Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesWWhitehouse › Mummy and Daddy

Whitehouse › Mummy and Daddy

5 titres - 45:56 min

  • 1/ Philosophy Of The Wife-Beater (5:30)
  • 2/ Worthless (1:44)
  • 3/ A Cunt Like You (5:58)
  • 4/ Daddo (12:17)
  • 5/ Private (20:13)

enregistrement

produced by william bennett, except 'private' produced by steve albini. mastered by denis blackham. artwork by trevor brown / konomi izumi. design by alan gifford. special thanks to baby's gang.

remarques

chronique

Styles
indus
noise
power electronics
Styles personnels
power electronics

Album charnière du groupe avant le très tape-à-l’oeil ‘Cruise’, il est aussi le premier qui est livré avec un collage sonore signé Peter Sotos, variante audio de ses obsessions puisque uniquement composé de brèves télévisés ou radiophoniques d’agressions pédophiles, d’interviews de victimes, de prostituées, de seins en silicone… qui virent bien évidemment à une certaine forme de complaisance malsaine qu’il faudra considérer avec des pincettes. C’est aussi un des albums les plus ardus puisqu’à part ‘A cunt like you’, rien n’est réellement accrocheur ou du moins prévisible. On arrive à une très belle forme d’extrémisme digital, depuis le glaçant ‘Philosophy of the Wife Beater’ et ses circonvolutions multiples – un vrai piège venteux qui referme l’auditeur sur une voix lointaine. ‘Worthless’ est un premier essai de déchiquetage sonore informatique – on reconnaît des sons ralentis à l’extrême, dont on n’entend plus que les échantillons numériques, tels les pixels d’une image. Le monstrueux ‘Daddo’ est la bande-son de douze minutes dans la tête d’une petite fille au fond d’une cave et peut-être un de mes titres préférés pour sa façon de proposer une hallucination totale, sonore et sexuelle. « Your coming tits/Your ass/Your cunt/What the fuck do you think its for?/You’ll never look this good again/You’ll never be younger than this...”. Et si on écoute ‘Private’ juste après, on en vient à douter de ses propres valeurs morales. ‘Mummy and Daddy’ est clairement l’album de Peter Sotos, celui où ses sujets dépassent ceux de Bennett – ce qui ne manquera pas d’irriter ce dernier – et où Whitehouse atteint une nouvelle limite dans la symbiose entre l’innommable et l’inaudible.

note       Publiée le samedi 29 décembre 2007

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "Mummy and Daddy".

notes

Note moyenne        7 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Mummy and Daddy".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Mummy and Daddy".

Cockrellus Wumbus › jeudi 8 avril 2010 - 17:27  message privé !

Excellent disque, mais j'avou que je ne laisserais pas mes enfants sans surveillance avec eux !

Note donnée au disque :       
Solvant › dimanche 15 juin 2008 - 21:21  message privé !
Le dernier disque totalement expressionniste de Whitehouse. Ultra.
Note donnée au disque :       
taliesin › dimanche 30 décembre 2007 - 22:42  message privé !
Assez bien de bonnes choses là-dedans, mais franchement, 'Private' s'écoute une seule fois et puis basta...
Note donnée au disque :       
dariev stands › dimanche 30 décembre 2007 - 00:09  message privé !
avatar
bon heirophant... t'as pas des devoirs de vacances, mon petit ?
juj › samedi 29 décembre 2007 - 22:38  message privé !
il a surtout embauché le même "artiste", et aujourd'hui pour être qualifié d'artiste on doit pouvoir dire de toi, en 2 secondes : "ah oui, celui qui fait des ..."