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KoЯn › Untouchables

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Spektr      dimanche 11 mars 2007 - 01:34

cd • 14 titres • 44:52 min

  • 1Here to stay
  • 2Make believe
  • 3Blame
  • 4Hollow life
  • 5Bottled up inside
  • 6Thoughtless
  • 7Hating
  • 8One more time
  • 9Alone I break
  • 10Embrace
  • 11Beat it upright
  • 12Wake up hate
  • 13I'm hiding
  • 14No one's there

extraits vidéo

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enregistrement

Conway studio, Hollywood, par Frank Filipetti. Mixé par Andy Wallace.

line up

Jonathan Davis (vocaux), Fieldy (basse), James Shaffer (guitare), Brian Welch (guitare), David Silviera (batterie)

remarques

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, Untouchables signifie "incorruptibles"... Le disque contient la video de Here to Stay version censurée ainsi que "Here to stay (T-ray's mix)", en ghost track

chronique

Styles
metal
neo metal
ovni inclassable
Styles personnels
heavy / nu / groove

Quelle baffe ! Je dois dire que depuis la sortie de Follow the leader, je n'attendais plus grand chose du groupe, tant au niveau de leur compositions que de leur médiatisation exagérée. Et bien là, passée la première écoute gorgée d'a prioris et de fausses idées préconçues, çà fait un bien fou. Difficile de classer cet album. Bien moins torturé, noir et complexe qu'Issues, pachydermiquement lourd, efficace et mélodique. La première chose qui frappe, c'est le chant de Jon Davis. Extrêmement travaillé, diaboliquement heavy, riche, posé, directeur et accrocheur, les progrès sont indéniables. Les morceaux, quant à eux, reviennent à un style beaucoup plus radical, oscillant entre leurs débuts et les ambiances dérangeantes du dernier album en date, tout en restant arrangés dans les moindres détails. Les structures employées par la formation, pour leur part, continuent d'évoluer. De gros riffs efficaces aux sons aigus et maladifs, désormais, c'est plus de boucles mélodiques, au feeling groovy, parsemés de breaks delaissés. L'autre point remarquable du disque, c'est la production. Il aurait tout de même été regrettable qu'au terme de six mois de studio, on ait droit à un son de vieille démo enrouée. Pas de risque, dans son style, c'est assez impressionant. Visiblement, la quintette semble avoir mis un point d'honneur à booster les basses pour obtenir un son d'une lourdeur hallucinante. C'était déjà impressionant sur Issues, mais alors là... C'est simple, les grattes semblent avoir été accordées trois octaves plus bas qu'à la normale, et Fieldy joue d'une manière si ronflante qu'on pourrait croire à plusieurs bassistes ! Leur meilleur album ?

