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Voivod › War and Pain

lp • 9 titres • 42:07 min

  • Iron Side
  • 1Voïvod4:16
  • 2Warriors of Ice5:04
  • 3Suck Your Bone3:30
  • 4Iron Gang4:15
  • 5War and Pain4:55
  • Blower Side
  • 6Blower2:42
  • 7Live for Violence5:11
  • 8Black City5:08
  • 9Nuclear War7:01

enregistrement

19 au 27 juin 1984, Le Terroir Studio, Laterrière

line up

Michel Langevin ([Michel "Away" Langevin] batterie), Snake (chant), Denis "Piggy" D'Amour (guitare), Jean-Yves "Blacky" Thériault (basse)

remarques

chronique

Styles
hardcore
metal extrême
thrash metal
Styles personnels
égosillements

Ma théorie moi, c'est que le Voivod, à la base c'est bien un chevalier-vampire-androïde de l'ère postnucléaire (sic), mais qu’Away l'a pas inventé, il l'a en fait reçu pour la première fois comme jouet à Noël quand il avait 8 ans. C'est vrai quoi. Faut voir à quel point War and Pain, avec un peu de distance, est touchant et attentionné comme un cadeau emballé avec un ruban sous le sapin. Il a tout d'un bon réveillon en famille, pendant lequel on se passe la cassette du groupe de trash métal du cadet (fautes prononcées telles quelles), enregistrée à la cave sur un 8 pistes entre deux étagères jonchées de tuyaux d'arrosage et de bidons d'huile moteur, parce qu'on est quand même tout fier qu'il joue avec ses copains à la kermesse de printemps prochaine, et même si on arrête la cassette bien avant la fin même du premier morceau, contraint par des petits gloussements confits et par tata qui ramène à table la dinde (les deux mains fourrées dans des mitaines à fleurs). Bon, y'en a bien pour le trouver fabuleux War and Pain, et certainement parmi nous d'ailleurs. C'est le premier album de Voivod quand même. Le groupe le plus cool du monde. D'ailleurs, toute condescendance gardée, c'est sans doute pas un hasard si à l'époque où la juxtaposition des deux mots thrash et canadien ça prêtait à peu près autant à rire qu'aujourd'hui quand on met black metal et italien côte à côte, ils ont réussi à écouler 40 000 copies de ce War and Pain en deux ans. Alors j'ai aucune idée de combien Metallica a vendu de son Kill'em All dans le même laps de temps à côté hein, mais ça me semble quand même relativement honorable, surtout qu'à l'époque sur Metal Blade, à part le Show No Mercy des racailles californiennes d'en face, je vois pas trop ce qui a pu dépasser ce chiffre (Hellhammer ?). M'enfin si vous voulez m'instruire j'ai rien contre, allez-y. Sinon niveau contenu, War and Pain, à l'image de sa pochette de Terminator mutant velu WW2039-2045, ben c'est la guerre. La guerre comme on savait la faire à l'époque évidemment (1984, merde), avec des gros riffs thrash qui auraient bien pu figurer sur un Discharge que personne n'aurait fait la différence, et ponctuée de ces savants solos heavy metal parfaitement abominables, stratégiquement disséminés au BFG, et aussi utiles niveau fraîcheur qu'une bombe lacrymo jetée dans une piscine bondée une veille de 15 août. C'est à peu prêt tout ce qui s'y passe d'ailleurs sur War and Pain, au-delà du classique "Voivod" qu'ils continueront à jouer 30 ans après. Quelques riffs plus efficaces que les autres par miracle. Snake qui braille comme un crust alcoolique séparé de son chien après une visite de sa tente par l'inspection sanitaire — en passant tous les registres, du hardcore punk au heavy tantouze, avec la foi prophétique d'un martien nouvellement castré. Mais Piggy qui, heureusement, donne déjà un peu à voir de son syncrétique savoir-faire de cyber-troubadour, et fait miroiter le Voivod d'après de quand ils seront devenus des autrement plus synaptiques boutes-en-train. Ça par contre ça fait déjà pas mal pour avoir un début d'érection, si jamais la pochette — je sais que j'en ai déjà parlé, mais franchement, matte-moi ça mec — était pas à elle seule un prétexte pour aller troquer son rein au marché noir contre le dernier modèle haut de gamme d'exo-burnes (les seules qui permettent d'éjaculer de l'infra-foutre-laser et de séduire des alpha-cyborguettes).

note       Publiée le mardi 15 avril 2014

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notes

Note moyenne        11 votes

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Murals › mardi 8 octobre 2019 - 15:33  message privé !

Perso,j'ai acheté cet album en 1985,c'était un peu compliqué à l'époque quand tu vivais en province pour choper des albums de métal...J'ai pris une bonne grosse baffe,j'aime beaucoup ce disque,je le prend avec ses qualités et ses défauts,en tous cas c'est du "sans fioritures".Je suis devenu un gros fan et l'évolution du groupe m'a enchanté par la suite.Je les ai vu en concert l'an dernier à Nantes dans une petite salle,musiciens cool,pas stars pour deux sous !

fallon › samedi 20 avril 2019 - 19:46  message privé !

Quand tu as écouté "The Outer limits" avant ce 1er album des québécois , t'as un choc. Et pourtant, c'est bien le même groupe. Et ma foi, c'est pas dégueu. Une fougue, un enthousiasme, un esprit à la Kill'em all de Metallica (sans en atteindre la qualité, soyons francs), ce "War and pain" , malgré ces imperfections et erreurs de jeunesse, est foutrement accrocheur. Le titre éponyme est fondateur, "Suck your bone" boucherie heavy punk jouissive et "Nuclear War" épique et prémonitoire du chemin qu'allait prendre Voivod sur ses prochains albums. C'est du bon

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cyberghost › samedi 2 mai 2015 - 22:48  message privé !

Itou !!!!

Note donnée au disque :       
zugal21 › jeudi 30 avril 2015 - 08:48  message privé !

J'approuve

Note donnée au disque :       
Dead26 › jeudi 30 avril 2015 - 08:47  message privé !

Mais attendez il est très bien ce premier album de Voivod avec ce son d’époque bien sale, ces riffs bien thrash juste extraordinaires et ce chant hallucinant d’écorché. En ce qui concerne les débuts du groupe fallait bien commencer un jour ou l’autre avec un style et eux l’ont fait en toute simplicité sans prise de tête et après ils ont évolué. War & Pain pour moi c’est simplement le meilleur album de leur première période que j’adore et ce visuel colle à merveille au concept, this is waaar !!

Note donnée au disque :