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Public Image Limited › Public Image 7

  • 1978 • Virgin VS 228 • 1 LP 33 tours

2 titres - 5:15 min

  • A/ Public Image (2:58)
  • B/ The Cowboy Song (2:17)
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enregistrement

Enregistré en deux jours aux Advision Studios à Londres par John Leckie et aux Wessex Studios par Bill Price.

line up

Keith Levene (guitares), John Lydon (voix), Jim Walker (batterie), Jah Wobble (basse)

remarques

Il s’agit d’un vinyle 7 pouces, enveloppé dans du papier journal, que les imprimeurs refusaient d’imprimer pour cause d’”obscenité” ! Virgin refusa également de presser le single, croyant que la face B était une erreur de son.

chronique

Styles
punk

« Vous n’avez jamais eu l’impression de vous être fait rouler ? ». Ces amères paroles ne sont autres que l’épitaphe du premier boys band de la terre (et dernier groupe de rock’n’roll si l’on en croit l’intéressé, qui voulait visiblement changer de planète), puisque ce sont les derniers mots que Johnny Rotten prononça au public lors du dernier concert des Sex Pistols (à San Francisco), qui n’allaient plus jamais jouer ensemble avant les mercantiles reformations des années 00. En fait, ce sont les derniers mots prononcés par Johnny Rotten tout court, puisque l’homme allait devoir remiser son sobriquet au placard lors de ses aventures suivantes, le terme « Johnny Rotten » se révélant être une marque déposée appartenant au manager-entubeur fou Malcolm McLaren, vous savez, l’escroc visionnaire qui avait monté les personnages Sex Pistols comme on fabrique des héros de comics. La suite donc, se trouve dans les paroles de ce premier single éponyme de PiL (affectionneusement surnommé par le batteur « Un morceau décent pour le prix de deux ») : « You never listened to a word that I said / You only saw me for the clothes I wear”. Un morceau en forme de règlement de comptes, à la frontalité encore toute pistolienne, avant de larguer les amarres pour de bon vers l’inconnu. Car Public Image, même pour les très fertiles années post-punk, reste un des groupes les plus déjantés à être signé sur une major. La faute à Richard Branson, le richissime patron de Virgin, qui embarqua Lydon dans ses bagages pour une virée de 3 semaines en Jamaïque destinée à pêcher les futurs Bob Marley ! Si ce voyage n’est à première vue qu’un vaste coup de filet marketing, Branson en profitant pour faire venir le groupe Devo en jet privé pour tenter de leur imposer Lydon comme chanteur (!!), la troupe, filmée par Don Letts – qui toastera un temps sur « Religion », signera tout de même Big Youth à cette occasion, et permettra à Lydon de découvrir le monde enfumé du dub. Après une session ratée chez Lee Perry (si quelqu’un a des traces…), ce dernier retourne dans la pollution de son Angleterre haïe avec des lignes de basse caoutchouteuses plein la tête. N’ayant pas eu vent de l’affaire Devo, il est pressenti pour jouer le rôle principal dans Quadrophenia, puis pour monter un groupe reggae. Rien de cela n’arrivera. Il n’a plus de nom mais désormais, il est libre. Un bref coup de fil à son pote hooligan Jah Wobble, irlandais connu pour son maniement du nunchak… pardon, de la chaîne de vélo ; et un autre à Keith Levene, premier guitariste des Clash (d’autres défricheurs de sons jamaïcains), et le noyau dur de PiL était formé. Il ne manquait plus que le batteur Jim Walker, que Lyndon recrutera après moult auditions passées grace à une annonce anonyme. Parmi une lampée de Heavy Metalleux en jeans moule bite, Lydon choisira cet étudiant fraîchement arrivé du Canada pour son jeu proche du batteur de Can… Précisions : Jah Wobble ne sait pas plus jouer de la basse que Sid Vicious, mais pour une raison ou une autre, il sort instantanément des lignes plombées dignes d’une production King Tubby… Bref, un groupe de glandeurs finis, fauchés qui plus est, qui va semer fracas et désolation durant toute la durée de son deal avec Virgin. Ils trouvent quand même le temps d’enregistrer ce premier 45t dans un vrai studio, sous la houlette d’un John Leckie qui commence ici une longue carrière… Ce ne sera pas le cas de l’album. N’ayant réussi à écrire qu’une chanson, le groupe remplit la face B en improvisant sur le générique de Bonanza dans un chaos sonore digne des Stooges de L.A. Blues, le tout en racontant des aneries sur Richard Branson… Ce sera également le cas de l’album. Histoire de pousser un peu le bouchon, c’est un pastiche de tabloïd qui fait office de pochette, ce qui donnera des idées aux Guns, 10 ans plus tard. Si musicalement, la farce n’est jamais loin, on touche ici à la fine fleur de la punk attitude anglaise. Consternant mais drôle. Ne jamais être le premier sans le second, n’est ce pas, Axl ?

note       Publiée le mardi 25 septembre 2007

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torquemada › lundi 5 avril 2010 - 11:16 Envoyez un message privé àtorquemada

Un single parfait couplé à un fabuleux torrent de bruit : le mariage parfait.

Note donnée au disque :