note       Publiée le lundi 12 août 2002

chronique

Leur meilleur album. Untouchables, ou l'album du débordement. Celui où les cinq de Bakersfield - comme les appelaient les pigistes de Rock Sound - atteignent ce qu'on appelle l'acmé, en un barnum brutal-goth-pop-groove-metal assommant. Charriant des tonnes d'évocations américaines dégénérées sans jamais se dépareiller de leur halo surnaturel à eux, ici au maximum de sa radioactivité. Untouchables l'album de trop : c'est comme ça que je l'avais perçu à sa sortie, alors en dernière année de collège, marchant tête basse, en évitant les mollards froids jonchant une cour de récré bondée de créatures hostiles semblables à celles de cette pochette. Untouchables m'a illico donné cette sensation de Korn ultra-méga-chargé, informe, écœurance. Un Issues mais qui ferait de la rétention d'eau, avec un diabète de type 4X4. Rejet immédiat de baladeur CD : aux chiottes de l'oubli. Me souviens de mon pote Momo qui m'avait sorti un truc comme "pfff c'est leur meilleur album", en ronchonnant depuis sa tête de Fraggle que j'y comprenais plus rien à Korn, et qu'en gros Issues c'était déjà du passé, qu'ils étaient passés à la phase III de leur évolution. Lui qui choisira "S" l'année suivante, avait somme toute bien analysé, en bon laborantin dépassionné, les rouages de cette Korn-mobile massive, griffée Beinhorn, le carrossier bourrin qui sature les potards à tous les niveaux, pour introniser ses nouveaux mignons dans les hautes sphères de Hollywood. Guindage cache-misère ? Cette version clinquante et uniformément lourdingue d'une formule déjà bien chargée, eut raison de votre narrateur piteusement littéraire. Trop d'informations mécaniques dans ce gros son, pour sa petite tête. Toutes ces strates de voix multiples, ce delay de reverb d'écho, ces pump-riffs interchangeables de blockbuster nauséeux, cette impression de Korn supermassif qui remplit tous les interstices aussi bien des écouteurs que du format CD... "Too much !" comme disent les djeunz. "Here to stay" d'abord : ou comment Korn investit son album le plus complexe avec son riff le plus basique. Même plus besoin de composer un riff : un mono-riff suffit amplement ("Embrace" !), remember "Shoots and Laders", on se souvient des bases, hey, Korn c'est comme les Kinks, en somme ! Ce son de guitare écrabouilleur, ce tricotage de câbles de grue en guise de basse, cette sensation quasi-constante de nager le crawl dans une piscine remplie de Snickers fondu... Si Korn mérite pas ici son appellation "metal extrême", autant la virer de tous les skeuds death/sludge ! Homogène à mort. Pochette = tracklist ! Si t'essaies de virer rien qu'un titre de la salle de classe, le reste des monstres se tient prêt à fondre sur toi. En s'y confrontant de nouveau une fois adulte, Untouchables se révèle comme une énorme panse à tubes mutants. Avec "Alone I Break" comme cœur new wave - presque dépouillée, quant à elle, et touchante (alors que je la détestais à l'époque). Si John Davis radote sur sa condition éternelle d'enfant martyrisé, avec en toile de fond la tuerie du lycée Columbine qui a pour sûr réveillé ses vieilles rancœurs, le son de son groupe lui, ne fera pas de balles au prisonnier, et il emportera tout sur son passage, comme son chant qui a définitivement mis en sourdine le borborygme gogolito-cartoon pour se déployer en pur prédateur mélodique : Untouchables, sous son titre savoureusement ambigu, est l'album-alpha de Korn, celui qui demande le plus d'écoutes pour être assimilé, pour enfin se révéler comme une limpide succession de pilonnages indusfunk au gabarit de golem-cyclope ("Beat It Upright" !), survolés par cette voix d'épouvantail androgyne. L'album supra-boursouflé, à la fois en écrasement sur lui-même et en expansion perpétuelle, comme un abcès incontrôlable rempli d'émotions négatives revigorantes. Le son Korn, qui a commencé dans une bicoque rurale mal famée, puis est devenu maison hantée (Life Is Peachy) et gymnase d'université (Follow The Leader) avant de devenir un Korn Park (Issues), est devenu le son d'une cathédrale Korn, truffée de gargouilles dont les tronches diverses et variées sont celles des moutards de cauchemar ornant cette abominable pochette. Sous sa réputation de bidonville neo-metal, Untouchables est une pure fantasmagorie.

note       Publiée le mardi 14 janvier 2020

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Note moyenne        75 votes

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born to gulo › mardi 28 juillet 2020 - 10:05  message privé !

Oui, c'est pout celle-là que je parlais de Samoan, mais tu fais bien de signaler qu'il a cinq ou six bras, et tous volés à Dhalsim.

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Raven › mardi 28 juillet 2020 - 00:11  message privé !
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Ah mais non je pensais à "Waikeupète" en fait, qui est juste après, Otan pour moi... faut dire qu'arrivé à ce niveau de mijotage du skeud tout s'embrouille un peu dans la tambouille, on différencie plus trop le cassoulet des smarties.

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born to gulo › lundi 27 juillet 2020 - 22:51  message privé !

Sous PCP+GHB.

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born to gulo › lundi 27 juillet 2020 - 22:50  message privé !

Beat it upright c'est Closer to god mais joué par des gangsta rappeurs de 13 ans.

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Raven › lundi 27 juillet 2020 - 22:22  message privé !
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Ah oui "Beat it upright"; ça déboule comme le golgoth a quatre bras de Mortal Kombat (d'ailleurs ça pourrait être sur la BO du film). Et le final est un vrai grower ! (comme "Dirty").

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