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Morrissey › World peace is none of your business
cd 1 • 11 titres
- 1World peace is none of your business
- 2Neal Cassidy drops dead
- 3I'm not a man
- 4Istanbul
- 5Earth is the loneliest planet
- 6Staircase at the university
- 7The bullfighter dies
- 8Smiler with a knife
- 9Kick the bride down the aisle
- 10Mountjoy
- 11Oboe concerto
cd 2 • 6 titres
- 1Scandinavia
- 2One of our own
- 3Drag the river
- 4Forgive someone
- 5Julie in the weeds
- 6Art-hounds
extraits vidéo
informations
La Fabrique, Saint-Rémy-de-Provence, France, 2014
Il s'agit ici de la version double cd.
line up
Morrissey (chant), Gustavo Manzur (piano, orgue, synthé, accordéon, trompette, guitare flamenco, didgeridoo, choeurs), Boz Boorer (guitares, saxophone, clarinette), Solomon Lee Walker (basse), Matthew Ira Walker (batterie, percussions, tubular bells)
Musiciens additionnels : Christophe Minck (harpe), Kristeen Young (choeurs)
chronique
Il est comme ça le Moz, pas un seul mauvais album en près de 27 ans de carrière solo (même s’il est évident que certains sont meilleurs que d’autres) pour nous livrer à 56 balais ce qui pourrait être son travail le plus abouti. Fidèle à lui-même et las de la situation de l’industrie du disque et de la presse musicale britannique, l’homme a ouvert son horizon musical après divers concerts notamment en Amérique du Sud aidé en cela par un lieutenant de choix, le multi-instrumentiste Gustavo Mansur, l’un des derniers arrivés de la Moz Team. Non content de savoir chanter, jouer de la guitare, du clavier, de l’accordéon, de la trompette et du didgeridoo, ce dernier a fortement contribué à assurer l’atmosphère de certaines chansons, ainsi la touche française de ‘The Bullfighter dies’ ou les éclats de cuivre. Car ce disque est riche, riche et limpide. Varié également, entre clarté aérienne, mélancolie recueillie, quelques attaques plus tranchantes. Narcissique, mégalo, capricieux, Morrissey n’a surtout jamais mis la moindre goutte d’eau dans son vin, explorant avec la même conviction les thèmes de prédilection hantant ses textes depuis le départ: la cause animale (‘The bullfighter dies’), le malheur des laissés pour compte (‘Staircase at the university’), une misanthropie emplie du besoin d’amour (‘Kiss me a lot’, ‘Earth is the loneliest planet’), sans oublier quelques piques acerbes contre le système (‘World peace is none of your business’). Niveau mélodie, notre homme est au top, les arrangements subliment son timbre de crooner comme jamais. On retiendra forcément le mid-tempo ‘Istanbul’ aux guitares tranchantes adoucies par son chant et le thème, un père à la recherche de son fils dans la cité turque qui se retrouve à devoir identifier son cadavre; un ‘Earth is the loneliest planet’ à la rythmique espagnole dynamique et pourtant d’une très grande mélancolie, sans oublier ‘Staircase at the university’ tonique dans son couplet, nettement plus triste sur le refrain, où notre Anglais s’émeut avec cette délicatesse dont lui-seul a le secret du sort d’une jeune fille acculée au suicide par les attente de réussite démentes de ses parents et de son copain. Autant la structure en est entraînante, autant les poussées de cuivre mariachi paraissent festives, autant on ne se sent nullement le coeur à rire, même si en concert voilà bien le genre de compositions qui pousse à battre des mains sans réfléchir. Et que dire de ‘Kick the bride down the aisle’ dont l’orgue évoque davantage un enterrement (une fois encore, les paroles n’ont rien de joyeux, le Moz y fustigeant les coureuses de pensions) ? Ou de l’acerbe ‘World peace is none of your business’ ? Du plus acoustique ‘Mountjoy’ ? De l’impérial ‘Neal Cassidy drops dead’ coupant dans son électricité, soudain allégé d’une mandoline tristounette ? Tous magnifiques, variés dans les sonorités, riches en textures, passionnants à écouter. Les passages de guitare flamenco sont superbes, l’apport de l’accordéon et de la trompette un plus non négligeable, le synthé allongeant une légère volonté audacieuse. Vocalement, comme mentionné précédemment, Morrissey est au top, visiblement totalement remis de ses problèmes pulmonaires (impression confirmée après l’avoir vu sur scène durant presque deux heures), mélancolique, passionné, tantôt suave tantôt acerbe…Une véritable icône dont les détracteurs dénonceront les tics alors que les aficionados se pâmeront devant cette grandiose galette disponible en édition double cd avec pas moins de six titres supplémentaires dont le bouquet complète à merveille ce très grand cru (essayez de résister au flamboyant ‘Scandinavia’, au tendu ‘One of our own’ ou au Smithien 'Art-Hounds' pour voir).
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commentaires
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- Coltranophile › Envoyez un message privé àColtranophile
La guitare acoustique suivi des vocalises sur Neal Cassidy Drops Dead ou « comment rendre son gaspacho plus vite que Paco De Lucia ne dévale son manche sur Friday Night in San Francisco ». Julio Iglesias peut crever tranquille, ses fans trouveront leur refuge chez Momo.
- Note donnée au disque :
- nowyouknow › Envoyez un message privé ànowyouknow
Celui-là est marrant mais malheureusement je crois pas qu'il y ait beaucoup d'auto dérision dans la démarche, déclarative et tout et tout, vu que le prochain, "make-up is a lie", est tout aussi sentencieux et hors sujet. Assez risible mais il paraît qu'il est très con.
Message édité le 21-01-2026 à 22:19 par nowyouknow
- zugal21 › Envoyez un message privé àzugal21

J'aime bien le titre de cet album que je ne possède pas
- cantusbestiae › Envoyez un message privé àcantusbestiae
Je suis allé voir Morrissey dimanche soir au Zénith, il a joué "The bullfighter dies" que j'avais totalement oublié, comme le reste de cet album. Pas fameux le Moz post-Years of Refusal. "I am not a dog on a chain" proposait de bonnes choses mais je pense qu'il ne faut plus espérer grand chose, et en même temps il a tellement donné par le passé qu'on ne doit pas se plaindre plus que ça.
- Note donnée au disque :
- Aladdin_Sane › Envoyez un message privé àAladdin_Sane
@Twilight : moi aussi j'aime bien ce nouveau single alors que son album de reprises m'avait laissé plutôt indifférent. Maintenant, wait and see quand même...
- Note donnée au disque :
