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Morrissey › Bona Drag

cd • 14 titres • 49:38 min

  • 1Piccadilly Palare
  • 2Interesting Drug
  • 3November Spawned a Monster
  • 4Will Never Marry
  • 5Such a Little Thing Makes Such a Big Difference
  • 6The Last of the Famous International Playboys
  • 7Ouija Board, Ouija Board
  • 8Hairdresser on Fire
  • 9Everyday Is Like Sunday
  • 10He Knows I'd Love to See Him
  • 11Yes, I Am Blind
  • 12Lucky Lisp
  • 13Suedehead
  • 14Disappointed

enregistrement

De 1987 à 1990.

remarques

chronique

Styles
pop
indie rock
Styles personnels
jangle pop

A l’issue de Viva Hate, Morrissey sortit coup sur coup plusieurs singles entre 1988 et 1990. Puis l’artiste eût l’idée – plutôt que d’enregistrer un album entier – de regrouper tous ces titres sur un même format, et d’y ajouter quelques nouvelles compositions. La série de simples et faces B fût donc agrémentée de morceaux inédits… Le résultat est une excellente sélection - contenant quelques-uns des plus fameux morceaux du Moz - une compilation qui, que l’on soit fan ou non, doit s’apprécier comme un album à part entière. Passé le cap de cette pochette douloureuse (d’où vous êtes vous devez plus penser à un single d’Axel Bauer), on se retrouve face à d’excellentes pièces intimistes et fragiles, avec quelques moments plus enjoués ("Disappointed"), et deux titres retrouvés ("Everyday Is Like Sunday" et "Suedehead")… Dans la continuité du premier opus (avec un côté peu plus rock sans doute), la même approche et le même feeling - légèreté et mélancolie, cordes cristallines, un piano peut être plus présent qu’auparavant, et l’ombre des Smiths encore très présente - les chansons sont gorgées d’émotion, mention spéciale aux superbes "Hairdresser On Fire", "Will Never Marry" (si tragique), "Yes, I am Blind", "He Know I'd Love To See Him", mâtiné de country, et "Such A Little Thing Makes Such A Big Difference" (ma préférée). Mais tout de suite, à l’écoute de "November Spawned A Monster" et de la voix si gracieuse de Morrissey qui semble planer entre limbes et terre, mes doigts se crispent, j’ai envie de tout lâcher pour aller ruminer mon vague à l’âme sur le divan, me rendant compte qu’une fois encore, je vais trop en dire, exposer mes états d’âme au détriment de la chronique, d’ailleurs c’est ce que je suis en train de faire justement… Car y’a-t-il vraiment quelque chose d’autre à dire sur Bona Drag ? Non… pour une fois je saurais donc rester sobre, rangeant soigneusement mes monticules d’adjectifs réchauffés et d’emphases tape-à-l’œil dans la poche de mon veston, et vous laissant le plaisir de découvrir ce bien bel écrin par vous-mêmes.

note       Publiée le dimanche 16 décembre 2007

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cantusbestiae › mardi 29 mars 2016 - 14:32 Envoyez un message privé àcantusbestiae

Compil-album de très haute volée. La plupart des "hits" du Moz ("Suedehead" en tête que j'ai longtemps cru être un morceau des SMITHS), accompagnés de compos toutes bien senties, les paroles douces-amères sont sublimes, comme toujours même si l'émotion crève parfois le plafond ("Yes, I Am Blind", "Will Never Marry", etc), la simplicité au service de l'émotion la plus à fleur de peau. Morrissey, pour toujours.

Note donnée au disque :