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Public Image Limited › 'Metal box'

  • 1979 - Virgin, METAL 1 (3 vinyle)

cd | 10 titres | 60:29 min

  • Metal 1
  • 1 Albatross 10:32
  • 2 Memories 5:05
  • 3 Swan Lake 4:19
  • Metal 2
  • 4 Poptones 7:45
  • 5 Careering 4:32
  • 6 No Birds 4:43
  • 7 Graveyard 3:07
  • Metal 3
  • 8 The Suit 3:29
  • 9 Bad Baby 4:30
  • 10 Socialist/Chant/Radio 4 12:31

enregistrement

produit par Public Image - Enregistré de mars à octobre 1979 au Manor Studio (Shipton-on-Cherwell), Townhouse Studios, Advision Studios, Gooseberry Sound Studios, Rollerball Rehearsal Studios, Londres

line up

Martin Atkins (batterie), Richard Dudanski (batterie), David Humphrey (batterie), Keith Levene (Veleno Original Aluminium guitar, Travis Bean TB-3000 wedge guitar, synthétiseur Oberheim polyphonic et Prophet 5, batterie), John Lydon (chant, paroles), Jah Wobble (basse Ampeg Horizontal, Fender Precision et Gibson Thunderbird, batterie)

Musiciens additionnels : Dave Crowe, Jeannette Lee (communication, etc....)

chronique

Styles
dub
punk
no wave
post punk
Styles personnels
dub / no-wave / disco

C’est vrai, Metal Box est un disque charnière en bien des points : il marque à la fois l’avènement du rock comme musique "dansante", envahissant ainsi les dancefloors jusqu’ici soumis au dieu disco, ainsi que son accession à une radicalité peu commune en 79, où le cadavre du punk est enseveli sous un rouleau compresseur de fréquences basses. La volonté du groupe de le faire paraître sous la forme de 3 maxis 33tours (dans une boîte imitant celles où l’on range les bobines de film) dénote leur envie d’en mettre plein la gueule avec un son mastoc. Beaucoup y virent le successeur des expérimentations du krautrock sorties par Virgin dans les années 70, surtout de Faust, vu la pochette hors-norme et le côté abscons. L’album, rappelons-le est dès sa sortie une claque pour tout le monde : l’underground y voit un grand disque inhumain, et les rock critiques conventionnels une atroce bouse, provocation de plus d’un John Lydon qu’ils se sont jurés de descendre. Il faut dire que dans le genre déclaration de guerre, Public Image se pose là (Jah Wobble est connu pour son bagoût face aux journaleux… à grand coup de chaîne de vélo comme dirait Renaud). Lydon lui-même, fier de repousser les limites du tolérable sur une major, attise et joue de cette haine, faisant lui-même la voix de la pub radiophonique du disque : "The Metal Box : 12 tracks of utter rubbish by Public image ltd". Sans lui donner raison, il y au moins autant de remplissage ici que dans le précédent LP ! Et pourtant, Metal Box a bien été peaufiné, lui. Jusqu’à Poptones, ça tient encore pas mal : Albatross est un monstre névrotique et interminable, Swan Lake est la tuerie que l’on sait, parue en single sous le nom de Death Disco, et puis il y a ce Poptones, où Lydon renoue avec la glauquerie de Annalisa, en déterrant un autre fait divers de fille molestée. Ici, la victime entend les ‘Poptones’ crachée par l’autoradio de son ravisseur, à poil dans le coffre de sa bagnole, malmenée par les nids de poules de la route. La suite est beaucoup moins convaincante (comprendre en langage langue de bois du journaleux-honni : je me fais chier, docteur, est-ce grave ?). Graveyard vaut surtout par sa guitare déchiquetée, archi-dissonante, Bad Baby ressemble à du ESG en mode régime sec, d’une raideur post-punk anglaise qui confine à la caricature, Socialist est encore le truc le plus intéressant du lot, à rapprocher du synthpunk de la scène de L.A. de la même époque. Chant est insupportable, et c’est sûrement voulu, de même que Radio 4 est de toute évidence une sorte de blague. Alors bien sûr, les premières écoutes sont impressionnantes, l’ambiance est délétère, sournoise, moite à en crever. Et puis surtout, il y a la découverte de cette basse, principal intérêt du disque. Jah Wobble a ici une place royale pour aligner ses énormes lignes dub, tel un cimetière de pneus, obtenues grace à un instrument en acier brut. Rajoutez-y la guitare ‘Travis Bean’ au manche en aluminium de Keith Levene, et vous obtenez un son jamais entendu à l’époque, le "son PiL", moult fois copié. Ce "line-up classique" de PiL, qui ne durera pas, aura donc une influence gigantesque sur tout le post-punk mondial à venir, de la no-wave au noise rock. Lee Ranaldo, Steve Albini, Duane Denison (Jesus Lizard), Stephen O’Malley… Tous se mettront à la ‘Travis Bean’ suite à ce disque. En bref, Metal Box est la preuve qu’on peut bel et bien être un jalon du rock, avoir renversé les conventions avec une musique sans précédent, et néanmoins être vide et chiant sur les 2 tiers du disque.

note       Publiée le lundi 12 septembre 2011

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Twilight › samedi 31 décembre 2016 - 11:52  message privé !
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250 ? Ouch...

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Klarinetthor › samedi 31 décembre 2016 - 11:16  message privé !

la plastic box est son compagnon le plus indispensable.

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SEN › samedi 31 décembre 2016 - 11:13  message privé !

250 € la version vinyle ça m'a convaincu de m'en passer tout fan que je suis ! par dépit je vais peut être me laisser tenter par les versions CD nettement plus abordable ! je n'ai écouté que la Metal Box mais y'a pleins de morceaux et de version sympa, difficile de résister !

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Twilight › vendredi 30 décembre 2016 - 22:20  message privé !
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J'ai pas pu m'en empêcher, je suis trop fan, j'ai acheté les deux version cd (j'ai quand même pas les moyens pour les versions vinyles, faut pas déconner)..Très beaux objets format coffret A5 avec plusieurs cds et un artwork travaillé, surtout sur la metal box...

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SEN › vendredi 30 décembre 2016 - 21:35  message privé !

Y'a des trucs sympa sur les 4 disques du Remastered, par contre le prix est totalement prohibitif, tu déconnes John !

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