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Public Image Limited › Death disco

  • 1979 • Virgin VS 274 12 • 1 LP 33 tours

vynil 33t • 2 titres • 11 :07 min

  • 1Half Mix [Death Disco (12" Mix)]04:16
  • 2Megga Mix [Fodderstompf]06:51

enregistrement

Produit par 'Public Image Ltd' - ingés-son : Nick Cook & Hugh Padgham - Enregistré au Manor, Oxfordshire

line up

Richard Dudanski (batterie sur la face B), David Humphrey (batterie), Keith Levene (guitare), John Lydon (voix), Jah Wobble (basse)

remarques

Pochette par John Lydon - existe aussi en 45t, avec "and no birds do sing" en face b.

chronique

Styles
dub
electro
ovni inclassable
post punk
Styles personnels
disco de mort

Public Image prenait ici du poil de la Bête. La Bête avec un grand B. Death Disco est un monstre, une abomination de l’ère nucléaire qui n’aurai jamais du voir le jour. Des musiciens punk qui apprennent à jouer et qui deviennent assez bons pour jouer du disco, genre qui exige une certaine aisance technique… Un hooligan édenté qui se met à la basse et s’avère – sans explication rationnelle – un tisseur de lignes dub épaisses comme les murs de briques de Sheffield. Et un gratteux maladif qui torture la mélodie du "Lac des cygnes" de Tchaikovsky pendant que John Lydon dégueule littéralement son désespoir. Toute la chanson est une lamentation sur le lit de mort de la mère de Lydon, dont il décrit ici l’agonie avec une colère écorchée vive… Contre qui ? Contre Dieu, contre la vie, contre la mort ? “Words can never say the way, seeeee it in your eeeeeeeeeeeeeeeeyes” ... Le malaise est d’autant plus fort qu’il s’agit quand même d’une parodie de maxi disco, format qui supplantait le 33 tours en popularité pour beaucoup à l’époque. Le disco de la mort, qu’ils appelaient ça. Dès l’intro, la ligne de basse nous attrape aux mollets pour ne plus nous lâcher… Beaucoup de musiques copulent ici dans l’aigreur, pendant que le monde politique opère son virage à droite définitif. C’est l’apothéose du groupe, Lydon irradiant de morgue et de classe dans son 3 pièces écossais sur la vidéo promo du titre, et la plupart du public à l’époque se consternant de plus en plus devant ce rejet absolu du punk binaire des origines. Fodderstompf megga mix (rien que les titres se foutent allègrement de la gueule du disco), semble être l’extension logique de Death Disco, alors qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’une version instrumentale et métronomique de Fodderstompf, cette grosse farce improvisée pour remplir la face B de First Issue. Au final, le groupe ne fait ici que recycler des titres du premier et du 2eme album (Death Disco renommé Swan Lake, très malin). Ironie ultime de l’histoire, le groupe se rendra compte que le format maxi tant raillé propose un son bien meilleur que les 33 tours normaux, très utile pour retranscrire la profondeur des lignes de basses bombastiques de Jah Wobble. Résultat, il prendra la résolution de ne plus sortir sa musique que sous ce format… Une résolution qui tiendra le temps d’un 2ème album prétendument époustouflant, avant que Wobble ne quitte le navire justement, laissant les fans endeuillés par cette perte tragique pour le son PiL. A suivre dans ces pages.

note       Publiée le mardi 17 mars 2009

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ericbaisons › lundi 14 février 2011 - 14:21  message privé !

la facette de PIL qui me parle le plus. Le cygne est plumé, outragé, son cou est ta frette et son cul groove pendant ce temps evidemment

Note donnée au disque :