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Morrissey › I'm not a dog on a chain

  • 2020 • Etienne / BMG 538589411 4050538589412 • 1 CD digipack

cd • 11 titres

  • 1Jim Jim falls
  • 2Love is on its way out
  • 3Bobby, don't you think they know ?
  • 4I'm not a dog on a chain
  • 5What kind of people live in thoses houses
  • 6Knockabout world
  • 7Darling, I hug a pillow
  • 8Once I saw the river clean
  • 9The truth about Ruth
  • 10The secret of music
  • 11My hurling days are done

extraits vidéo

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line up

Morrissey (chant)

Musiciens additionnels : Matt Walker (batterie, percussions), Mando Lopez (basse), Jesse Tobias (guitare, sitar), Gustavo Manzur (guitare, piano, synthé, choeurs), Thelma Houston (voix féminine), Joe Chiccarelli (programmation, production), Roger Manning (synthé, Mellotron, orgue, harmonium), Boz Boorer (saxophone, mandoline, clarinette, cymbalum), David Ralicke (saxophone), Sean Hurley (basse), Bridget Reagan (violon)

remarques

chronique

Styles
pop
Styles personnels
pop expérimentale et nostalgique

Pourquoi dans nombre d’interviews Johny Lydon ne cesse-t-il de critiquer Londres et d’affirmer préférer les USA ? Parce que selon lui, en Angleterre, tout est petit, conformiste, les médias et la presse musicale y font la pluie et le beau temps…Il est vrai que sur le dernier aspect, il s’agit de l’un des rares pays à avoir vu certains de ses journaleux acquérir un véritable statut culte (Nick Kent, Mick Mercer, John Robb…) notamment en partie vu leur implication complète et non feinte dans la scène (Nick Kent en deviendra même un junkie notoire)…Avec des personnalités aussi fortes, pas étonnant que les clashes avec les artistes soient fréquents surtout quand il s’agit de gens comme Lydon ou Morrissey. Nos deux lascars ont une sainte horreur du politiquement correct et refusent systématiquement de se voir dicter leur conduite; plus on les provoque, plus ils en rajoutent, plus ils partent dans la controverse. Voilà belle lurette que le Moz n’est plus en odeur de sainteté dans la presse ni chez certains fans exaspérés par ses annulations de concert et certains de ses propos. Sans vouloir me faire l’avocat du Mancunien, je m’étonne quand même… Combien d’artistes ont-ils dévasté un chambre d’hôtel sous prétexte qu’on ne l’avait pas garnie avec des fleurs de la bonne couleur ? Combien d’artistes sous prétexte d’'intégrité artistique' ont lâché des concerts d’à peine une demi-heure en se plaignant sans cesse du son, de leur instrument mal accordé ou gna gna gan ? Le Moz a a annulé plusieurs de ses shows car on ne se pliait pas à ses exigences en matière de véganisme, où est le problème ? Ce n’est un secret pour personne depuis The Smiths. Quant à son prétendu racisme…C’est oublier aussi ses prises de position virulentes contre les élites notamment lors de l’incendie de la tour Grenfell (où ne logeaient certainement pas que de bons Anglais blancs pure souche vu le quartier). Bref, oui, Morrissey se contredit, oui , Morrissey déconne, oui, Morrissey a un ego surdimensionnés et la presse en profite. Lui aussi sans doute un peu, c’est un jeu vicieux. Voilà pour l’explication et le contexte du titre de ce dernier opus en date. Un skeud qui part tout azimuts, il faut l’admettre, et qui n’atténuera nullement les controverses, certains reprochant une certaine mainmise du producteur Joe Chiccarelli sur le résultat final. Les thèmes demeurent ceux chers au Moz, la cause animale (‘Love is on its Way out’), la société (‘What kind of people live in these houses ?’) mais aussi, encore et toujours la cause des réprouvés de cette société: les transsexuels (‘ The truth about Ruth’), les gays (‘Bobby don’t you think they know ?’)… La musique, elle, nous cueille à rebrousse-poil d’emblée avec la rythmique electro de ‘Jim Jim falls’ qui surprend au départ mais dans lequel le Moz nous convie comme dans un tourbillon dès le refrain. Etonnamment en effet, la grande perdante est la guitare, assez peu présente. L’interprétation impeccable du Mancunien a vite fait de nous le faire oublier, on prend même rapidement plaisir à ces drôles d’expérimentations électroniques mi-surannées mi-modernes: ’Love is on its Way out’, le magnifique ‘I saw the river clean’ puant la disco de Cerrone à plein nez, ‘Bobby don’t you think they know’ complètement hors du temps comme une forme de soul pompadour disco post punk (l’interprétation du Moz avec Thelma Houston y est géniale), ‘The secret of music’ complètement trippé pas si loin des terres de Julian Cope (y compris dans la timbre)… Car son producteur a beau avoir tenté de dépoussiérer le son, il demeure coûte que coûte cette patte nostalgique si typique et chère à notre dandy. Lequel sait s’y monter bouleversant jusqu’aux larmes notamment sur ‘The truth about Ruth’, étrange valse décalée à l’image du monde où John/Ruth tente de mener sa vie. Un morceau plus classique tel que ‘What kind of people live in those houses ?’ surprend presque mais trouve largement sa place. Difficile d’être totalement objectif sur ce disque oscillant ente le beau et le ridicule, sans doute, car je n’en suis pas certain et j’apprécie cette audace étrange le baignant. Elle ne fait que confirmer cette liberté que l’artiste réclame et prend de dire et proposer ce qui lui plaît. Il y a des faiblesses (les affreux cuivres ska de ‘Darling I Hug a pillow’, ‘My hurling days are done’ assez plat, des paroles moyennes parfois) mais ça ne change rien, la magie est encore là. 4,5/6

note       Publiée le mardi 29 juin 2021

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cantusbestiae › jeudi 1 juillet 2021 - 16:16 Envoyez un message privé àcantusbestiae

Depuis "Years of refusal", Morrissey m'avait pas mal ennuyé, il m'aura réveillé avec cet album sorti de nulle part, inspiré et rafraîchissant. Il n'y a bien que le duo avec Thelma Houston qui a fini par me lasser et que je skippe à chaque écoute. Le reste est de haute volée, j'aime particulièrement les entraînants "Jim Jim falls" et "Once I saw the river clean", l'hypnotique "The secret of music" et le hit éponyme avec le Moz en mode bulldog (qui mord mais se laisse caresser malgré tout), c'est encore comme ça que je le préfère.

Note donnée au disque :