à la purée avec des cailloux dedans, grumeleuse et piquante, et assume pas encore tout à fait son sex-symbolisme lisse et parfait d'hubot Äkta Människor. Et c'est d'ailleurs l'élément qui fait véritablement office de charnière pour ce disque glorieusement affublé du qualificatif "de transition", et qui va rappeler aux fans des premières heures le dernier rempart avant le n'importe quoi sidéral qui les fera définitivement lâcher l'affaire, et aux fans de la deuxième heure qu'en ayant usé et ré-usé les suivants jusqu'au cœurs de circuit, y'aura toujours encore un peu à gratter dans Killing Technology et les précédents.

note       Publiée le jeudi 17 avril 2014

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Dioneo Envoyez un message privé àDioneo  Dioneo est en ligne !
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Et pour continuer (après Coroner) dans le thrash millésimé mais tordu, je me ressors celui-là. Ambiance bien cyberpunk, son brut, cette voix toujours aussi particulière (que par moment je trouve proche de celle de Franz Treichler, tiens), un niveau technique déjà pas du tout dégueu sans que ça tourne à une espèce de prog des enfers machiniques comme ça fera bientôt - et je dis pas ça comme si c'était dommage, hein, ce "virage" d'après, j'aime aussi beaucoup Dimension Hätross ou Nothingface par exemple ! Du Metal Hurlant (le truc de bédés) en musique, mis à jour (pour 1987 hein), avec sa spécificité "locale" sans doute, ajoutée, le côté "enclave squattée nord américaine" - tout ça fait sonner encore le machin d'une façon bien singulière, trente-cinq ans plus tard. Datable nettement oui, mais pas ringuardisé, pour moi, en tout cas !

Message édité le 10-02-2022 à 10:08 par dioneo

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Richter Envoyez un message privé àRichter

Très très bon...juste en dessous de Dimension Hatross

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dimegoat Envoyez un message privé àdimegoat

J'adore totalement cet album, avec cette impression de traverser l'espace dans la soucoupe de Rick & Morty complètement bourré

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fallon Envoyez un message privé àfallon

Intéressant ce "revival " sur guts pour les chroniques de Voivod. Ce "killing technology" est un album très important dans leur discographie voire un acte de naissance. Après 2 albums très thrash et bordéliques, les québécois affinent leur style. Ambiance futuriste et interlope, morceaux complexes, déroutants et exigeants, la mutation est enclenchée et réussie. Le chant franchement punk de Snake accentue le côté barré de ce groupe et des tueries comme le titre éponyme, overreaction, forgotten in Space ou this is not an exercice n'ont pas pris une ride

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taliesin Envoyez un message privé àtaliesin

Aaah perso mes préférés sont "Nothingface" et "Dimension Hatröss"... Mais j'avoue avoir eu le tort de m'arrêter à "The Outer Limits" (très chouette aussi) - grave erreur à réparer presto ;-)

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