Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesWWhitehouse › Great White Death

Whitehouse › Great White Death

7 titres - 41:27 min

  • 1/ Great White Death (2:27)
  • 2/ Ass-Destroyer (3:14)
  • 3/ You Don't Have To Say Please (8:28)
  • 4/ Rapemaster (3:19)
  • 5/ I'm Comin' Up Your Ass (7:24)
  • 6/ We've Got The Power (2:59)
  • 7/ My Cock's On Fire (Long Version) (13:36)

enregistrement

IPS Studio, Goldhawk Road, Londres, Novembre 1984

remarques

'my cock's on fire (long version)' apparait uniquement sur la 'Special Edition' de 1997

chronique

Styles
indus
noise
power electronics
Styles personnels
power electronics

“Nous avons abandonné une certaine quantité de personnes et d’idées, notamment à cause de gens qui avaient choisi de ne pas comprendre ce que nous disions. C’est devenu une course à qui pourrait choquer le plus possible, avec SPK qui montre des vidéos de cadavres et Whitehouse que j’ai aussitôt totalement méprisé. Avoir ouvert une voie à ce type de personnes fut assez effrayant.» Voilà un des rares propos de Genesis P-orridge à propos de Whitehouse, formation détestée par beaucoup pour l’aspect ouvertement provocateur, raciste et misogyne de son fondateur William Bennett. Il faut dire que Throbbing Gristle n’a jamais caché sa volonté de réintégrer les sphères plus abordables, par l’auto-dérision et le maintien du contrôle des opérations (et ce à partir de '20 Jazz Funk Greats'), tandis que Bennett n’a jamais caché son intention de faire, à l’inverse, du TG ‘extrême’. Le propos lui aussi porte à confusion, n’ayant pas l’appui sociologique d’un cinglé comme Boyd Rice (et son social-darwinisme malsain) par exemple ; et peut vite dégénérer en provocation gratuite. C’est sans compter qu’il s’agit surtout de son et du contrôle – de la domination – de l’auditeur par celui-ci. Après une dizaine d’albums remplis de vagues stridentes, Whitehouse varie son propos avec des sons moins reconnaissables et plus variés. ‘Great White Death’ surprend avec sa voix grave, ou bien très claire sur ‘Ass Destroyer’ qui s’apparente à un viol au fond d’une usine de produits chimiques en ébulition. Des titres plus lourds et ‘motorisés’ apparaissent, plus death industriel tel le ‘You Don’t Have To Say Please’ et son duo de voix très apprécié. L’ambiance opaque et crasse se retrouvera bien plus tard chez Iron Justice ou même Brighter Death Now. Les voix, parlons-en, avec des performances monstrueuses sur ‘Rapemaster’ que l’on croirait enregistré au fond d’un asile. Contrôle de l’esprit avec l’intense ‘I’m Coming Up Your Ass’ dont le titre est répété tel un mantra tandis que s’affairent différentes fréquences et bouillonnements électroniques qui font office de prolongement phallique pour un Whitehouse au mieux de sa forme, avant d’entamer une pause de cinq ans. A noter que l’édition spéciale comprend la version complète de ‘Ma bite est en feu’ (sic) qui du haut de ses 14 minutes affiche la grande classe comme manifeste du power-electronics. Dur dans ces conditions d’innover (les groupes d’aujourd’hui tels Skm-Etr ou Slogun ne sont que des ‘revival’ du PE à la sauche Whitehouse et The Grey Wolves). Vous en voulez, de l’industriel glauque et kvlt ? Great White Death !

note       Publiée le dimanche 9 décembre 2007

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "Great White Death".

notes

Note moyenne        8 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Great White Death".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Great White Death".

Horn Abboth › samedi 4 octobre 2014 - 02:02  message privé !

Drôle, peut être... un rire jaune en tout cas

Note donnée au disque :       
dariev stands › samedi 4 octobre 2014 - 01:04  message privé !
avatar

Bon, voilà bien le dernier truc sur lequel je pensais revoir mon jugement, mais oui, c'est vrai qu'en imaginant être la future-victime-innocente dans une série z fauchée tournée dans une usine désaffectée et poursuivie par un forcené armé d'un couteau de boucher, ce disque fonctionne. Loin d'être vain et gratuit en fait, c'est à la fois insupportable et drôle selon les moments et la disposition d'esprit...

Klarinetthor › lundi 26 août 2013 - 19:55  message privé !

t'as pas forcé de remercier celui qui t'as fait découvrir

Horn Abboth › lundi 26 août 2013 - 19:52  message privé !

Violent, court, efficace

Note donnée au disque :       
ericbaisons › samedi 21 août 2010 - 02:12  message privé !

Suck...my...cock! Putain qu'est ce que j'ai pu rire en ecoutant You do'nt have to say please. Agression sonore, mais assez classieuse, ça passe bien c'est riche en vitamines (comme vous savez quoi), et en medium et basses freqences. On est loin de la barbaque que j'imaginais.

Note donnée au disque :