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KoЯn › The Serenity of Suffering

cd | 14 titres | 40:36 min

  • 1 Insane
  • 2 Rotting In Vain
  • 3 Black Is The Soul
  • 4 The Hating
  • 5 A Different World
  • 6 Take Me
  • 7 Everything Falls Apart
  • 8 Die Yet Another Night
  • 9 When You're Not There
  • 10 Next In Line
  • 11 Please Come For Me
  • Bonus Tracks
  • 12 Baby
  • 13 Calling Me Too Soon
  • Japanese Bonus Track
  • 14 Out Of You

line up

Jonathan Davis (chant), Fieldy (basse), Munky (guitare), Head (guitare), Ray Luzier (batterie)

Musiciens additionnels : Corey Taylor (chant sur "A Different World")

chronique

Styles
neo metal
gothic metal
metal alternatif
Styles personnels
true nu (trougnou)

Un bon album par Korn, en 2016 ? Oulala, ça fait drôle dites donc... Je vais l'écouter ? J'veux dire, je vais le réécouter ? Je vais RÉ-réécouter un Korn des années 2010 ?! M'enfin ?!... "Muffin !!!" Me répond la guitare bourrative du Fieldy. "Glaçage vanille" me répond Jack Sparrow. The Serenity of Suffering est, à l'image de sa pochette de forain sous LSD, un condensé putaclassieux de toute la carrière de Korn. Un CV en forme de muffin géant truffé de nonpareille et fourré dans la gueule du loser blasé, qui a cru que les enfants du maïs resteraient enfermés dans sa jeunesse. Remember who you were. Retour de boomerang multicolore dans le présent. Le titre est explicite : le quinqua qui couine ses paroles de puceau suicidaire se sent bien dans son malheur. Sois pas vache, admire l'envol à la Balavoine ! Mélodieusement ça le fait, c'tout. Variété-metal soopa-doopa-dark ? Y a du corps dans c'te gamme vocale creepy-Britney. On a comme des p'tits flashs façon "Sia à quatre pattes dans une fosse boueuse du Hellfest", et du Terence Trent Zarbi. C'est goûteux, ça a du retour. La chouinerie lyrique sur bourrinage c'est tout un art, faut bien dire, enfin plutôt un artisanat. Les hommes de main ils déballent l'arsenal habituel, OK Mouloud, mais : avec les compositions ! Hé oui, une bonne chanson, c'est d'abord l'écriture de bonnes mélodies - et Korn ils ont fait fumer le bic quatre couleurs avant de passer au studio, à défaut d'avoir une culture kabbalistique lourde et un master en sarcasme 2.0 comme Tool (c'est gratuit, c'est cadeau). Pis t'façon rien que ce son : ÉPAIS, une fois n'est pas bitume. Tu t'en ballec de l'occulte et du second degré, quand tu fais du spleen en quad. Checke-moi le bourrinage d'entrée, "Insane", un condensé moche et maouss de mes années acné, compacté-propulsé en gnon fractal dans ma vie d'adulte. Simple, mais complexe. Sur The Serenity, plutôt que de la jouer feignasse alanguie, ces gorilles de la dépression nerveuse alignent quelques solides hits, ciselés-décorés avec soin, avec un goût de reviens-y coriace. Par ex. "Everything falls apart" : cette fluidité inhumaine des couplets, hantés et certifiés putassier bien sapé, tremplin pour un de leurs refrains les plus biatch-mosh ! Moins fan du duo avec Corey Taylor, vigoureux mais tiède, mais y a du pugnace dans les "fillers" aussi, ça se tient pas mal ! Même "Take Me" avec son refrain total chewing-gum sans sucre, a fini par me charmer. Moins vite, ceci dit, que ce "Black is the soul" à l'ambiance très Paradise Lost en talons compensés (copyright Satan Owes Us Money), pur goth-metal à la Korn, inspiré au malheureux Jonathan par sa défunte épouse. Parce que les proches des dépressifs chroniques aussi, meurent. Korn est devenu vieux même s'il voulait pas, et Korn te joue du Korn de vieux Korn, en 2016, avec la maîtrise d'un glacier aguerri dans l'excavation de boules de riffs chocolatées. Et entre nous c'est plus gouleyant que le bidule brouillon que Deftones ont sorti la même année, emballé dans son motif en zoziaux papier toilette. Même si les refrains r'n'blackberry et les successions de bourrinage acéphale auront comme d'hab' raison des conduits auditifs sensibles... Amateurs raffinés d'avant-garde, qui cherchez ici une musique faisant avancer le schmilblick ? Allez sucer vos mères. C'est pas fin oui, mais la tristesse-terreur de Korn ça m'inspire pas des citations de Woody Allen non plus... Notons enfin que les japonais ont droit à une édition avec un bonus rien qu'à eux : l'excellente "Out of you", rap-wave androgyne flamboyante. Là-bas, au pays du Soleil Levant, c'est pas la première fois qu'ils nous font le coup, à prendre un maximum de perversion : il y eut l'Empire des sens et le hentai, il y a désormais les éditions spéciales intégrales de Korn pour se finir son mal-être à la main... C'est à croire, vraiment, que le jaune attend des vices.

note       Publiée le mardi 14 janvier 2020

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born to gulo › mardi 14 janvier 2020 - 21:09  message privé !

OUI.

Note donnée au disque :